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Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

Plutôt que d’acheter une console rétro « officielle », nous vous invitons à fabriquer la vôtre.

1 : La mode des consoles « mini » de rétrogaming 2 : Nano-ordinateur et Raspberry Pi 3 Model B+ 3 : De quel matériel a-t-on besoin ? 4 : Installation pas à pas de notre console « mini » 5 : Bien refroidir son Raspberry Pi 6 : Choisir le bon logiciel 7 : Quelques accessoires bien pratiques

Nos astuces et recommandations diverses

Nous terminons ce dossier qui aurait encore pu s’étendre sur de nombreuses pages par quelques recommandations, quelques conseils et astuces tirés de notre expérience personnelle. N’hésitez d’ailleurs pas à nous soumettre vos propres retours, nous n’hésiterons pas à partager les informations les plus intéressantes.

Consulter le wiki de Recalbox

Image 1 : Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

Notre premier conseil peut sembler stupide, mais le fait que de nombreux utilisateurs se lancent sur Recalbox sans au moins jeter un œil à ce vaste Wiki qui contient quantités d’informations à tous les niveaux. Vous y trouverez en premier lieu des éclaircissements sur les machines actuellement émulées par Recalbox et dans quelles conditions.

Émulation qui ne marche pas… et le BIOS ?

Vous avez suivi les recommandations à la lettre, vous avez récupéré quelques roms au bon format et les avez placées dans le dossier correspondant… et pourtant, au moment de lancer le jeu, cela ne fonctionne pas. Premier conseil que nous pouvons vous donner : avez-vous vérifié que vous détenez la bonne version du BIOS correspondant à la plateforme émulée ?

Comme sur nos PC actuels, le BIOS rassemble les instructions de base d’une machine, en l’occurrence d’une console ou d’un ordinateur de l’époque. Pour que Recalbox soit en mesure de faire tourner un Altered Beast sur Megadrive par exemple, il est nécessaire que votre mini console dispose de ces BIOS. L’interface Web de Recalbox permet de faire le point en cliquant sur BIOS dans le menu à gauche.

Image 2 : Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

Notre capture ci-dessus vous montre le cas où tous les BIOS sont justement à jour : la petite coche verte l’indique clairement. Si ce n’est pas le cas, il faut uploader les BIOS manquant via le bouton « uploader des BIOS ». Vous n’aurez guère de difficultés à trouver lesdits fichiers sur Internet, mais les BIOS sont protégés au même titre que les jeux et nous ne pouvons vous proposer de lien de téléchargement.

Question d’émulateur : choisir le bon

Sans doute savez-vous que des émulateurs pour une console dédiée, il y en a souvent plusieurs. Recalbox exploite une série d’émulateurs connus et reconnus dont on retrouve la liste sur le Wiki officiel.

Dans le cas du MegaCD par exemple, Recalbox exploite deux émulateurs : picodrive et genesisplus-gx. Le second a le bon goût d’accepter les roms au format compressé .chd afin de gagner en espace occupé. Problème, il est incapable de gérer les jeux sur plusieurs disques comme le « mémorable » Night Trap. Dans ce cas, il faut donc passer par picodrive qui, lui, n’accepte que les .bin / .cue / .iso.

Image 3 : Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

Face à une incompatibilité, il est important de savoir comment basculer d’un émulateur à un autre… si Recalbox nous offre ce choix bien sûr. Pour ce faire, il faut se rendre dans le menu système de la box et choisir « paramètres avancés » puis « configuration avancée de l’émulateur ». Là, on choisit la plateforme voulue et il suffit de jouer sur les deux premières options disponibles : « émulateur » / « core ».

Personnalisation et thème

Un autre atout non négligeable de Recalbox et consorts – Retropie en tête – est d’offrir des options de personnalisation. On peut ainsi aisément configurer sa console rétro afin de rendre les menus plus attrayants, davantage conforme à l’idée que l’on se fait de sa mini console.

Image 4 : Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

À moins de se lancer dans la conception intégrale de son propre thème, les choses sont ici assez simples. Nous vous invitons à faire quelques recherches sur le Net ou à vous rendre sur les forums Recalbox afin de trouver le thème de votre cœur. Il suffit ensuite de le télécharger et de le décompresser au bon endroit sur votre Recalbox.

Là, l’interface Web de Recalbox ne vous sera d’aucun secours. Il est nécessaire de passer par une connexion réseau (Ethernet ou Wi-Fi) et de copier le dossier de votre thème décompacté sur \\recalbox\share\system\.emulationstation\themes\ sans rien changer. Ensuite, direction votre Recalbox et dans le menu système choisir « option de l’interface » puis « thème ».

Image 5 : Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

L’aspect « premier contact » de notre dossier ne nous permet pas vraiment d’aller plus loin. Sachez cependant qu’il est également possible de changer l’ordonnancement des consoles dans votre menu Recalbox, de modifier la petite vidéo d’introduction à l’allumage de la box et quantités d’autres choses. Bien sûr, si de telles options vous intéressent, nous étudierons la possibilité de compléter ce dossier.

Des images déjà prêtes ?

Image 6 : Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

Vous vous en doutez, vous n’êtes pas les seuls à vous intéresser à la création d’une petite console rétro à base de Raspberry Pi. En réalité, cet usage du nano-ordinateur est même extrêmement populaire et, culture du partage oblige, de nombreux utilisateurs se sont même mis en tête de distribuer la partie logicielle de leur création.

Un logiciel comme Win32 Disk Imager permet de créer une image de sa Recalbox personnalisé et plein de roms diverses. Un site comme ArcadePunks centralise les images ainsi créées et une fois téléchargée, vous n’aurez plus qu’à utiliser Etcher pour appliquer ladite image sur votre carte microSD. Bien sûr, il est tout à fait possible de modifier cette image comme vous le feriez avec une Recalbox créée depuis l’image officielle.

Un petit coup d’œil à notre Recalbox

Terminons ce dossier par un zoom sur notre – modeste – configuration rétrogaming basée sur Recalbox. Vous l’aurez compris au travers de ces quelques pages, esthétiquement parlant, nous avons une préférence pour le style Megadrive et nous avons donc opté pour le boîtier MegaPi Case de Retroflag.

Image 7 : Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

En solo, le Bluetooth du Raspberry Pi suffit, mais à plusieurs et plus loin de la console, l’adaptateur 8BitDo apporte un surcroît de confort et nous l’avons complété de quatre manettes (2xM30 et 2xSF30 Pro signées 8BitDo) pour des parties endiablées sur Bomberman et Micro Machines.

Côté tarifs, notre configuration complète n’a finalement pas un coût si élevé… si ce n’est peut-être le petit plaisir sur les manettes. En voici le détail précis.

  • Raspberry Pi 3 Model B+ : 35€
  • boîtier Retroflag MegaPi Case : 28€
  • kit de refroidissement actif Aukru : 8€
  • alimentation 5V/3A Makeasy avec interrupteur : 10€
  • carte microSD Sandisk Ultra 64 Go : 14€

Au total, cela nous fait donc 95€ hors manettes sachant qu’il est aussi possible de trouver des kits rassemblant tout ou partie de ces composants pour économiser quelques euros… Reste ensuite à choisir vos manettes, filaires ou Bluetooth et à prendre un maximum de plaisir. N’hésitez pas à partager vos installations !

Image 8 : Tuto et tests : fabriquez votre console « mini » rétrogaming Raspberry

Sommaire :

  1. La mode des consoles « mini » de rétrogaming
  2. Nano-ordinateur et Raspberry Pi 3 Model B+
  3. De quel matériel a-t-on besoin ?
  4. Installation pas à pas de notre console « mini »
  5. Bien refroidir son Raspberry Pi
  6. Choisir le bon logiciel
  7. Quelques accessoires bien pratiques
  8. Nos astuces et recommandations diverses