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Top départ pour le WHDMI

Le HDMI est aujourd’hui bien implanté parmi les platines, consoles, PC, moniteurs et téléviseurs HD. Il représente un progrès indéniable par rapport aux autres connectiques HD, en réunissant en un seul câble le son et l’image. Malgré tout, il y a encore un câble. Ce qui fait un peu tache, dans notre société de la mobilité et du sans fil. Heureusement, le WHDMI, alias Wireless HDMI, alias HDMI sans fil, pointe le bout de son antenne.

Full HD, sans fil

La technologie, présentée pour la première fois au CES 2005, devrait débarquer sur le marché en 2008. La start-up israélienne Amimon vient en effet d’annoncer la disponibilité de ses chipsets AMN2110 et AMN2210. Facilement intégrables dans n’importe quel appareil électronique, ils permettent la transmission de flux vidéo non compressés jusqu’au 1080p/30, soit la définition d’un Blu-ray ou HD DVD, dans les airs, jusqu’à une distance de 30 mètres. L’émission se fait dans la bande encore presque inoccupée des 5 GHz, ce qui devrait minimiser le risque d’interférences.

Les grossiers et les lumineux d’abord

Mais comment cela peut-il marcher ? Sachant que les réseaux Wi-Fi plafonnent à 300 Mb/s, et qu’une vidéo 1080p non compressée réclame au strict minimum 3 Gbit/s (1920 x 1080 pixels/image x 24 bits couleurs/pixels x 60 images/seconde sur un écran LCD). Le secret d’Amimom réside dans l’intelligence du composant. La transmission est en effet optimisée selon des méthodes similaires à celles utilisées dans les algorithmes de compression des images ou des vidéos.

Dans un flux video en effet tous les bits ne sont pas égaux, au contraire d’un flux de données classique. Le chipset d’Amimon privilégie l’émission du bit le plus important de chaque pixel quitte à sacrifier le bit le moins important. Ainsi, la valeur de chaque pixel est protégée au maximum, et si des erreurs ont lieu, leurs conséquences sur l’image sont limitées.

On sait aussi que les informations de basse fréquence spatiale, c’est-à-dire les détails les plus grossiers, sont plus importantes pour l’oeil que celles de hautes fréquences, les fins détails. Donc ces informations sont privilégiées. De même, les informations de luminance, étant visuellement plus importantes que celle de chrominance, elles sont prioritaires.