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Test complet de Shadow Ghost : techno bluffante, performances limitées

1 : Un Windows 10 comme à la maison 2 : Shadow Ghost : configuration et consommation 3 : Gestion des périphériques 4 : Performances GPU / Gaming 5 : Performances CPU / Bureautique 7 : Conclusion

Tests de latence et flux vidéo

Flux vidéo, organisation et qualité

La machine de Shadow encode en temps réel la vidéo pour l’envoyer sur votre écran via le réseau. L’encodage est en H.264 par défaut, via une technologie d’encodage faite maison, qui s’effectue sur CPU, sans utiliser aucun encodeur matériel de GPU.

L’encodage est totalement dynamique, c’est l’un des aspects les plus bluffants de la technologie de Shadow. Lorsque l’image ne bouge pas ou presque, le flux se met « au repos », baissant le débit, la latence et même le nombre d’images par seconde. C’est absolument indolore pour l’utilisateur, et c’est surtout vraiment bluffant techniquement !

Image 1 : Test complet de Shadow Ghost : techno bluffante, performances limitées

La qualité est quasi parfaite, surtout avec des débits de 50 à 70 Mbit/s. Nous avons juste repéré le point faible typique de l’encodage vidéo : le rouge et le bleu purs ont tendance à « baver » à cause d’une définition inférieure sur l’encodage de la chrominance (sous-échantillonnage de la chrominance). C’est presque uniquement visible en bureautique, mais nous l’avons aussi remarqué sur les aplats unis de rouge dans l’interface d’Overwatch.

Image 2 : Test complet de Shadow Ghost : techno bluffante, performances limitées

Shadow n’y peut pas grand chose, dans la mesure où cette limite est inhérente à la méthode de compression du codec utilisé (en 4:2:0). L’encodage en 4:2:2 ou 4:4:4 semble trop complexe, du moins pour l’instant. Et plus c’est complexe, plus il y a de latence…

Il serait toutefois possible d’estomper ce sous-échantillonnage par un upscaling avancé de la chroma en local par la box lors du décodage, à l’image de ce que fait un filtre de rendu comme MadVR. Cet upscaling nécessite toutefois un peu de puissance GPU, et rajouterait certainement de la latence… Mais un décodage ultra-poussé par ce genre de techniques pourrait améliorer la totalité de l’image, et même organiser un upscaling très propre à partir de définitions inférieures (un genre de DLSS sur vidéo, pour de meilleures performances, sachant que MadVR organise déjà de l’upscaling neuronal en faisant des petits miracles !).

Input lag, latence absolue

Le test de latence se fait avec un clavier gaming à 1000 Hz, sous Overwatch, les mesures sur le bureau de Windows étant faussées par la composition graphique de Windows 10. Nous avons mis le jeu en options graphiques minimales, et laissé la limite maximale d’images par seconde à 300 (3,3 ms). Nous avons aussi utilisé l’écran gaming AOC CQ32G1, en mode « Low Input Lag », donc sans FreeSync, pour mieux comparer PC et box Shadow Ghost. Les mesures se font à partir d’un enregistrement vidéo à 1000 images par secondes, sur 8 mesures au total, avec suppression de la pire et de la meilleure. Les écarts de lag ci-dessous se font sur les moyennes des 6 mesures restantes.

Image 3 : Test complet de Shadow Ghost : techno bluffante, performances limitées

On voit que la box Shadow Ghost fait beaucoup mieux que l’application Shadow sous Windows ! Voilà de quoi bien apprécier la box dédiée, le résultat étant tout de même assez bluffant. Au final, la box fait seulement 8 ms de plus en input lag que notre PC local, encodage vidéo compris, ce qui est impressionnant ! En QHD 144 Hz, il faut rajouter encore 9 ms, certainement pour l’encodage de la vidéo (le jeu était toujours à 300 ips constants).

Notez que la box Shadow Ghost n’a pas été en mesure d’afficher réellement du 144 Hz en Full HD sur notre écran, qui restait alors en 120 Hz, avec du frame skipping (saut d’image) sur le flux à 144 ips. En QHD, elle tenait toutefois les 144 Hz. Nous pensons qu’il s’agit d’un problème corrigeable par mise à jour de la box. Dommage que le support du taux de rafraîchissement variable ne soit pas implémenté, mais c’est en cours de recherche chez Shadow. Si difficile que cela puisse paraître, Shadow nous a assurés croire en une solution possible… Ce serait l’argument ultime pour les joueurs !

Sommaire :

  1. Un Windows 10 comme à la maison
  2. Shadow Ghost : configuration et consommation
  3. Gestion des périphériques
  4. Performances GPU / Gaming
  5. Performances CPU / Bureautique
  6. Tests de latence et flux vidéo
  7. Conclusion