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Test : AMD Ryzen Threadripper 1950X, une histoire de coeur

1 : Threadripper fait son entrée 2 : Un processeur, deux dies, quatre configurations 3 : Socket TR4 et chipset X399 4 : Tests : VRMark, 3DMark et Ashes of the Singularity 5 : Civilization VI, Battlefield 1 & Dawn of War III 6 : Grand Theft Auto V, Hitman, Shadow of Mordor 7 : Project CARS et Far Cry Primal 8 : Rise of the Tomb Raider et The Witcher 3: Wild Hunt 9 : Tests : Adobe Creative Cloud, Encodage vidéo, Compression 11 : Tests : station de travail, rendu photoréaliste 12 : Calculs scientifiques et High Performance Computing 13 : Overclocking, et stabilité 14 : Consommation 15 : Conclusion

Tests : Station de travail 2D et 3D

Performances 2D

Pour mieux comprendre les résultats qui suivent, nous commençons avec notre bon vieux benchmark GDI/GDI+ qui teste deux méthodes de rendu des objets en deux dimensions : une traditionnelle utilisée par les applications anciennes et l’impression sur papier et une plus récente qui est principalement utilisée pour le rendu des GUI actuelles. Ce test permet d’évaluer le débit en écriture sur un périphérique ou bien la performance mémoire dans un immense DIB.

Benchmarks synthétiques 2D Tom’s Hardware

Observons tout d’abord l’écriture directe sur un périphérique. Le pilote graphique utilise le CPU de manière soutenue, mais sur peu de threads. En effet, depuis l’introduction de l’architecture Unified Shader, il n’existe plus d’accélération matérielle en 2D et le modèle de pilotes Windows est aussi un véritable frein.

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Faisons entrer la mémoire dans la danse et utilisons l’unique fonction d’accélération matérielle pour la 2D encore existante : la copie d’un graphique stocké dans la mémoire vers un périphérique d’affichage. Nous répétons donc la méthode précédente mais stockons le résultat dans un bitmap virtuel et pas sur l’écran. Une fois seulement que le graphique est complet, nous l’envoyons au périphérique de rendu. L’occupation CPU est alors nettement supérieure, logique puisque les goulots d’étranglement du reste du système sont contournés. On obtient un résultat surprenant : les Ryzen Threadripper dominent nettement et se placent même devant le Core i7-7700K.

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AutoCAD 2016 (2D)

Nous comparons maintenant les résultats obtenus sur notre benchmark maison avec AutoCAD, même si ce dernier fait appel à DirectX. Ce programme ne fait pourtant rien d’autre que reproduire chaque fonction de dessin de manière logicielle. Ici, c’est surtout l’IPC qui compte puisque AutoCAD a du mal à répartir le travail sur plusieurs cœurs, comme en témoignent les résultats.

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Performances en 3D

Beaucoup d’applications professionnelles dans le domaine de l’ingénierie sont compilées et optimisées pour une utilisation sur une architecture Intel, ce qui se ressent naturellement dans les performances. Nous incluons ces résultats quelque peu biaisés en espérant que cela incitera les concepteurs de ces programmes à accorder un peu plus d’attention à AMD et son architecture Ryzen, afin de laisser le libre choix du processeur aux utilisateurs. Cela passe aussi par une utilisation des opportunités offertes par un nombre de cœurs plus important, dans la mesure du possible.

AutoCAD 2016 (3D)

La fréquence est plus importante que le nombre de cœurs, même si les Ryzen 7 et les Ryzen Threadripper sont au coude à coude. Comme AutoCAD utilise DirectX, mais n’est pas optimisé pour le multicoeurs, les résultats sont ici semblables à ceux obtenus en jeu sur des titres anciens.

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Cinebench R15 OpenGL

Le benchmark OpenGL de Cinebench montre ce qu’il arrive quand un logiciel n’a pas été optimisé pour Ryzen. La fréquence prime sur le nombre de cœurs, mais c’est surtout un benchmark réservé à Intel.

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SolidWorks 2015 – GPU

Même chose pour SolidWorks 2015. On constate même que le Ryzen Threadripper 1920X overclocké à 4,1 GHz s’incline devant un Ryzen 7 1800X. Si on modifie dans le BIOS les accès mémoire, on arrive à améliorer légèrement les choses, mais la plupart des autres tâches en seraient alors ralenties. Ce sont toujours des arbitrages difficiles et il faut parfois sacrifier de la performance dans un domaine pour en gagner globalement.

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Creo 3.0 – GPU

Comportement similaire avec Creo, même si pour les Ryzen Threadripper, le nombre de processeurs semble cette fois l’emporter sur la fréquence. Tous deux restent cependant bons derniers. En modifiant un peu les options du BIOS, on pourrait améliorer les choses et faire remonter les Threadripper en milieu de peloton, mais la performance globale en serait malheureusement impactée (voir page suivante).

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Blender (prévisualisation 3D en temps réel)

En laissant de côté le Core i7-7700K, les résultats des Threadripper dans Blender sont tolérables si on les mets en parallèle avec leur excellente performance en rendu final (voire la page suivante). Dans l’ensemble, c’est donc un résultat satisfaisant.

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Catia V6 R2012

Ultra optimisé pour le rendu graphique, ce benchmark issu de la suite gratuite SPECviewperf 12 reflète bien la performance CPU. Une fois de plus, la fréquence est primordiale.

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Maya 2013

Constat similaire avec Maya. Rappelons cependant que la 3D en temps réel ne constitue qu’un aspect de la performance globale. Pendant le rendu final, Threadripper se réveille et fait parler la poudre.

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En résumé

Dans les tâches de conception, les deux Ryzen Threadripper ne sont pas véritablement inadéquats… mais ils peinent à convaincre. Selon la quantité de tâches parallélisables, on peut ou pas envisager leur utilisation, mais si la station de travail est uniquement dédiée à cette étape de la conception, il vaut mieux se tourner vers d’autres CPU.

Sommaire :

  1. Threadripper fait son entrée
  2. Un processeur, deux dies, quatre configurations
  3. Socket TR4 et chipset X399
  4. Tests : VRMark, 3DMark et Ashes of the Singularity
  5. Civilization VI, Battlefield 1 & Dawn of War III
  6. Grand Theft Auto V, Hitman, Shadow of Mordor
  7. Project CARS et Far Cry Primal
  8. Rise of the Tomb Raider et The Witcher 3: Wild Hunt
  9. Tests : Adobe Creative Cloud, Encodage vidéo, Compression
  10. Tests : Station de travail 2D et 3D
  11. Tests : station de travail, rendu photoréaliste
  12. Calculs scientifiques et High Performance Computing
  13. Overclocking, et stabilité
  14. Consommation
  15. Conclusion