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Street Fighter 5 : un lancement dans la douleur

Image 1 : Street Fighter 5 : un lancement dans la douleurCe que l’on redoutait est finalement arrivé. Le lancement de Street Fighter 5 a été entaché par des soucis d’ordre technique qui ont gâché l’expérience en ligne alors que le jeu développé par Capcom a connu plusieurs phases bêta difficiles (cf. « La bêta de Street Fighter V fut un désastre et Capcom s’excuse »). L’engouement autour du titre, pourtant prévisible, a rapidement eu raison des serveurs du jeu si bien qu’il devenait très difficile de jouer en ligne dès le 16 février sur PC et PS4, jour du lancement.

Le jeu déjà K-O

Ces soucis pourtant anticipables sont d’autant plus caractérisés étant donné que le jeu a une vocation en ligne affirmée. Les tests déplorent à ce sujet un mode histoire d’une pauvreté affligeante ainsi qu’un roster de départ famélique. En réalité, tout est fait pour inciter à jouer en ligne, ce qui n’est pas en soi répréhensible tant que les serveurs tiennent la route. Cette situation qui devrait cependant être vite résolue est au centre des attentions de Capcom puisque Yoshinori Ono en personne (le producteur du jeu), a personnellement diffusé un message d’excuses sur Twitter où il explique notamment que des améliorations au réseau doivent être apportées.

Derrière cet état de fait qui handicape les premiers joueurs (donc les plus gros fans), se cache un modèle économique qui ne devrait pas faire l’unanimité auprès des observateurs. Le maigre contenu de départ signifie que de nombreuses mises à jour incitant à passer à la caisse vont être proposées sur le long terme. Cela permettra de garder un certain intérêt autour du titre, mais Capcom devra être vigilant dans le maniement de la carotte et du bâton. On se rappelle que les multiples versions de Street Fighter 4 avaient eu don d’échauder les joueurs, et ce en dépit de ses indéniables qualités intrinsèques, ce qui est aussi le cas, heureusement, de Street Fighter 5.