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Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

1 : Disponibilité et caractéristiques 2 : La carte en détail 4 : Performances en jeu 5 : Consommation 6 : Températures, fréquences et OC 7 : Système de refroidissement et nuisances sonores 8 : Conclusion

PCB et alimentation électrique

Le PCB en détail

Sur le PCB, Gigabyte s’éloigne à tel point du design de référence AMD, qu’il ne sera pas possible de réutiliser les plaques de watercooling existantes pour refroidir la carte. La plaque Raijintek Morpheus, très populaire, n’est pas compatible non plus du fait du repositionnement des convertisseurs de tension des phases GPU (VDDC), comme on peut le voir sur l’image suivante.

Gigabyte utilise six phases doublées pour un total de 12 circuits de conversion de la tension pour le VDDC, et une phase pour la mémoire (MVDD). Leur positionnement pose problème et rend le PCB incompatible avec les refroidisseurs tiers. Même chose au niveau des tensions intermédiaires.    

Image 1 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

La moitié des MOSFET en low side a été déplacée à l’arrière du PCB. On peut donc estimer qu’environ 30% du dégagement de chaleur généré par la conversion du courant se retrouve de ce côté du PCB.

Comme il n’est pas possible d’absorber autant de chaleur à travers le PCB, Gigabyte a donc dû innover, comme nous le verrons plus tard.

Image 2 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

La carte est ravitaillée en courant via deux connecteurs d’alimentation à huit broches. Le courant tiré du slot de la carte mère ne dépasse pas 25 W, ce sont donc ces connecteurs qui sont fortement sollicités.

On remarque aussi quelques espaces vides, là où Gigabyte avait prévu d’insérer un contrôleur 8 bits Holtek pour la gestion de l’éclairage RGB par exemple (on vivra bien sans), où au niveau du double BIOS (un peu plus ennuyeux). On a donc un peu l’impression d’avoir affaire à la version économie d’une carte prévue initialement pour voler en classe affaires.

Alimentation du GPU (VDDC)

Comme sur le design de référence, un IR35217 d’International Rectifier fait office de contrôleur PWM double sortie numérique, qui régule le courant des six phases GPU et peut aussi gérer la phase mémoire. On dénombre 12 convertisseurs de tension car chaque phase est dédoublée pour mieux répartir la charge.

Image 3 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétionImage 4 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

Ce doubling est rendu possible grâce à six IR3598, trois placés à l’avant du PCB, et le reste à l’arrière. La conversion du courant proprement dite est assurée par 12 circuits de conversions composés d’un AON6594 en high side et de deux AON6360 en low side travaillant en parallèle. Ces composants produits par Alpha & Omega sont peu onéreux, mais de qualité tout à fait correcte, d’autant plus qu’ils sont doublés pour mieux répartir le dégagement de chaleur et éviter ainsi les points chauds. 

Image 5 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétionImage 6 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

Les bobines de la VDDC et MVDD sont des Magic Chokes de Foxconn. Ces bobines à noyau ferrite encapsulées ont une inductance de 10 nH pour la VDCC, ce qui peut sembler faible. La bobine de la phase mémoire a elle une inductance de 22 nH, ce qui est mieux, même si on trouve régulièrement des bobines dont l’inductance monte à 33 nH.

Image 7 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétionImage 8 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

Alimentation de la mémoire (MVDD)

Comme évoqué plus haut, la phase mémoire est contrôlée par le IR35217. Cette phase dédiée est plus que suffisante, car la mémoire HBM2 est peu gourmande. Comme sur le VDDC, on retrouve un AON6594 en high side et deux AON6360 en low side (du fabricant Alpha & Omega).

Image 9 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétionImage 10 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

Autres convertisseurs

La génération du VDDCI (image de gauche) n’est pas très exigeante pour les composants, mais elle reste indispensable car elle assure le passage du signal entre GPU et mémoire, c’est à dire la tension entre la mémoire et le cœur du GPU au niveau du bus d’entrées/sorties. En outre, une source de courant constante de 0,9 V est générée (image de droite). Ces deux convertisseurs sont à base d’un MOSFET à double canal N AON6994 de Alpha & Omega.

Image 11 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétionImage 12 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

À l’avant, on retrouve également une source 1,8 V (TTL, GPU GPIO, image de gauche) équipée une fois encore d’un AON6994. Sous le GPU, une puce Anpec APL5620 s’occupe du VPP. Ce composant très basse tension génère la tension PLL (Phase Locked Loop, image de droite).

Image 13 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétionImage 14 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

Notre petite visite se termine, puisque les autres composants sont très classiques. Mentionnons encore la puce 25Q4 pour le BIOS. On voit que Gigabyte avait prévu la place pour un second BIOS, laissée vide.

L’entrée d’alimentation de la carte est pourvue d’une bobine à cœur ferrite d’une inductance de 68 nH, dont la mission est de lisser les pics de courant entre le bloc d’alimentation et les composants de la carte.

Image 15 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétionImage 16 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

Sommaire :

  1. Disponibilité et caractéristiques
  2. La carte en détail
  3. PCB et alimentation électrique
  4. Performances en jeu
  5. Consommation
  6. Températures, fréquences et OC
  7. Système de refroidissement et nuisances sonores
  8. Conclusion