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Test : overclocking du Ryzen 7 2700X sous azote liquide !

1 : Intro et config de test 2 : Carte mère de test, et étage d'alimentation 4 : Réglage du BIOS en overclocking 5 : Scaling de fréquence à 20°C 6 : Scaling de fréquence sous azote liquide 7 : Ponçage du CPU 8 : Bonus photos 9 : Conclusion

Préparation du matériel

Commençons en douceur par une petite séance découverte de la carte mère. MSI à eu la bonne idée d’intégrer des points de mesures pour surveiller les tensions d’alimentation, mais nous regretterons l’absence de connecteur:  l’utilisateur devra alors tenir les touches du multimètre lors de la mesure. 

Autre regret, les points de mesures n’ont pas été repérés sur le PCB. Rien de dramatique, en moins de 2 minutes nous parvenons à les appairer.  Pour cela, il suffit de mettre des tensions différentes à chaque paramètre du BIOS et de chercher sur quel contact nous les retrouvons. Une fois repérées, nous modifions une à une les tensions. Sauf erreur, la modification doit être répercutée sur l’affichage du voltmètre.

Image 1 : Test : overclocking du Ryzen 7 2700X sous azote liquide !

De gauche à droite nous avons donc :
  • Tension CPU 1P8
  • N’ayant aucune valeur, nous ne somme pas parvenu à l’identifier. Peut être un point dédié à l’IGP ? Cela serait surprenant, la carte n’ayant pas de sortie vidéo.
  • Tension DRAM
  • Tension CPU NB/SoC
  • Tension CPU Core
  • Enfin, nous avons utilisé la grosse vis de fixation comme masse (GND).

LN2 mode

Image 2 : Test : overclocking du Ryzen 7 2700X sous azote liquide !Contrairement à la plupart des cartes mères haut de gamme, cette GAMING M7 ne dispose pas de cavalier ou de bouton physique pour activer le LN2 Mode. Celui-ci permet, normalement, à la carte de mieux supporter les conditions extrêmes que nous lui réservons.

Rien sur le PCB, en revanche, il y a une option LN2 Mode dans le BIOS. Si la présence de celle-ci est rassurante, le fait de devoir choisir entre les différents Performance Regulator et le LN2 Mode l’est moins. En effet, les Performance Regulator améliorent grandement le score sous certains benchmarks, pourquoi devrions-nous nous en priver, car notre but d’overclockeur est de casser des records !

Heureusement, ceci sera finalement sans conséquence, la carte ne souffrant d’aucun coldbug ou coldbugboot. Même à -196°C, celle-ci redémarre sans soucis alors que le LN2 Mode n’est pas activé. Plus de peur que de mal !

L’isolation

Image 3 : Test : overclocking du Ryzen 7 2700X sous azote liquide !L’augmentation de la fréquence de fonctionnement des composants informatiques permet d’améliorer les performances de nos ordinateurs. Pour parvenir à des fréquences élevées, nous devons accroître les tensions d’alimentation des puces, mais cela n’est pas sans conséquence. La première d’entre elle est une forte augmentation de la température des composants. 

Pour ne pas être limités par celle-ci, nous devons améliorer la dissipation de la chaleur. Le moyen le plus efficace d’y parvenir est de remplacer les systèmes de refroidissement conventionnels par un godet couplé à de l’azote liquide.

Pour éviter que la glace qui se forme sur le matériel ne fasse perler des gouttes d’eau ravageuses sur les circuits électriques, il faut soigneusement protéger les composants. Il existe de nombreuses façons d’isoler le matériel, nous vous les avions présentés lors de notre test d’overclocking du 7700K. Pour commencer, nous retirons le dissipateur des étages d’alimentation. 

Image 4 : Test : overclocking du Ryzen 7 2700X sous azote liquide !
Cette étape n’est pas obligatoire et dépend grandement des habitudes de l’overclocker qui prépare le matériel. Pour notre part, considérant que le dissipateur n’est pas utile en XOC, nous préférons le retirer. Cela facilite la suite de l’isolation et surtout retire une masse très importante de métal qui a tendance à précipiter la formation de condensation. Si il y a bien un endroit où il ne faut pas de condensation, c’est au niveau des VRM.
Une fois la carte mise à nue, nous lui confectionnons un « bouclier » en tissu absorbant. Cette couche de protection doit être aussi ajustée que possible pour empêcher l’eau et la condensation d’atteindre le PCB.  

Les slots de RAM qui ne sont pas utilisés seront remplis de tissu, et les espaces entre les slots, les condensateurs, les bobines… subiront le même traitement. Pour finir, une plaque de néoprène entourera le socket. L’arrière de la carte peut également être protégé, une méthode que l’on affectionne particulièrement, le ruban adhésif. Rapide, imperméable, fiable… le rêve.   

Image 5 : Test : overclocking du Ryzen 7 2700X sous azote liquide !

Si elle est bien réalisée, cette protection est suffisante et n’endommage pas le matériel. Elle peut donc être retirée facilement. Une fois en place, le godet sera entouré de néoprène puis de tissu, et chaque partie exposée de la carte mère sera recouverte à son tour de plusieurs couches de tissu, et comme vous pouvez le voir, ce n’est pas superflu.
 
Image 6 : Test : overclocking du Ryzen 7 2700X sous azote liquide !

Mémoire

Lors des premières séances d’XOC sur Ryzen 1000, nous n’avions pas préparé la mémoire et avions juste mis en place les modules avec leurs dissipateurs d’origine. 

Cette stratégie ne s’était pas révélée payante, puisqu’à plusieurs reprises, nous avions du arrêter nos tests car le matériel ne voulait plus démarrer. Nous avions alors décidé de retirer le dissipateur. Cette opération est toujours délicate, en effet certains dissipateurs sont tellement bien attachés aux puces mémoires que celles-ci s’arrachent de la barrette lorsque nous essayons de démonter le dissipateur. Pour faciliter l’opération ne pas hésitez à chauffer le dissipateur. 

Pour rappel ces barrettes sont équipées de puces « B-die » fabriquées par Samsung et sont sans conteste les plus adaptées à l’overclocking.
Le type d’IC est indiqué sur la puce, juste au dessus du trait rouge que nous avons ajouté, « 5WB ». En cas de puce E-die nous aurions eu un 5WE et pour les D-die 5WD. Pour les autres marques l’identification est différente.
Image 7 : Test : overclocking du Ryzen 7 2700X sous azote liquide !

Pour protéger notre barrette nous avons choisi de la recouvrir d’un morceau de ruban adhésif, on ne se refait pas. N’ayez crainte, l’absence de dissipateur ne sera pas un problème, même avec 1,8 V, les puces resteront fraîches. 

Sommaire :

  1. Intro et config de test
  2. Carte mère de test, et étage d'alimentation
  3. Préparation du matériel
  4. Réglage du BIOS en overclocking
  5. Scaling de fréquence à 20°C
  6. Scaling de fréquence sous azote liquide
  7. Ponçage du CPU
  8. Bonus photos
  9. Conclusion