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Test : overclocking du Ryzen 7 2700X sous azote liquide !

1 : Intro et config de test 2 : Carte mère de test, et étage d'alimentation 3 : Préparation du matériel 4 : Réglage du BIOS en overclocking 5 : Scaling de fréquence à 20°C 7 : Ponçage du CPU 8 : Bonus photos 9 : Conclusion

Scaling de fréquence sous azote liquide

Si l’augmentation de la tension d’alimentation aide lors d’un overclocking, c’est loin d’être le seul paramètre, nous allons donc ajouter la composante température à l’équation, et pour cela quoi de mieux que l’azote liquide ?

Image 1 : Test : overclocking du Ryzen 7 2700X sous azote liquide !

Evolution en fonction de la température

Dans cette partie vous allez voir le comportement du processeur à différentes températures alors que la tension d’alimentation sera fixée à 1,5 V. 

Pourquoi 1,5 V ? Parce que cela semble déjà très élevé pour un test à température ambiante et que nous ne souhaitions pas tuer le processeur pour un graphique. D’un autre côté, une fois à -196°C 1,5 V c’est peu… Nous avons donc retenu cette valeur comme meilleur compromis entre risque à température ambiante et performance en XOC. 

Afin de constater l’évolution depuis la première génération de Ryzen nous avons inclus les données de notre 1800X.

Image 2 : Test : overclocking du Ryzen 7 2700X sous azote liquide !

Alors que notre 1800X était l’un des meilleurs Ryzen au monde, il ne fait désormais plus le poids face au nouveau venu. A température ambiante, il accuse déjà un retard de 175 MHz, et celui-ci croît jusqu’à 375 MHz à -196°C !

Si nous ne prenons en compte que notre 2700X, à température ambiante, c’est-à-dire 20°C, le processeur peut passer CineBench R15 à 4350 MHz. Une fréquence élevée pour Ryzen, mais qui n’est pas à prendre à la légère. Evitez de faire de même chez vous, le silicium n’aime pas les grosses tensions d’alimentation « à chaud ».

Avec 20°C de moins, soit 0°C, la fréquence progresse de 150 MHz. Nous avons donc une amélioration d’environ 7,5 MHz/°C. Même si ce n’est pas la question du jour, on voit qu’investir dans un bon système de dissipation permet de stabiliser le processeur. Passer de 70°C à 50°C en charge, par exemple, doit produire un effet similaire. 

Nous continuons à faire descendre la température en versant d’avantage d’azote liquide dans le godet et arrivons  à -50°C. Le gain en fréquence est maintenant de 250 MHz. Nous avons alors une progression de 5 MHz/°C.

La  barre des -100°C est maintenant atteinte et nous avons 225 MHz de mieux. A nouveau 50°C de moins et 250 MHz de mieux à -150°C. La progression est alors de nouveau de 5 MHz/°C. Dernière étape, le full pot. A -196°C, avec 46°C de moins la fréquence passe la barre des 5,4 GHz. La courbe s’aplatit indiquant que la progression ralentit (3,5 MHz/°C).
full pot signifie que le godet d’azote liquide est plein. Ce terme est employé pour indiquer que nous sommes à la température minimum permise par l’azote liquide à savoir -196°C.

Image 3 : Test : overclocking du Ryzen 7 2700X sous azote liquide !

Au final, uniquement grâce à la réduction de la température, le processeur est capable de passer CineBench R15 à 1 GHz de plus ! Lorsqu’on vous dit que les processeurs aiment le froid !

Evolution en fonction de la tension d’alimentation

Dans cette partie vous allez voir le comportement du processeur à différentes tensions d’alimentation alors qu’il est refroidit à -196°C.  Seule la tension change, tous les autres paramètres restent identiques.

Image 4 : Test : overclocking du Ryzen 7 2700X sous azote liquide !


Sur cette courbe le 2700X apparaît deux fois, avec la carte mère MSI que nous utilisons depuis le début, et sur la CROSSHAIR VII HERO d’Asus. En effet, la pente de progression nous semblant étonnement plate, nous avons dans un premier temps suspecté la carte mère. Finalement sur, MSI ou ASUS, le coupable semble être le 2700X. Pour la première fois depuis le début de ce test, le 1800X reprend du poil de la bête et progresse plus que le 2700X, sans toutefois le dépasser.

Sur ce graphique nous avons volontairement gardé une échelle verticale similaire à celle du graphique précédent, vous permettant ainsi de juger de la faible progression lors de cette étape. Mais la magie des graphiques va opérer. 

Image 5 : Test : overclocking du Ryzen 7 2700X sous azote liquide !

En comparant nos deux combattantes, il semble qu’ASUS prend l’avantage d’une dizaine de MHz. L’écart à 1,7 V se justifie par les paliers de 25 MHz que nous effectuons. En d’autre terme, ASUS est devant, mais MSI n’est vraiment pas loin. En revanche, passer 1,75 V la carte MSI ne veut plus rien savoir. La progression au delà de 1,75 V n’est de toute manière plus très élevée, mais en overclocking extrême 20 MHz, c’est 20 MHz !

Image 6 : Test : overclocking du Ryzen 7 2700X sous azote liquide !

Sommaire :

  1. Intro et config de test
  2. Carte mère de test, et étage d'alimentation
  3. Préparation du matériel
  4. Réglage du BIOS en overclocking
  5. Scaling de fréquence à 20°C
  6. Scaling de fréquence sous azote liquide
  7. Ponçage du CPU
  8. Bonus photos
  9. Conclusion