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Syntec : vers plus de délocalisation en France

Cette étude risque de rendre les employés de l’informatique assez amers. Le syndicat professionnel du secteur informatique, le Syntec, présente une étude qui montre que d'ici à 2009 le poids de l'externalisation sur le marché français des services informatiques va passer de 2 à 5 %. Et pourquoi ? Parce que dans le secteur informatique en France, les délocalisations devraient continuer. L’attrait des marchés de l’emploi à faible coût de la main d’œuvre se fait de plus en plus pressant, et les entreprises installées en France songent très fort à l’Inde et à l’Europe de l’Est. Cette tendance n’est pas nouvelle. Depuis 2004, l'externalisation est passée de 1,6% à 2,5 % aujourd'hui. Ceci ne concerne que 2% du chiffre d'affaires du secteur informatique national, mais en valeur absolue, 3.000 à 5.000 emplois sont dans la balance.

La France, une exception ?

Autre information qui confirme la tendance, la France est pour l’instant une exception le secteur de l’externalisation, puisque aux Etats-Unis par exemple, il représente 10% du secteur informatique. D’où un rattrapage à prévoir dans les années qui viennent afin de remettre à un niveau compétitif l’économie nationale.

Mais le Syntec se montre pondéré dans son analyse. "Cette progression s'inscrit dans un contexte de croissance du secteur en France". Et comme chacun sait, la croissance doit créer de la richesse, et donc de l’emploi. Encore faut il que la formation professionnelle suive afin de permettre aux employés de progresser pour être toujours plus compétitifs que ceux des pays attirants les délocalisations.

Des bonnes nouvelles ?

Par ailleurs, à mettre dans la catégorie des bonnes nouvelles, le Syntec annonce que les centres de services de proximité connaissent une véritable expansion. Ce type d’activité est par nature beaucoup moins facilement touché par les délocalisations. Enfin, la tendance à la délocalisation est le fait des grands groupes, alors que les groupes moyens se dirigent vers des accords de partenariat, diminuant l’impact de l’offshore sur les emplois nationaux.