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Test : Zalman ZM-K700M, premier clavier mécanique gaming du coréen

1 : Introduction 3 : Logiciel ZKeyFormation 4 : Démontage 5 : Tests et performances 6 : Conclusion

Tour du propriétaire

Qualité de fabrication

Le clavier Zalman ZM-K700M est d’une rigidité surprenante, qui s’explique au démontage. L’extérieur du clavier est conçu d’une épaisse coque en plastique sous laquelle on trouve une plaque en acier maintenant les interrupteurs en place sur le PCB. L’un comme l’autre contribuant au poids du ZM-K700M : plus d’1,2 kg ! On peut néanmoins ressentir une légère flexion lorsqu’on tente de le plier, mais rien d’inquiétant pour autant. Le câble est tressé, et trois attaches situées en-dessous du clavier permettent de le router vers la gauche ou vers la droite comme au centre.

Comme on peut le voir sur l’album ci-dessus, les gros patins à l’arrière du clavier ancrent fermement le ZM-K700M sur son support y compris en cas d’utilisation intense. L’inclinaison du clavier se gère à l’aide de deux pieds escamotables, lesquels sont également couverts d’épais patins en caoutchouc. Dans l’ensemble, les patins du ZM-K700M font partie des meilleurs que nous ayons vu à ce jour.

Le clavier proposant un agencement ANSI standard, il devrait être possible de remplacer les touches sans problème de compatibilité. A l’opposé, de nombreux claviers positionnés sur le même segment comme le Corsair Strafe ou encore le Razer Blackwidow Chroma sont agencés de manière non-conventionnelle, rendant ainsi le remplacement des touches quasiment impossible. Zalman marque donc un point ici.

Interrupteurs

Le ZM-K700M s’appuie sur des interrupteurs mécaniques Cherry MX Red, lesquels sont garantis pour 50 millions d’activations. Pour mémoire, les Cherry MX Red sont des interrupteurs linéaires sans retour avec une force d’activation de 45g, ce qui les positionne parmi les plus légers sur le marché. La souplesse de leur ressort ainsi que leur construction linéaire assure un confort durant les longues sessions de jeu, réduisant la fatigue des doigts et mains.

Image 1 : Test : Zalman ZM-K700M, premier clavier mécanique gaming du coréenNotons que les interrupteurs MX Red sont ici montés sur une plaque (et non pas directement sur le PCB), ce qui leur permet d’assurer une réponse précise et stable. Les plus grosses touches s’appuient sur des stabilisateurs Cherry, rendant ainsi leur manipulation et leur remplacement extrêmement simple. Ces stabilisateurs sont parfois critiqués pour leur réponse imprécise ou manquant de régularité, mais nous n’avons rien trouvé à redire dans le cas du ZM-K700M : l’activation de la barre espace comme des autres grosses touches s’est faite sans problème, quelle que soit la zone d’activation.

A ce stade, le clavier de Zalman n’est disponible qu’avec des interrupteurs MX Red, signe supplémentaire que le ZM-K700M vise avant tout une utilisation ludique. Bon nombre d’utilisateurs faisant régulièrement de la saisie préfèrent avoir un retour de force, voire un clic d’activation, bien que ces préférences soient susceptibles de varier d’une personne à l’autre.

Le mode d’emploi nous a agréablement surpris parce qu’utile et bien écrit dans l’ensemble, tout du moins pour la partie anglaise. Précisons néanmoins qu’il nous a été impossible d’utiliser certaines des fonctionnalités décrites dans ce dernier, comme le raccourci FN+H sensé ouvrir un mode d’emploi en ligne. A contrario, le raccourci FN+G ouvrait bien Google comme précisé dans le manuel.

Touches

Image 2 : Test : Zalman ZM-K700M, premier clavier mécanique gaming du coréenFabriquées en plastique ABS, les touches du ZM-K700M profitent d’une gravure au laser afin de laisser passer le rétroéclairage. Les touches de raccourci semblent bénéficier du même traitement, mais le lettrage est recouvert d’un rouge qui atténue l’intensité de la lumière. D’autre part, les LED sont situées au-dessus des interrupteurs, alors que le lettrage des touches fonctions est gravé sur la base des touches.

La touche espace profite quant à elle de trois LED pour éclairer de manière uniforme le logo Zalman gravé au centre. A l’inverse, les touches Caps Lock et Entrée n’ont qu’une seule LED chacune, rendant ainsi l’éclairage légèrement irrégulier. Ce fait est d’autant plus accentué sur la touche Entrée vu que sa LED est située sur le côté gauche de l’interrupteur.

Les cinq touches macros ont quant à elles une forme unique : plus courtes, avec des coins biseautés. Cette dernière caractéristique ne rend pas leur activation plus difficile, il s’agit d’un choix purement esthétique. En revanche, la hauteur réduite permet un accès plus facile avec le petit doigt lorsque l’on a la main sur les touches ZQSD en jeu.

Rétroéclairage

Le ZM-K700M dispose donc d’un système de rétroéclairage par touche. Toutes les LED sont blanches à l’exception de celle située derrière le logo « Z » (à droite du clavier), en RVB, qui fonctionne uniquement lorsque le mode Z-Key est activé (nous y reviendrons plus loin). L’absence de rétroéclairage RVB global pourra en décevoir certains, tandis que d’autres apprécieront cette sobriété.

Image 3 : Test : Zalman ZM-K700M, premier clavier mécanique gaming du coréenA notre connaissance, une fonctionnalité n’a jamais été vue auparavant : il s’agit de la capacité à définir un niveau de rétroéclairage de base, indépendamment des modes d’éclairages. Ceci veut par exemple dire que l’on peut avoir un niveau de rétroéclairage faible sur l’ensemble du clavier, puis activer le mode Key LED pour pousser l’intensité lumineuse des touches ZQSD au maximum. Tous les autres modes fonctionnent également en complément du niveau de base.

Ces autres modes incluent Key Wave (la touche frappée ainsi que celles se trouvant à proximité immédiate s’illuminent de manière douce), Key Touch (une touche activée s’éclaire à l’activation avant de s’éteindre), « Breath » (le rétroéclairage varie régulièrement en intensité) et Equalizer. Ce dernier mode réagit à l’environnement sonore : plus le bruit est important et plus l’éclairage se fait intense parmi les trois motifs au choix.

Key Mask permet de définir (FN+F9) une ou plusieurs touches afin qu’elles restent activables tandis que les autres sont rendues non-fonctionnelles. Ce mode trouve notamment son intérêt en jeu lorsque l’on souhaite éviter les frappes accidentelles. Précisons que Key Mask peut fonctionner de concert avec Key LED, auquel cas seules les touches activables sont rétroéclairées.

La jauge de LED à droite du clavier est une fonctionnalité propre au ZM-K700M. A l’image des touches macro situées sur sa gauche, on tient là un signe évident de l’orientation ludique du produit. Ceci étant dit, cette jauge nous a semblé assez inutile, bien qu’elle soit censée réagir à la vitesse de frappe, aux changements de volume, l’intensité lumineuse des LED et enfin la vitesse de fonctionnement des macros.

Pour la plupart des modes évoqués, les barres de la jauge clignotent sans pour autant donner visuellement de réelles données. Prenons le cas du mode volume : les témoins s’allument du haut vers le bas ou inversement suivant les changements de volume, mais cet affichage ne correspond absolument pas à un volume minimum/maximum. De la même manière, les témoins se remplissent ou se vident suivant la vitesse de frappe, sans que l’on n’arrive jamais à trouver la corrélation entre le nombre de mots par minute et l’affichage. On tient donc là un retour arbitraire qui nous a plus semblé relever de la distraction qu’autre chose. A moins de frapper comme une mule, il était tout simplement impossible d’avoir plus de trois témoins lumineux. En bref, cette jauge nous a semblé relever du gadget plus qu’autre chose.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Tour du propriétaire
  3. Logiciel ZKeyFormation
  4. Démontage
  5. Tests et performances
  6. Conclusion