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SSD ou Compact Flash ? Duel à 16 Go

1 : SSD contre Compact Flash 2 : Petit retour sur la technologie SSD 3 : Premier concurrent : quatre Compact Flash en RAID 5 : Un match au sommet : les performances théoriques 6 : Le temps d'accès 7 : Les performances en pratique 8 : La consommation et le bruit 9 : Conclusion

Deuxième concurrent : un SSD de 16 Go

Le deuxième concurrent est un SSD Transcend de 16 Go. Pourquoi un 16 Go alors que le 32 Go est moins onéreux ? Pour la vitesse et parce que le modèle 32 Go utilise de la mémoire MLC alors que le 16 Go utilise de la SLC bien plus efficace.

Image 1 : SSD ou Compact Flash ? Duel à 16 Go

MLC contre SLC

La mémoire flash existe sous deux formes : la MLC (Multi Layer Cell) et la SLC (Single Layer Cell). La première stocke plusieurs bits dans une seule cellule (typiquement deux, bientôt trois ou quatre), la seconde un seul bit. L’avantage de la MLC, c’est évidemment le prix : on stocke deux fois plus de données dans le même volume physique (ou la même quantité de données dans un volume plus faible). Par contre, la MLC est généralement nettement plus lente en écriture que la SLC, ce qui est un gros point faible. De plus, la durée de vie est moins élevée avec la mémoire MLC, un point très gênant pour une utilisation dans un PC.

Image 2 : SSD ou Compact Flash ? Duel à 16 Go

Un côté pratique que les Compact Flash n’ont pas

Premier point, c’est plus compact que notre montage à base de Compact Flash. Le SSD est au format 2,5 pouces et rentre dans n’importe quel PC portable qui utilise une interface PATA. Pourquoi ne pas avoir testé le modèle SATA ? Parce que le SSD en lui-même est identique et que nous voulions obtenir les meilleures performances : le modèle SATA, plus onéreux, utilise un adaptateur PATA vers SATA en interne, il n’est pas nativement SATA.

Image 3 : SSD ou Compact Flash ? Duel à 16 GoImage 4 : SSD ou Compact Flash ? Duel à 16 Go

À l’intérieur du SSD

Une fois le SSD ouvert, surprise : on retrouve un contrôleur Silicon Motion SM223. Les lecteurs qui suivent viennent de se rendre compte qu’il s’agit du même contrôleur que celui que nous avions découvert dans les Compact Flash. Une preuve de plus de la très grande parenté entre les Compact Flash et certains SSD. Toujours gravé en 180 nm, il supporte bien évidemment la norme Compact Flash 4.0 (qui fait partie de la norme IDE). On peut considérer que ce SSD est simplement une grosse Compact Flash. On retrouve aussi huit puces de mémoire flash Samsung, avec chacune 16 gigabits de capacité (2 Go). Le PCB peut recevoir huit puces supplémentaires, ce qui porte la capacité totale à 32 Go. Notons que, comme nous allons le voir plus loin, les puces de 2 Go sont en fait composées de deux puces de 1 Go empilées.

La vitesse

Transcend annonce une vitesse de lecture de 30908 Ko/s et 26310 Ko/s en écriture. Oui, c’est précis, et oui c’est bizarre, mais les mesures viennent des datasheets. Comprenne qui pourra. Ces valeurs sont assez moyennes pour un SSD récent, c’est évident.

Au final, ce SSD est très proche de nos Compact Flash : même contrôleur, même type de puce, interface identique (le PATA). Il est simplement moins encombrant et plus facile à intégrer dans un PC (surtout dans un PC portable).

Sommaire :

  1. SSD contre Compact Flash
  2. Petit retour sur la technologie SSD
  3. Premier concurrent : quatre Compact Flash en RAID
  4. Deuxième concurrent : un SSD de 16 Go
  5. Un match au sommet : les performances théoriques
  6. Le temps d'accès
  7. Les performances en pratique
  8. La consommation et le bruit
  9. Conclusion