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Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

La plupart des cartes RX Vega partenaires jusqu’ici testées étaient des vitrines technologiques illustrant le savoir-faire des constructeurs. À cette débauche de moyens, Gigabyte répond avec une carte minimaliste qui plaira à certains puristes.

1 : Disponibilité et caractéristiques 2 : La carte en détail 3 : PCB et alimentation électrique 4 : Performances en jeu 5 : Consommation 7 : Système de refroidissement et nuisances sonores 8 : Conclusion

Températures, fréquences et OC

Overclocking et undervolting

Comme évoqué précédemment, il faut faire une croix sur un overclocking via l’augmentation du Power Limit. Nous verrons dans la partie refroidissement pourquoi cela est impossible. Comme nous l’avions évoqué dans l’article « Étude de la RX Vega 64 sous watercooling extrême » il faut en effet augmenter la consommation de manière drastique pour espérer obtenir un maigre gain de performance, ce qui, sur cette carte, n’est tout simplement pas possible. Pas de miracle donc, et si Gigabyte a suivi scrupuleusement les directives d’AMD concernant la fréquence, le Power Limit et les tensions, il ne sera pas possible d’augmenter la performance sans faire exploser les nuisances sonores.

Ce qu’il est possible de faire, par contre, c’est de baisser manuellement la tension. Attention, il ne s’agit pas de rendre le système instable, mais avec le programme OverdriveNTool, il est possible d’affiner les réglages pour tirer le maximum de chaque puce. Évidemment, le résultat dépend de la qualité de chaque GPU et variera d’une carte à l’autre. Nous ne pouvons donc pas donner d’ordre de grandeur et chacun est libre ou non d’investir du temps dans ces réglages, sans pour autant avoir la garantie d’un résultat probant.

Températures et fréquences

Comme nous l’expliquions dans l’article cité précédemment, nous nous bornons à reproduire la température communiquée par la sonde GPU, bien que l’on ait détecté à l’aide de nos appareils de mesure des points jusqu’à 15°C plus chauds que ce qui était communiqué, ce qui nous semble un peu élevé, toutes proportions gardées.

Voici le tableau récapitulatif de la température et de la fréquence GPU en début et fin de test :


Valeur de départ    
Valeur finale    
Sur table de benchmark    
Température GPU    
44 °C
74-75 °C
Fréquence GPU    
1378 MHz
1352 MHz
Température ambiante    
22 °C
22 °C
Boitier fermé    
Température GPU    
46 °C
74-75 °C
Fréquence GPU    
1378 MHz
1344 MHz
Température au sein du boitier    
24°C
47°C

Graphiques détaillés de la température et de la fréquence

Pour mieux cerner le rapport entre température et fréquence, voici le graphique d’évolution de ces deux paramètres pendant les 15 premières minutes d’échauffement. 

Image 1 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

En jeu, la fréquence est environ 100 MHz plus élevée que la carte de référence. Cette augmentation d’environ 10 % de la fréquence se fait au prix d’une augmentation de 40 W soit une consommation 18 % supérieure. Au final, la performance en jeu ne s’améliore que de 5 à 7 %, ce qui est bien maigre au vu du surplus de consommation. En test de torture, on se retrouve avec un résultat similaire :

Image 2 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

Analyse infrarouge des températures à la surface du PCB

Pour finir cette partie, nous analysons à l’aide d’images infrarouges la répartition des températures sur le PCB dans différents scénarios. Pour rester le plus proche possible de la réalité, nous avons réalisé nos mesures infrarouges en laissant la plaque arrière en place et en perçant de petits trous à travers lesquels nous avons pu relever les températures, sans que ceux-ci ne changent grand-chose au comportement général de la carte.

En jeu

On voit clairement que la carte atteint déjà la limite du système de refroidissement. Tant que la carte est placée à la verticale sur une table de benchmark, tout va bien, mais la situation se dégrade une fois placée dans un boitier. 

Image 3 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

Boitier fermé, la température augmente de 6°C au niveau des convertisseurs de tension. C’était prévisible puisque les ventilateurs ne réagissent qu’à la température du GPU. En augmentant légèrement leur vitesse, il serait possible de perdre 4 à 5 degrés, sans que les oreilles n’en prennent un coup.

Image 4 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

Test de torture

En test de torture, la consommation diminue légèrement, et le GPU monte moins en température qu’en jeu. 

Image 5 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

Boitier fermé, les températures augmentent de 2°C aux points névralgiques. On atteint alors 92°C au niveau des convertisseurs de tensions, ce qui commence à faire beaucoup.

Image 6 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

Sommaire :

  1. Disponibilité et caractéristiques
  2. La carte en détail
  3. PCB et alimentation électrique
  4. Performances en jeu
  5. Consommation
  6. Températures, fréquences et OC
  7. Système de refroidissement et nuisances sonores
  8. Conclusion