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Test : Monsterlabo First, le boitier capable de dissiper 200 W passivement

1 : Intro et présentation du boîtier 2 : Prise en main et caractéristiques 3 : Configuration et méthode de test 5 : Conclusion, second test à venir

Mesures de températures

Les nouvelles caméra Optris Xi400 ont l’avantage de faire la mise au point de manière automatique, ce qui n’est pas le cas de la vénérable Pi640. Pour garantir la précision des mesures, nous appliquons aussi de laque noire sur les lamelles du radiateur. Une fois les caméras calibrées, on obtient cette première image sur un système au repos depuis environ une demi-heure. La température ambiante était de 22°C.

Image 1 : Test : Monsterlabo First, le boitier capable de dissiper 200 W passivement

Refroidissement du CPU

Le refroidissement du CPU seul ne pose aucun problème au Monsterlabo First. En test de torture avec Prime 95 et instructions AVX activées, la température ne dépasse pas les 67°C après 30 minutes. La consommation du CPU s’élève selon les sondes à 105 W et la température des convertisseurs de tension monte à 84°C. Le ventilateur est alors à l’arrêt. Activé, la température des VRM chute à 80°C. 

Image 2 : Test : Monsterlabo First, le boitier capable de dissiper 200 W passivement

Le CPU n’est donc pas vraiment limité par son refroidissement, mais plutôt par la capacité de la carte mère à refroidir les VRM dans un espace confiné. Il faudra donc veiller à l’efficacité et au refroidissement des VRM de la carte mère. Une surchauffe aura en effet vite fait d’entrainer des arrêts inopinés du système, voire pire. 

De bons résultats, en théorie

Précisons tout de suite que le Monsterlabo First ne limite pas vraiment la performance de la carte graphique. Le refroidissement du GPU est adéquat. Mais les convertisseurs de tension dégagent aussi de la chaleur, environ 25 W sur cette carte. A cela s’ajoutent les modules mémoire, qui consomment environ 2 W par module. Toutes ces consommations marginales finissent par s’additionner et font sérieusement chauffer le PCB. 

Le test de jeu fait tourner Witcher 3 avec les réglages poussés au maximum, mais en Full-HD. La carté étant overclockée d’usine, la fréquence GPU se maintient à 1830 MHz pour une consommation totale de 175 W. Le GPU consomme environ 115 W à lui seul, et ceux-ci s’ajoutent aux 45 W du CPU, lequel grelote à une température package de seulement 42 °C. 

En tout, le radiateur doit dissiper environ 160 W, et les autres composants émettent environ une quarantaine de watts supplémentaires, pour un total de 200 W. Pas mal pour un boitier à refroidissement passif ! La construction massive explique les excellentes températures communiquées par les sondes GPU et CPU. Le problème, c’est que dans le même temps, d’autres composants surchauffent dangereusement.  

PCB bouillant pour la carte graphique

Nous le répétons une fois de plus : le TDP et le TGP ne sont pas la même chose, et les déperditions de chaleur d’une carte graphique ne sont pas uniquement à chercher du côté du GPU. Pour ceux pas encore entièrement convaincus, voici la photo du PBC de la carte graphique après échauffement avec The Witcher 3. Alors que le GPU barbotte à 60°C, les modules VRM bouillonnent à 121°C ! Inutile de préciser qu’on est largement au-dessus de toutes les limites de températures préconisées et que la durée de vie de la carte dans de telles conditions est particulièrement limitée. 

Image 3 : Test : Monsterlabo First, le boitier capable de dissiper 200 W passivement

121°C, une claque dans la figure de l’enthousiaste de refroidissement passif. Sauf qu’en vérité, le boitier n’y peut rien. C’est le refroidissement de la carte graphique qui est en cause, n’englobant pas assez de composants. Il faudrait en effet un bloc de refroidissement beaucoup plus large, un peu comme ce qui se fait sur les plaques de refroidissement de watercooling, mais appliqué à un système à refroidissement passif. 

Pour limiter les dégâts, nous réduisons le Power Target à 70% et baissons la fréquence mémoire de 400 MHz. La température des VRM baisse alors de 15°C, mais c’est encore beaucoup trop, surtout pour la durabilité sur le long terme du PCB (déformations, séparation des couches qui le constituent). La mémoire est toujours sur le grill avec un 115°C particulièrement préoccupant. Le bridage de la carte n’est donc pas suffisant.

Image 4 : Test : Monsterlabo First, le boitier capable de dissiper 200 W passivement

Appliquons maintenant quatre petits radiateurs sur les modules mémoire. Après une heure de jeu, la température des modules reste en dessous des 105°C. La chaleur émise par les VRM se propage en effet aux modules mémoire. De plus, un des modules est recouvert par le cadre de montage, on ne peut donc pas lui appliquer de radiateur. Heureusement, il est situé sous le GPU et est assez éloigné des VRM pour ne pas trop chauffer. 

Image 5 : Test : Monsterlabo First, le boitier capable de dissiper 200 W passivement

Sommaire :

  1. Intro et présentation du boîtier
  2. Prise en main et caractéristiques
  3. Configuration et méthode de test
  4. Mesures de températures
  5. Conclusion, second test à venir