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Test : faut-il une carte mère hors de prix pour un bon overclocking ?

1 : Introduction 2 : Différences de BIOS 4 : Résultats d'overclocking 5 : Conclusion

Différences physiques

Les cartes mères plus ou moins haut de gamme on un PCB plus ou moins garni, et donc plus de fonctions. Elles seront globalement plus pratiques à utiliser. Voici quelques exemples type de ce qu’on peut avoir en dépensant plus d’argent…

Clear BIOS

Les quatre cartes en présence peuvent évidemment remettre leur BIOS par défaut si les réglages n’étaient pas stables, mais seules les deux cartes les plus chères ont des boutons déportés pour nous simplifier la vie. Pour les autres il faudra chercher sur le PCB les deux contacts à mettre en commun pour effectuer l’opération.

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Avantage à la XPOWER et à la MAXIMUS VIII

Astuce : Si vous devez faire des clrbios régulièrement et que votre carte mère ne dispose pas de bouton déporté, vous pouvez brancher un interrupteur comme ceux présents en façade des boîtiers. Connectez simplement l’interrupteur sur les deux contacts prévus pour le clrbios et le tour est joué, un appui sur l’interrupteur remettra le BIOS à zéro 😉

Double BIOS en haut de gamme

Même si l’opération est moins périlleuse, nous ne sommes jamais à l’abri d’un fichier corrompu ou d’une coupure de courant… Sur leurs cartes haut de gamme, ASUS et MSI proposent deux puces BIOS. Si l’une est corrompue, vous pouvez toujours passer sur l’autre pour réparer la première. C’est également utile pour tester un nouveau BIOS sans perdre vos réglages, ou pour essayer une version qui permet l’overclocking non officiel des processeurs i3.

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Avantage à la XPOWER et à la MAXIMUS VIII EXTREME qui disposent de deux bios contre un seul sur les modèles entrée de gamme.

Debug LED pour les passionnés

En overclocking, il arrive souvent que la carte ne démarre simplement pas du tout. Avant de savoir comment régler le problème, il faut savoir ce qui pose problème, et pour ça, le DEBUG LED sera votre meilleur ami. Il permet d’afficher un code sur deux caractères qui vous indiquera si le souci vient de la mémoire, du processeur, de la carte graphique, etc.

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Nous pouvons nous en passer (comme du reste), mais cette option est tout de même très utile et vous facilitera grandement la vie pour peu que vous bidouilliez régulièrement votre BIOS. 

Avantage à la XPOWER et à la MAXIMUS VIII EXTREME.

Boutons physiques, sans boîtier

Si vous utilisez un boîtier, comme tout les gens normalement constitués ou presque, vous pouvez sauter ce passage. Pour ceux qui posent leur carte mère sur une table de bench, un carton ou n’importe quelle autre surface, les boutons s’avèrent pratiques.

Évidemment nous pouvons toujours connecter des boutons externes et ce sera d’ailleurs le cas pour la Z170-P et la SLI PLUS qui sont dépourvues de boutons intégrés.

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Avantage une fois de plus à la XPOWER et à la MAXIMUS VIII EXTREME.

Nous accordons une petite avance à la carte haut de gamme ASUS, qui dispose en plus des fonctions « Retry » et « Safe mode » :

–  Retry : Il  permet de forcer le redémarrage avec pour conséquence de réinitialiser le training RAM. Sur les plateformes récentes la carte mère effectue un test sur la RAM afin d’appliquer les bons paramètres. En général cela se passe bien, mais lorsque l’on demande des réglages très agressifs, il n’est pas rare que la carte mère ne parvienne pas à démarrer, avec un code « 41 » ou « 55 » sur le debug led. Dans ce cas tout n’est pas perdu, il suffit de réessayer encore et encore. Si après trois ou quatre essais le démarrage est toujours infructueux cela signifie que vos paramètres sont sans doute trop contraignants. Ce bouton qui fait donc gagner de précieuses secondes dès lors que l’on titille la RAM, et croyez moi, lorsque l’on passe 2 jours à ne faire que ça on est bien content d’avoir cette possibilité et de ne pas devoir débrancher l’alimentation toutes les 2 minutes.

Safe mode : Une fois de plus, si la carte mère ne veut rien savoir et qu’elle ne parvient pas à booter, un simple appui sur ce bouton permet de la faire démarrer en mode sans échec. Vous pouvez donc accéder au BIOS et modifier le paramètre récalcitrant. Sans cette fonction il faudra forcer le mode sans échec avec une succession de redémarrages, ou grâce à une remise à zéro de tous vos paramètres BIOS…  On préfère la facilité.

Image 9 : Test : faut-il une carte mère hors de prix pour un bon overclocking ?Astuce : Si vous n’avez pas d’interrupteur ou de boîtier sous la main, et que vous devez absolument démarrer la carte mère, il suffit de trouver les contacts prévus pour y brancher le boîtier. Le connecteur s’appelle JFP1 dans notre exemple. Une fois localisé, utilisez un tournevis ou une autre partie conductrice pour faire le contact entre ses deux broches. Une simple impulsion suffit, inutile de maintenir le contact fermé.

Points de lectures pour les pros !

Les points de lecture permettent de contrôler les tensions d’alimentation du processeur, du cache, de la mémoire, des différents contrôleurs mémoire, etc. Certes, vous pouvez utiliser des logiciels afin de surveiller ces tensions, mais les logiciels ne sont pas fiables et ils ne permettent pas la surveillance en dehors de Windows.

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Sur les cartes entrée de gamme, pas moyen de savoir ce qui se passe réellement. Sur la XPOWER et la MAXIMUS VIII EXTREME les fabricants ont prévu une zone à cet effet.

Pour connaître le niveau de tension réellement appliqué au CPU sur ces cartes, il suffit de mettre un voltmètre entre la masse et le point CPU. Nous accorderons un petit plus à la XPOWER, car ces points sont associés à un connecteur. Plus pratique, nous pouvons enficher les fils qui tiennent alors tous seuls. Cela permet par exemple de connecter un panneau de contrôle afin de garder un œil en permanence sur toutes les tensions.

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Astuce : Ces petits voltmètres bleu, vert, rouge sont assez précis pour cette utilisation et ils ne coûtent qu’un à deux euros sur ebay 😉 ne vous en privez pas.

Etages d’alimentations plus ou moins garnis

Image 13 : Test : faut-il une carte mère hors de prix pour un bon overclocking ?Les étages d’alimentation servent à adapter la tension délivrée aux composants. Dans votre PC, vous disposez d’un bloc d’alimentation. Celui-ci alimente vos SSD, ainsi que la carte graphique et bien entendu la carte mère par l’intermédiaire du connecteur 26-pins et d’un 8-pins (parfois 8-pins + 4-pins). Il délivre principalement du 12 V. Votre CPU n’a pas besoin de 12 V, mais de 1,16 V par exemple. C’est donc les étages d’alimentation de la carte mère qui vont « transformer » ce 12 V en tension utilisée par le CPU.

Lorsque vous lisez 16 phases, il n’y a donc pas 16 phases pour les cœurs du processeur, mais peut être 10. Et 4 autres seront dédiées à l’IGP et enfin 2 seront utilisées par l’IMC (contrôleur mémoire).  10+4+2 = 16

Pour nous embrouiller un peu plus, certains modèles possèdent des phases doublées, c’est à dire que les 4 phases dédiées aux cœurs possèdent des composants en double. En principe on n’a tout de même que 4 phases, mais les fabricants en annoncent 8.

Difficile donc de s’y retrouver, d’autant plus que les informations diffèrent d’un communiqué à l’autre, nous prendrons donc des pincettes quant à l’exactitude des valeurs annoncées. Notez que lors de nos tests, aucune carte ne nous a posé de problème au niveau de l’étage d’alimentation.

Z170A XPOWER : Des étages très solides, annoncés comme ayant 16 phases numériques (10+4+2). Du solide, même sous azote liquide, rien ne les fera plier.

Z170A SLI PLUS : Annoncé à 11 phases ou parfois 4+3+1… Les 4 phases principales sont doublées, il devrait donc y avoir de la marge. Pas de soucis pour de l’air ou du watercooling.

Z170 MAXIMUS VIII EXTREME : Pour celle-ci nous avons tout vu : 12, 13, 14, 16, du 8+4+2, ou 8+4+1+1… Quoi qu’il en soit cette carte à fait ses preuves et vous ne parviendrez pas à la mettre en défaut.

Z170-P : Il s’agit de la moins lourdement armée, avec seulement 7 phases non doublées en 4+2+1. Il s’agit également de la seule qui n’a pas de dissipateur sur l’ensemble des VRM. Nous verrons durant notre test si c’est préjudiciable ou non.

Pour plus d’informations sur les étages d’alimentations vous pouvez consulter notre test d’overclocking de la GTX 1080 ROG Strix.

Connecteurs d’alimentation

Marquons un rapide arrêt sur les connecteurs d’alimentations. Les deux cartes les plus haut de gamme, MSI XPOWER et ASUS MAXIMUS VIII EXTREME possèdent des connecteurs 8+4-broches, alors que les deux cartes les moins onéreuses se contentent d’un seul connecteur 8 broches. Pour une utilisation en air ou sous watercooling cela ne devrait pas être un point bloquant.

Image 14 : Test : faut-il une carte mère hors de prix pour un bon overclocking ?Image 15 : Test : faut-il une carte mère hors de prix pour un bon overclocking ?

Panneau de contrôle

Les XPOWER et la MAXIMUS VIII EXTREME sont toutes deux livrées avec un dispositif de contrôle déporté, mais pas du tout de la même gamme.

MSI OC DASHBOARD

Le panneau de contrôle de MSI est assez simple. Il est composé des boutons traditionnels et d’une ou deux fonctions pour ajuster la fréquence. Au final, il semble peu utilisé dans la communauté des overclockeurs, mais il a tout de même le mérite d’exister.

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OC PANEL II

Nous sautons sur la solution ASUS et atterrissons dans un autre univers, celui de l’OC PANEL, parfois appelé Bat mobile.

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Je pensais qu’il s’agissait d’une blague entre overclockeurs français, mais j’ai surpris durant mes déplacements en Asie d’autres overclockeurs utiliser le même terme. Ce surnom semble donc international. Est-ce la couleur, la forme, les pieds noirs qui rappellent les oreilles de Batman ou le simple fait qu’il soit truffé de gadgets ? Peu importe, maintenant vous savez !

Méfiance tout de même, si un certain Zwitterion vous annonce qu’on peut commander des pizzas avec, n’en croyez rien.

Pour revenir aux vraies fonctions de l’OC PANEL II, disons qu’il fait tout. Vous pouvez changer la fréquence, le BCLK, quasiment toutes les tensions, redémarrer, arrêter, mettre en pause le système complet, connecter des sondes de température externes, piloter vos ventilateurs, contrôler vos cartes graphiques et j’en passe.

Petit avantage à la XPOWER et gros bonus pour la MAXIMUS VIII EXTREME

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Différences de BIOS
  3. Différences physiques
  4. Résultats d'overclocking
  5. Conclusion