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Test : Alphacool Eiswolf GPX-Pro, watercooling d’élite pour GTX 1080 et 1070

1 : Présentation, accessoires et brevets 2 : Montage et protocole de test
 4 : Nuisances sonores et conclusion

Températures et analyse infrarouge

Relevés de températures via la diode GPU

Nous mesurons tout d’abord l’évolution de la température du GPU lors de trois tests d’une heure chacun. Dans un premier temps, on fait tourner Metro Last Light en 4K pendant une heure, puis le même jeu, mais avec un overclocking à 2,1 GHz. Notre exemplaire n’était pas capable de faire mieux, malgré une limite de consommation relevée et une courbe d’évolution de la tension optimisée. Pour conclure, nous faisons tourner Furmark pendant une heure.

Image 1 : Test : Alphacool Eiswolf GPX-Pro, watercooling d'élite pour GTX 1080 et 1070

Le graphique nous indique que les températures au sein du GPU après une heure de test restent en dessous de 45°C. Un très bon résultat que l’on comparera tout à l’heure avec ceux de la MSI GeForce GTX 1080 Sea Hawk. Pour l’instant, nous voulons étudier quels composants ont tendance à chauffer, et dans quelle mesure.

Mesures infrarouges avec la caméra thermique

Comme la plaque arrière recouvre la platine, on voit mal comment une mesure serait possible. Notre test n’aurait cependant pas de sens si nous nous bornions à des mesures externes et des extrapolations hasardeuses sur les températures internes. Nous nous sommes donc résolus, le cœur gros, à sortir la perceuse. Comme nous connaissons la distance requise entre la caméra thermique et la carte, nous avons pu en déduire le diamètre minimum nécessaire pour prendre nos mesures tout en réduisant le plus possible l’influence de ceux-ci sur le refroidissement.

Image 2 : Test : Alphacool Eiswolf GPX-Pro, watercooling d'élite pour GTX 1080 et 1070

Deux trous de 5 mm de diamètre sont ici suffisants, l’un placé sur un point chaud juste à côté des convertisseurs de tension, et un autre juste à côté du module mémoire le plus chaud. Pour faciliter nos mesures, nous avons appliqué une laque de mesure sur les points concernés. Comme on va le voir, les températures du bloc de refroidissement et de la plaque arrière diffèrent grandement de nos mesures, ce qui nous confirme dans la nécessité de percer.

Nous mesurons aussi la température du liquide avant et après la pompe, la température de la plaque de refroidissement, de la pompe et du dessus de la carte. Nous avons aussi placé un capteur à l’intérieur même du tuyau et relevé une température au repos de 23,6°C quand la température ambiante était de 22°C. Le GPU indique pour sa part une température de 25 à 26°C au repos, ce qui constitue une différence tout à fait acceptable de 2°C entre l’eau et la puce.

Image 3 : Test : Alphacool Eiswolf GPX-Pro, watercooling d'élite pour GTX 1080 et 1070

Températures en jeu

Tandis que la température GPU monte à seulement 44°C, on relève 73°C au niveau des convertisseurs de tension et 70°C pour le module mémoire le plus chaud. La température maximale relevée sur la plaque arrière s’élève à 60°C, quand la température sous le GPU descend à 54°C. Cela veut donc dire que c’est le GPU qui refroidit la plaque et pas l’inverse !

Image 4 : Test : Alphacool Eiswolf GPX-Pro, watercooling d'élite pour GTX 1080 et 1070

Après une heure de test, la température de l’eau est de 34°C à l’entrée du bloc de refroidissement et 37°C à sa sortie ; ce sont d’excellents résultats. La plaque avant de dissipation se décharge également vers le bloc de refroidissement, puisque sa température n’excède pas 50°C. Aussi bons que soient ces résultats, ils sont en dessous de ce qu’une plaque entièrement refroidie à eau serait en mesure de donner, particulièrement au niveau des convertisseurs de tension.
Image 5 : Test : Alphacool Eiswolf GPX-Pro, watercooling d'élite pour GTX 1080 et 1070

On aurait pu ajouter un caloduc pour transporter encore plus de chaleur vers la partie refroidie par eau. Ici, au moins 50% de la dissipation thermique des modules mémoires et des convertisseurs de tension est assurée par air, et réchauffe donc le boîtier.

La consommation totale de ces composants s’élève grosso modo à 50-60 Watts, on peut donc estimer que 30 Watts de chaleur sont dégagés au sein du boitier. Ce n’est pas dramatique, mais dans le cas d’une solution SLI, cela représenterait tout de même 60 Watts à évacuer.

Overclocking GPU à 2,1 GHz

Notre overclocking confirme l’excellente performance du refroidissement. La température des convertisseurs de tension monte de seulement deux degrés par rapport à notre mesure sans overclocking et l’eau est à peine plus chaude. Cela nous indique que le système de refroidissement est ici surdimensionné par rapport au dégagement de chaleur de la carte. Il pourrait encaisser un dégagement de chaleur nettement plus important.

Image 6 : Test : Alphacool Eiswolf GPX-Pro, watercooling d'élite pour GTX 1080 et 1070Image 7 : Test : Alphacool Eiswolf GPX-Pro, watercooling d'élite pour GTX 1080 et 1070

Torture avec Furmark

Ce test sollicite traditionnellement plus les convertisseurs de tension. Comme le GPU est ralenti par la limite de consommation, l’eau est même légèrement moins chaude. La plaque de refroidissement en contact avec les convertisseurs de tension est, elle, plus chaude, ce qui dégage plus d’air chaud dans le boitier. Les résultats mesurés sont encore tout à fait acceptables puisque même après deux heures de test, les températures restent constantes.

Image 8 : Test : Alphacool Eiswolf GPX-Pro, watercooling d'élite pour GTX 1080 et 1070Image 9 : Test : Alphacool Eiswolf GPX-Pro, watercooling d'élite pour GTX 1080 et 1070

Comparatif de température

Comme nous avons réalisé ces mesures sur la carte graphique MSI GTX 1080 Sea Hawk, une comparaison s’impose avec le système de refroidissement d’origine de la carte (watercooling Corsair avec ventilateur radial sur la carte). Le système Eiswolf s’impose sur tous les plans, et pas seulement grâce à son radiateur plus important. La différence de température au niveau du GPU monte à 7°C, ce qui, dans la galaxie des overclockers, représente pas mal d’années-lumière d’avance.

Image 10 : Test : Alphacool Eiswolf GPX-Pro, watercooling d'élite pour GTX 1080 et 1070

Au niveau des convertisseurs de tension, on atteint même une différence de 12°C, due principalement au très mauvais refroidissement de la solution Corsair, qui souffle à pleins poumons sur une surface lisse dépourvue d’ailettes de dissipation qui n’offre donc pas suffisamment de surface de contact.

Image 11 : Test : Alphacool Eiswolf GPX-Pro, watercooling d'élite pour GTX 1080 et 1070

Résultats similaires au niveau de la mémoire avec 7°C entre les deux systèmes, qui placent la solution Eiswolf clairement en tête.

Image 12 : Test : Alphacool Eiswolf GPX-Pro, watercooling d'élite pour GTX 1080 et 1070

Température de l’eau

Comparons pour finir la température de l’eau. Avec jusqu’à 16°C de différence, la faiblesse du système Corsair se révèle dans toute son ampleur : il n’a y pas assez d’eau et trop d’air dans la boucle fermée. Rappelons aussi que le radiateur de la Sea Hawk ne refroidit même pas les autres composants.

Image 13 : Test : Alphacool Eiswolf GPX-Pro, watercooling d'élite pour GTX 1080 et 1070

On voit donc une fois de plus qu’il ne suffit pas de refroidir le GPU pour obtenir une carte bien refroidie. Eiswolf n’est pas exempt de reproches puisque lui non plus ne refroidit pas les convertisseurs de tension par eau ; la chaleur doit donc tout d’abord transiter lentement vers le bloc à eau via la plaque de refroidissement. Installer un caloduc permettrait d’accélérer ce transfert et diminuer les températures. Certes, c’est une solution non conventionnelle, mais messieurs les constructeurs, parfois il faut laisser ses grands principes de côté et penser pragmatique !

Image 15 : Test : Alphacool Eiswolf GPX-Pro, watercooling d'élite pour GTX 1080 et 1070

Alphacool Eiswolf 120 GPX Pro

151€ > AquaTuning

Sommaire :

  1. Présentation, accessoires et brevets
  2. Montage et protocole de test

  3. Températures et analyse infrarouge
  4. Nuisances sonores et conclusion