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Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

1 : Disponibilité et caractéristiques 2 : La carte en détail 3 : PCB et alimentation électrique 4 : Performances en jeu 5 : Consommation 6 : Températures, fréquences et OC 8 : Conclusion

Système de refroidissement et nuisances sonores

Le ventirad et la plaque arrière

Sur cette carte, les choix visent clairement à baisser les coûts de production, et pourtant, le système de dissipation final tient assez bien la route.

Nous avons vu que Gigabyte avait choisi de placer une partie des convertisseurs de tension à l’arrière du PCB. Comme la plaque arrière en aluminium est un peu fine, on a renforcé sa solidité en lui donnant une structure qui contribue aussi à son apparence particulière.

On lui a aussi appliqué un caloduc, qui transporte la chaleur émise par une partie des VRM vers l’extrémité de la plaque. Le reste des composants est refroidi de ce côté à l’aide de pads thermiques. Le tout donne une impression un peu négative de bricolage, même si ça fonctionne.  

Image 1 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

La face intérieure de la plaque arrière est recouverte d’une pellicule noire pour mieux absorber le rayonnement thermique émis par la carte.

Le système de refroidissement en détails
Type de refroidissement
Par air
Refroidissement GPU
DHT (Direct Heat Touch), bloc de refroidissement en aluminium
Ailettes
En aluminium, à la verticale
Peu espacées, penchées
Caloducs
2 de 8 mm et 3 de 6 mm, en cuivre et matériaux composites
Refroidissement des VRM
Via le radiateur et la plaque arrière
Refroidissement mémoire
Via les caloducs
Ventilateurs
2 de  9,5 cm (ouverture de 10 cm) à 11 pales
Mode semi-passif
Plaque arrière
En aluminium, participe au refroidissement via un caloduc et des pads thermiques


Passons au système de refroidissement à l’avant. Le bloc de refroidissement est traversé par deux caloducs de 8 mm de diamètre et trois autres de 6 mm. Ces caloducs en métaux composites non nickelés transmettent la chaleur aux ailettes du radiateur.

Image 2 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

Le système Direct Heat Touch employé fonctionne plutôt bien, contrairement à ce que nous avons pu constater dans le passé sur certaines cartes. Ici, la superposition des deux images montre que leur placement n’a rien laissé au hasard et qu’ils épousent parfaitement les formes du GPU et de la mémoire. Ainsi, la température n’est que de deux degrés supérieure à celle enregistrée sur la carte Sapphire, qui dispose elle d’une chambre à vapeur ! Ce résultat est tout simplement impressionnant de la part d’un ventirad plutôt modeste.

Image 3 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

Comportement des ventilateurs et nuisances sonores

Les courbes d’évolution de la vitesse de rotation des ventilateurs sont un peu spéciales. Le mode semi-passif est assuré par le contrôleur, de sorte qu’à l’arrêt, WattMan indique que les ventilateurs sont encore en fonctionnement, à tort. C’est un peu bizarre si on lit seulement les valeurs transmises par les sondes, mais à l’aide d’un outil laser externe, il est facile de mesurer la vitesse réelle. L’évolution des courbes montre que la cible de température pour le GPU s’élève à 75°C.

Quant au comportement des ventilateurs, on peut dire qu’il est malheureusement similaire à celui réalisé par AMD, à savoir un démarrage puissant en phase d’échauffement avant que les ventilateurs ne baissent progressivement de régime. Gigabyte a essayé de faire baisser le plus possible les nuisances sonores, mais l’oscillation montre que la discrétion n’est pas toujours tenable sur cette carte. On aurait dû plutôt augmenter un peu la vitesse des ventilateurs pour obtenir un comportement stable, ce qui allonge aussi l’espérance de vie des composants. 

Image 4 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

Comportement similaire en test de torture. La carte avec ses deux ventilateurs parvient à maintenir les composants à des températures acceptables, mais se montre trop optimiste dans son objectif de réduire les nuisances sonores au prix d’un comportement légèrement erratique.

Image 5 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

La carte ne possède donc pas de réserves pour réduire les nuisances sonores, auxquelles on a déjà accordé la part belle, comme l’illustre le graphique suivant :

Ventilateurs et nuisances sonores
Vitesse maximale sur table de benchmark
1731 tpm (en phase d’échauffement)
Vitesse moyenne sur table de benchmark1134 tpm    
Vitesse maximale boitier fermé1730 tpm    
Vitesse moyenne boitier fermé1264 tpm    
Nuisances sonores maximales40.8 dBA (en phase d’échauffement)
Nuisances sonores moyennes36,1 dBA  
Nuisances sonores au repos0 dB(A)    
Impressions subjectivesBruits de roulement
Bruits du moteur aux environs de 1 KHz
Bruit du brassage d’air
Pas de crissement des bobines

Le graphique ci-dessous effectué dans notre laboratoire montre le spectre sonore de la carte effectué sur une longue période et vient compléter nos impressions subjectives. On voit clairement l’oscillation des ventilateurs qui se traduit par des variations de la signature sonore de la carte.

Image 6 : Test : Gigabyte Vega 56 Gaming OC, un modèle de discrétion

Les 36,1 dB mesurés sont un excellent résultat compte tenu de la chaleur à dissiper et des températures relativement contenues. On est presque à se dire qu’on n’aurait pu augmenter un peu la vitesse des ventilateurs pour obtenir une carte plus froide et au comportement régulier. Heureusement, il est facile de corriger cet aspect à l’aide d’outils de monitoring, si on le souhaite.

Sommaire :

  1. Disponibilité et caractéristiques
  2. La carte en détail
  3. PCB et alimentation électrique
  4. Performances en jeu
  5. Consommation
  6. Températures, fréquences et OC
  7. Système de refroidissement et nuisances sonores
  8. Conclusion