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Test : deux NVIDIA TITAN X en SLI, ça donne quoi ?

1 : Introduction... et prix ! 3 : Configuration de test 4 : SLI et réalité virtuelle 5 : Overclocking conseillé... du CPU ! 6 : Performances, pont SLI, et conclusion

SLI limité = SLI amélioré ?

Comme nous l’avons déjà évoqué lors du test de la GeForce GTX 1080, NVIDIA a significativement réduit la voilure en matière de SLI : la GTX 1060 en est tout simplement privée, tandis que GTX 1070 et 1080 ne gèrent que les configurations à deux cartes maximum en jeu. Il en va de même pour la TITAN X. Pour le tri-SLI et le quad-SLI, il faudra passer une série d’obstacles, tout en sachant que les configurations de ce genre ne fonctionneront que sur une poignée de benchmarks officiellement compatibles, mais aucun jeu.

Nouveau pont SLI haut débit

Pour activer du SLI à plus de deux cartes, il faut avant toute chose générer une signature matérielle unique via un logiciel de NVIDIA, ce dernier permettant de demander une clé de « déverrouillage ». Encore une fois, cette démarche ne permet pas d’exploiter les configurations tri-SLI et quad-SLI en jeu.

Enfin, les cartes Pascal sont accompagnées d’un nouveau pont SLI baptisé « Pont SLI GeForce GTX haut débit », qui double le débit offert par les anciens ponts SLI, d’après la firme au caméléon. Précisons que rien n’empêche d’utiliser de vieux ponts souples sur les cartes Pascal.

Pour mémoire, la bande passante de ces ponts est depuis longtemps  annoncée à 1 Go/s (maximum). Lors de la présentation de Pascal, NVIDIA a expliqué que les nouveaux ponts SLI fonctionnaient à 650 MHz (contre 400 MHz pour les anciens modèles) tout en permettant une connexion dual-link, offrant ainsi une bande passante disponible aux alentours de 3 Go/s pour les configurations SLI à deux cartes. À titre de comparaison, ce débit est inférieur à ce que proposent trois lignes PCIe 3.0.

NVIDIA demande 39,90 € par pont SLI (quel que soit le modèle) sur son propre site, tarif qui a tendance à gonfler chez les revendeurs partenaires. Notons qu’EVGA produit également ces nouveaux ponts.

Image 1 : Test : deux NVIDIA TITAN X en SLI, ça donne quoi ?

Tri et Quad-SLI : bon débarras

D’un point de vue ingénierie, l’abandon du tri-SLI et quad-SLI nous laisse complètement indifférents. Compte tenu de la technologie de rendu multi-GPU la plus couramment utilisée (AFR, soit Alternate Frame Rendering), les PC munis de plusieurs cartes graphiques doivent faire face à une latence plus importante, avec une augmentation des performances qui diminue au-delà de deux cartes. Sans oublier les problèmes de compatibilité, tout particulièrement sur les jeux qui viennent de sortir, et surtout avec la réalité virtuelle.

Ce qui était déjà une réalité auparavant est devenu une évidence avec le niveau de performances offert par Pascal : le seul intérêt des configurations tri-SLI et quad-SLI se trouve du côté des benchmarks synthétiques. Espérons seulement que ce changement de politique conduira NVIDIA à en faire plus pour le SLI à deux cartes.

En parallèle, NVIDIA continue de travailler sur le VR SLI comme complément de l’AFR dédié aux configurations monoécrans : à moins d’avoir plus de deux yeux, le VR SLI ne nécessite pas plus de deux cartes pour parvenir au meilleur rendement possible.

Image 2 : Test : deux NVIDIA TITAN X en SLI, ça donne quoi ?

Sommaire :

  1. Introduction... et prix !
  2. SLI limité = SLI amélioré ?
  3. Configuration de test
  4. SLI et réalité virtuelle
  5. Overclocking conseillé... du CPU !
  6. Performances, pont SLI, et conclusion