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Test complet de Shadow Ghost : techno bluffante, performances limitées

1 : Un Windows 10 comme à la maison 2 : Shadow Ghost : configuration et consommation 3 : Gestion des périphériques 4 : Performances GPU / Gaming 6 : Tests de latence et flux vidéo 7 : Conclusion

Performances CPU / Bureautique

Performances de stockage

Image 1 : Test complet de Shadow Ghost : techno bluffante, performances limitées
Image 2 : Test complet de Shadow Ghost : techno bluffante, performances limitées

Nous intégrons ici les performances des 256 Go de stockage virtualisés. C’est assez limite pour les débits séquentiels (ISO), mais assez performant pour les plus petits fichiers. Reste qu’en pratique, les chargement dans les jeux sont tout de même assez longs (le séquentiel restant important dans ce genre d’épreuve). En comparaison, un portable gaming avec SSD NVMe fait bien mieux : l’Asus ROG Zephyrus S GX701GX, dernier testé en date chez nous, monte à 960 Mo/s en moyenne, mais reste à 150 Mo/s pour la copie de programmes (petits fichiers).

Bureautique

Image 3 : Test complet de Shadow Ghost : techno bluffante, performances limitées

On voit ici que les performances de cette machines restent encore similaires à celles d’un portable gaming milieu de gamme. PCMark reste assez peu porté sur le multicoeur et les 6 coeurs des Core i7-8750H ne font pas vraiment la différence. Pour bosser, et en multimédia, Shadow sera suffisant, mais sans plus de puissance qu’un simple ultrabook comme le Huawei Matebook 13 (Core i7-8565U avec IGP), dont le SSD est beaucoup plus rapide.

Performances CPU /  RAM / Cache

C’est là qu’on pointe le point faible des serveurs de Shadow pour les joueurs. Les performances CPU et DRAM des machines sont limitées par une technique de virtualisation qui augmentent les latences et donc les bandes passantes mémoire DRAM et cache. On peut le voir sur ce test AIDA, ou la bande passante mémoire est 10 fois inférieure à celle d’une plateforme Ryzen de première génération, sans oublier les accès au cache, largement plus lents.

Shadow utilise KVM comme hyperviseur, et présente aux machines virtuelles (QEMU) un processeur Xeon E5-2667 v3. Si un tel CPU possède 8 coeurs avec HT et 20 Mo de cache L3, chaque VM se voit attribuer un « demi-CPU », soit 4 coeurs avec HT, et de manière surprenante 16 Mo de cache L3. Nous restons toutefois sceptiques sur cette valeur, la virtualisation pouvant fausser cette information. Shadow nous a en revanche confirmé qu’il n’y avait pas d’overcommitting : chaque utilisateur « possède » bel et bien ses quatre coeurs hyperthreadés dédiés.

Les performances CPU de Shadow sont ainsi très limitées par rapport à celles d’un processeur grand public de bureau. Sur Cinebench, un vieux processeur mobile à quatre coeurs fait mieux en simple et multicoeur. Voilà pourquoi la GTX 1080 de Shadow est sous-exploitée dans certains jeux.

Image 6 : Test complet de Shadow Ghost : techno bluffante, performances limitées

Sommaire :

  1. Un Windows 10 comme à la maison
  2. Shadow Ghost : configuration et consommation
  3. Gestion des périphériques
  4. Performances GPU / Gaming
  5. Performances CPU / Bureautique
  6. Tests de latence et flux vidéo
  7. Conclusion