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Test : modifier une GeForce GTX 1650 avec un dissipateur passif, ça donne quoi ?

Un test qui fait transpirer, mais en silence !

1 : Intro : choix de la carte, config de test 3 : Températures et fréquences 4 : Performances en jeu 5 : Résumé et conclusion

Choix du dissipateur et installation

Deux profils, un même objectif

Cette fois, nous avons décidé de tester la carte avec deux profils différents : un profil plancher à 47 W et un second plus ambitieux à 60 W. À l’origine, la carte est capable d’engloutir 100 W, elle a donc besoin d’un connecteur d’alimentation externe 12 V. Expliquons pourquoi nous avons retenu ces deux valeurs. 

Image 1 : Test : modifier une GeForce GTX 1650 avec un dissipateur passif, ça donne quoi ?

La réponse est simple : la carte s’octroie en jeu jusqu’à 76 W, beaucoup plus que ce qu’une carte refroidie de manière passive peut dissiper. Nous avons déjà essayé et à chaque fois, cela se traduisait par un échec. Le système de Boost Nvidia offre bien sûr plus de flexibilité qu’auparavant, on peut par exemple modifier la courbe des fréquences. Mais rien n’y fait, au-delà de 60 W, la carte finit par surchauffer. De plus, il faut garder à l’esprit que notre modification doit livrer une performance constante, même en été. 

Image 2 : Test : modifier une GeForce GTX 1650 avec un dissipateur passif, ça donne quoi ?
Une vieille Radeon X1650 passive !

Notre GeForce GTX 1050 Ti avec une consommation de 68 W avait besoin pour cela d’un ventilateur de secours, si les températures venaient à monter trop haut. Cette fois, nous avons complètement renoncé au ventilateur. En effet, grâce au système Boost 4.0, on a pu modifier les tensions pour améliorer encore l’efficacité énergétique. La limite de 60 W est à notre avis celle à privilégier ; elle constitue le meilleurs compromis entre performance et températures. 

Le second profil à 47 W est à nos yeux le minimum vital pour obtenir une performance acceptable dans les jeux en Full HD. Mais même à ce niveau de consommation, la GeForce GTX 1050 Ti en prend pour son grade… sans aucun bruit !

Le choix difficile du refroidisseur

Image 3 : Test : modifier une GeForce GTX 1650 avec un dissipateur passif, ça donne quoi ?

Sur la carte MSI Gaming X retenue, les composants ne sont pas placés comme on pourrait le souhaiter. Certes, ils sont tous à la même hauteur, mais les convertisseurs de tension sont un peu trop près du GPU, et les bobines qui les accompagnent pourraient entrer en collision avec les caloducs. Même chose pour les modules mémoire et leurs mini radiateurs appliqués à leur surface pour mieux les refroidir. Cependant, la mémoire GDDR6 de la GTX 1650 fonctionne aussi sans refroidissement extérieur pour peu qu’on diminue sa fréquence d’environ 200 MHz. La perte de performance induite est presque imperceptible dans le profil consommation de 60 W. 

Image 4 : Test : modifier une GeForce GTX 1650 avec un dissipateur passif, ça donne quoi ?

Le dernier souci pour le montage d’un radiateur étranger sur une GTX 1650, c’est que l’écart entre les trous de fixation sur le PCB est plus petit que sur d’autres modèles. L’écart de 42-43 mm correspond à celui que l’on trouvait il y a quelques années sur les cartes AMD telles que la Radeon HD 7750. Nous avons donc sorti de nos placards un Arctic Accelero S1 Plus que nous avions utilisé sur une Radeon HD 7790. À cette époque déjà, nous étions arrivés à la conclusion que la limite de 65 W était le maximum acceptable pour une carte refroidie passivement. 

Image 6 : Test : modifier une GeForce GTX 1650 avec un dissipateur passif, ça donne quoi ?

ARCTIC Accelero S3

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L’avantage du système de refroidissement Accelero S1 par rapport au refroidisseur de base MSI tient à ses quatre caloducs de 4 mm d’épaisseur en cuivre massif qui transportent rapidement et uniformément la chaleur vers les ailettes du radiateur. Le refroidisseur MSI n’est pas adapté pour un refroidissement passif en raison de ses caloducs pas assez conducteurs, son bloc de refroidissement en aluminium et ses lamelles de radiateur trop peu espacées pour enclencher un mouvement de convection. 

Installation des dissipateurs secondaires

Nous avons placé de petits radiateurs en alu sur les trois VRM GPU pour améliorer leur température. Ils sont fixés via des pads collants fournis avec les mini radiateurs. Nous avons renoncé à de la colle thermique qui colle en général tellement bien qu’elle rend impossible un démontage a posteriori, à moins de risquer d’endommager les composants. C’est l’expérience qui parle…

Image 7 : Test : modifier une GeForce GTX 1650 avec un dissipateur passif, ça donne quoi ?

Les modules mémoires ont droit aussi à leur petit radiateur, même si comme mentionné plus haut, ce n’est pas absolument nécessaire. Les petits radiateurs fournis avec l’Accelero S1 Plus étant trop hauts (ou les modules mémoire trop près du GPU), nous les avons troqués pour d’autres de Gelid. Les pads collants, de quelque marque qu’ils soient, ne garantissant jamais à 100 % que les radiateurs ne se décollent pas un jour ou l’autre, leur chute risquant d’endommager irrémédiablement une carte. 

Nous avons donc ajouté des points de colle thermofusible de part et d’autre de chaque radiateur, là où la surface le permettait (évidemment pas sur des composants importants, seulement sur les surfaces dégagées). Ces points de colle sautent facilement au démontage, mais fixent suffisamment les radiateurs pour éviter une mauvaise surprise. 

Image 8 : Test : modifier une GeForce GTX 1650 avec un dissipateur passif, ça donne quoi ?

Le montage du radiateur n’est pas bien compliqué, il faut juste veiller à exercer une pression équivalente sur chacune des quatre vis. Il s’agit d’alterner entre chaque vis et surtout ne pas visser un côté entièrement, au risque d’endommager un coin. La pression doit toujours être également répartie à la surface du GPU. Et concernant notre GeForce GTX 1650, il faut s’arrêter un peu avant les rondelles de protection qui ne sont pas assez épaisses pour parfaitement protéger le GPU, le kit de refroidissement n’étant à la base pas prévu pour cette carte.

Résultat final

Image 9 : Test : modifier une GeForce GTX 1650 avec un dissipateur passif, ça donne quoi ?

Le radiateur est particulièrement efficace dans un système où la carte est placée à l’horizontale. Cela dit, nous avons effectué avec succès un test de stabilité de 24 heures avec la carte à la verticale. Le refroidissement passif ne fonctionne évidemment que si le boitier est suffisamment large et que l’air peut circuler aisément. Si ce n’est pas le cas, il faudra privilégier le profil à 47 W, beaucoup plus sûr, et apte à résister à un environnement plus confiné. 

Image 10 : Test : modifier une GeForce GTX 1650 avec un dissipateur passif, ça donne quoi ?

La carte, une fois montée, peut être placée dans le boitier, et à la page suivante, on va voir ce qu’elle a dans le ventre. 

Image 11 : Test : modifier une GeForce GTX 1650 avec un dissipateur passif, ça donne quoi ?

Sommaire :

  1. Intro : choix de la carte, config de test
  2. Choix du dissipateur et installation
  3. Températures et fréquences
  4. Performances en jeu
  5. Résumé et conclusion