Accueil » Dossier » Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

Plutôt que d’acheter une console rétro « officielle », nous vous invitons à fabriquer la vôtre.

1 : La mode des consoles « mini » de rétrogaming 2 : Nano-ordinateur et Raspberry Pi 3 Model B+ 3 : De quel matériel a-t-on besoin ? 4 : Installation pas à pas de notre console « mini » 5 : Bien refroidir son Raspberry Pi 7 : Quelques accessoires bien pratiques 8 : Nos astuces et recommandations diverses

Choisir le bon logiciel

Voilà, matériellement parlant, votre mini console rétro est prête. Pour autant, l’allumer ne vous mènerait pas bien loin puisqu’il lui faut bien sûr une solution logicielle digne de ce nom. À ce petit jeu, de nombreux amateurs se sont lancés dans la conception de systèmes presque tout-en-un très pratiques. Nous en avons listé six, mais il est possible que certains aient échappé à notre vigilance.

Si HAPPI Game Center et ChameleonPi semblent abandonnés, les cinq autres solutions ci-dessus sont parfaitement fonctionnelles et régulièrement mises à jour. Il serait trop long de revenir sur chacune d’entre elles, mais avant de détailler le système qui a notre préférence, nous voulions tout de même évoquer le cas Blast16.

Sans doute son plus gros défaut, Blast16 est pour le moment limité aux seules machines de SEGA et encore, les plus modestes d’entre elles : Megadrive, MegaCD, SEGA 32X, Master System et GameGear. Reste que pour les fans de SEGA, c’est bien suffisant et cela a permis aux concepteurs de se focaliser sur d’autres aspects. Blast16 est l’une des solutions les plus esthétiques et les plus simples à mettre en oeuvre. Tous les amateurs des consoles SEGA devraient au moins jeter un œil dessus.

ATTENTION. Blast16 connaît une autre limitation parfois passée sous silence. Il accepte un maximum de 600 roms – toutes plateformes confondues – sur la MicroSD.

Toutefois, puisque nous cherchons la polyvalence, il était impossible de la retenir comme distribution logicielle privilégiée. Nous avons donc jeté notre dévolu sur Recalbox, développée par des Français à partir du travail réalisé sur EmulationStation et RetroArch notamment. Recalbox évolue de manière régulière et se place aujourd’hui comme l’une des solutions les plus puissantes. Elle est peut-être un peu moins complète que l’autre « géant », Retropie, mais compense par une simplicité de mise en place sensiblement supérieure.

Notre chouchou : Recalbox

Avant toute chose, il convient de se rendre sur le site de Recalbox pour en récupérer la dernière version. Sur la page des téléchargements, veillez à bien prendre l’image correspondante au système Raspberry Pi 3 Model B+. Pour être sûr de ne pas vous tromper voici, à l’heure où nous publions ce dossier, le lien valide.

Image 13 : Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

Imposant – un petit peu plus de 300 Mo – le fichier en question est ce que l’on appelle une image compressée. À l’aide d’un logiciel comme 7Zip ou WinRAR, vous aurez à décompresser ce fichier afin d’obtenir une image (.img) exploitable. Attention, le poids de cette image décompressée est de plus de 2 Go ! Une image qui faut maintenant placer sur notre carte microSD. Il vous faut alors soit un lecteur de cartes mémoire, soit un adaptateur microSD > USB pour exploiter la microSD sur le PC. Ensuite, on lance un logiciel tel que

Image 15 : Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

Cette ultime étape doit durer quelques minutes maximum et, dès lors qu’elle est réalisée, il est possible de prendre la MicroSD pour l’insérer dans le port dédié du Raspberry Pi et d’allumer la bête après avoir connecté une manette USB. Votre mini console rétro est prête, même si elle reste dans sa forme la plus basique

Image 16 : Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

À ce premier démarrage, Recalbox peut vous demander de configurer la manette, notamment si celle-ci n’est pas reconnue comme un modèle « standard ». Il s’agit de définir les contrôles essentiels. Nous reviendrons sur nos manettes préférées, mais veillez à avoir une croix directionnelle, quatre boutons d’action et deux boutons en plus que vous pourrez assigner aux fonctions « start » et « hotkey ». Cette dernière est utilisée pour diverses combinaisons : sauvegarde / chargement de la partie en cours, quitter le jeu en cours…

Image 17 : Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

Nous vous conseillons ensuite d’entrer directement dans le menu « système » afin de modifier la langue et passer l’ensemble en français. Si votre console est fonctionnelle, elle manque de contenu. Recalbox n’intègre qu’une poignée de jeux – peu connus – pour des raisons légales. Si l’émulation est tolérée, les jeux « de notre enfance » sont protégés par le droit d’auteur et pour utiliser une « rom », il est nécessaire de disposer de la cartouche / de la disquette / du CD d’origine.

Partons du principe que vous disposez du jeu originel ou – plus vraisemblablement – que vous vous moquez éperdument de l’aspect légal des choses, il est possible de récupérer quantités de roms en faisant des recherches sur le Web. Ensuite, il s’agit de les transférer sur votre Recalbox. Pour ce faire, il faut connecter notre console en réseau avec notre PC soit en WiFi, soit en Ethernet.

Image 18 : Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

Le WiFi nécessite que vous ayez un émetteur WiFi à la maison (une box Internet par exemple), mais aussi que vous connaissiez le SSID de ce réseau et le mot de passe associé. Si vous avez ces informations, aucun problème, il suffit de les entrer dans la partie configuration dédiée de votre Recalbox. L’Ethernet est toutefois plus simple à mettre en place car en général complètement automatique. En revanche, sur notre MegaPi Case, il nécessite de connecter un câble réseau au – pas très accessible – port RJ45 de la console. L’Ethernet a toutefois aussi un sérieux avantage sur le WiFi de part ses débits bien supérieurs.

ATTENTION. Les roms sont dans divers formats. Vérifiez que l’émulateur utilisé par Recalbox accepte les vôtres. Les jeux Megadrive sont gérés dans leur format natif (.gen, .md, .smd, .bin) ainsi que sous forme compressée, .zip ou .7z, pas en .rar.

Pour la copie à proprement parler, il est possible de passer directement par la fonction « réseau » de Windows ou depuis l’interface Web de votre Recalbox. En effet, dès lors que la console est connectée au réseau, on peut accéder à une partie de sa configuration et à de nombreuses informations depuis un navigateur Web comme Firefox ou Chrome. Pour ce faire, entrez simplement l’IP de votre Recalbox (cf. capture précédente) sur votre navigateur.

Image 19 : Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

Sur la colonne de gauche se trouve l’option « roms » qui vient afficher l’intégralité des dossiers roms de notre Recalbox, avec, sans doute, des machines que vous ne connaissiez pas ! Cherchez le dossier de la console voulue, ici Sega Megadrive et cliquez sur le bouton « uploader des roms » pour que l’on vous propose de glisser-déposer les roms voulues.

ATTENTION. Il est important d’appuyer sur le bouton « arrêter ES » avant d’ajouter des roms. Une fois les roms ajoutées, le bouton « démarrer ES » devra être cliqué pour relancer l’ensemble du processus d’émulation.

Sommaire :

  1. La mode des consoles « mini » de rétrogaming
  2. Nano-ordinateur et Raspberry Pi 3 Model B+
  3. De quel matériel a-t-on besoin ?
  4. Installation pas à pas de notre console « mini »
  5. Bien refroidir son Raspberry Pi
  6. Choisir le bon logiciel
  7. Quelques accessoires bien pratiques
  8. Nos astuces et recommandations diverses