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Test : deux NVIDIA TITAN X en SLI, ça donne quoi ?

1 : Introduction... et prix ! 2 : SLI limité = SLI amélioré ? 3 : Configuration de test 4 : SLI et réalité virtuelle 6 : Performances, pont SLI, et conclusion

Overclocking conseillé… du CPU !

Nous avons commencé à utiliser 3DMark Fire Strike comme benchmark synthétique dès sa sortie en 2013. En mode « basic », ses deux tests graphiques sont assez lourds pour les GPU, tandis que les deux autres sont plutôt limités par les ressources CPU.

Il ressort des benchmarks que deux Titan X (Pascal) en SLI sont bridées par notre processeur dans le premier test graphique de Fire Strike, sachant que l’on parle tout de même d’un Core i7-6700K capable d’atteindre 4,2 GHz en Turbo ! Unigine Valley comme d’autres benchmarks plus datés ne sont pas à même de faire souffrir nos Titan X puisque le taux d’utilisation GPU se stabilise à environ 50 %. Le goulet d’étranglement réside donc clairement au niveau du processeur.

Nous sommes finalement parvenus à un overclocking stable des cartes en SLI, +190 MHz pour leur GPU et +160 MHz pour la mémoire, soit un gain d’environ 10 %. Les fréquences des cartes étant synchronisées en SLI, la marge de manœuvre est bien entendu limitée par la carte ayant le moins de potentiel d’OC.

Pas de RAM HBM ? Pas un problème

Vu le déploiement de l’HBM sur les cartes d’AMD, on peut se demander pourquoi NVIDIA n’a pas fait le même choix avec sa Titan X. En effet, la firme a opté pour 12 Go de GDDR5X offrant une bande passante mémoire nominale de 480 Go/s, soit 42 % de plus que la Titan X-Maxwell qui plafonnait à 337 Go/s.

S’il est vrai que le HBM2 offre davantage de bande passante que la GDDR5X, on sentirait uniquement une différence dans les cas où le débit mémoire limite les performances. Cette situation est semblable à celle des liaisons PCIe 3.0/2.0/1.1 entre CPU et GPU : on peut faire tourner n’importe quelle carte graphique récente sur quatre lignes PCIE 3.0 sans mesurer de pertes de performances, ou presque. Le fait de passer à huit ou seize lignes ne permet de grappiller qu’un à deux pour cent en moyenne et au-delà, les gains seraient infinitésimaux.

On peut voir ci-dessous deux Titan X en SLI exécutant une brève séquence sous The Witcher 3 en définition 5K (5120x2880p). Et on remarque vite que le goulet d’étranglement se situe comme prévu du côté GPU. Les contrôleurs mémoire sont occupés 50 à 60 % du temps, indiquant ainsi que les modules de GDDR5X ont encore une marge de manœuvre considérable dans ces conditions. Que se passerait-t-il si la Titan X était munie de RAM HBM2 et non pas de GDDR5X ? Nous avons abaissé la fréquence mémoire de 20 % pour observer une dégradation de 4 % en termes de performances sous 3DMark. On peut donc en conclure qu’une bande passante supérieure ferait gagner 1 voire 2 % dans le meilleur des cas.

Image 3 : Test : deux NVIDIA TITAN X en SLI, ça donne quoi ?

Sommaire :

  1. Introduction... et prix !
  2. SLI limité = SLI amélioré ?
  3. Configuration de test
  4. SLI et réalité virtuelle
  5. Overclocking conseillé... du CPU !
  6. Performances, pont SLI, et conclusion