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Tour d’horizon des connectiques vidéo

1 : HDMI, DisplayPort et compagnie... 2 : Le concurrent DisplayPort 3 : Quel câble pour tout ça ? 5 : Le cas des smartphones 6 : L'avenir : plus de câbles ?

Thunderbolt, USB C… quand le DisplayPort joue au coucou

Le standard vidéo universel

En 2011, deux années après l’arrivée du DisplayPort 1.2, alors que l’interface a bien pris sa place sur le marché, Intel et Apple dévoilent le Thunderbolt. Ce bus à très haute vitesse est intimement lié au DisplayPort parce qu’il en utilise le connecteur et le protocole pour transférer un flux vidéo en parallèle d’un flux de données. Apple économise ainsi de place sur ses machines et Intel promet un avenir où un seul câble permet de relier un PC, non seulement à un écran, mais aussi à tous ses périphériques.

Image 1 : Tour d'horizon des connectiques vidéo

L’histoire en a voulu autrement, le Thunderbolt étant resté beaucoup trop cher pour vraiment s’imposer sur le marché. Mais l’idée a fait son chemin et elle a abouti à la création des modes alternatifs sur l’USB 3.1.

Les USB Alt Mode prévus dans la définition de l’USB 3.1 et du connecteur USB type C aménagent la possibilité de faire transiter sur un câble USB d’autres protocoles, en plus de l’USB. Le cas qui nous intéresse ici est la possibilité de véhiculer sur un même câble des données USB 3.1 et/ou un flux vidéo DisplayPort. Les deux standards sont heureusement très proches. Tous deux utilisent quatre paires de fils pour la transmission des données. Les appareils compatibles sauront alors allouer tout ou partie des lignes d’un câble USB Type C à un flux DisplayPort. Tout, si l’écran nécessite la totalité de la bande passante (comme un écran 4K à 120 Hz). Une partie seulement si l’écran est plus modeste. Ainsi, avec un simple écran Full HD, on peut conserver une liaison USB 3 à 5 Gbit/s.

Image 2 : Tour d'horizon des connectiques vidéoSchéma des 24 contacts du connecteur USB C.

Mieux encore : le connecteur USB Type C possédant des contacts supplémentaires réservés pour l’USB 2.0, on bénéficiera toujours d’un lien relativement rapide, même sur un écran absorbant toute la bande passante du DisplayPort. Et, pour compléter la vision d’un unique câble universel, l’USB type C est également compatible USB Power Delivery, c’est-à-dire qu’il peut servir à alimenter un appareil, avec une puissance allant jusqu’à 100 W.

Des adaptateurs pour le HDMI

En grimpant sur les épaules de l’USB, le DisplayPort pourrait donc facilement s’imposer comme l’interface vidéo universelle. Pourtant, il n’existe encore aucun téléviseur USB C. Heureusement, pour l’utilisateur final, la cohabitation entre HDMI et DisplayPort n’a pas été complètement oubliée par les promoteurs du format.

Malgré les différences techniques entre les deux interfaces, il existe des solutions permettant de brancher un écran HDMI sur une source DisplayPort. La première est l’existence de port DisplayPort Dual Mode, ou DP++. Ces ports détectent la nature de l’écran qui leur est connecté et peuvent alors envoyer, soit un signal DisplayPort, soit un signal HDMI. Le Dual Mode est la solution idéale puisqu’il ne nécessite pas d’adaptateur actif : toute la conversion est faire sur l’appareil source et il suffit d’un adaptateur mécanique passif pour transformer le connecteur DP en un connecteur HDMI.

Un câble mini-DisplayPort/HDMIUn câble mini-DisplayPort/HDMI

A défaut d’un connecteur DisplayPort Dual Mode, il faut recourir à un convertisseur actif. Le câble DP-HDMI contient alors l’électronique requise pour convertir le LVDS en TMDS.

Depuis 2013, les ports Dual Mode sont compatibles HDMI 1.4. La compatibilité avec le HDMI 2.0 est prévue dans la norme DisplayPort 1.3. Il devrait même exister à court terme des adaptateurs USB type C vers HDMI.

Sommaire :

  1. HDMI, DisplayPort et compagnie...
  2. Le concurrent DisplayPort
  3. Quel câble pour tout ça ?
  4. Thunderbolt, USB C... quand le DisplayPort joue au coucou
  5. Le cas des smartphones
  6. L'avenir : plus de câbles ?