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Un client de free attaqué pour diffamation [MAJ]

Si les conflits opposants des abonnés à leurs fournisseurs d’accès Internet sont légion, il est rare qu’un FAI attaque son client en justice. C’est pourtant la mésaventure que vient de connaître un client de Free poursuivi pour diffamation.

Arnaque : le mot interdit

Dans un communiqué, l’association SOS Internautes souligne que, « Cet abonné, échaudé par le mutisme de ses interlocuteurs (même lorsque ses appels à l’assistance technique aboutissaient) et les lenteurs à retrouver un accès Internet opérationnel, a laissé un message sur le forum d’une association d’aide aux Freenautes, dans lequel il tient des propos qui ont déplu à son fournisseur d’accès. Décrivant les problèmes rencontrés, il a utilisé le terme « arnaque ». »

L’abonné excédé explique…

S’exprimant sur le forum de SOS Internautes, l’abonné en question explique qu’entre le 25 mai 2005 et le 22 juin 2005 il a été privé de connexion Internet, de ligne téléphonique et de télévision et que c’est sur ordre d’un juge de proximité que Free a rétabli ces services. Celui-ci admet que, pendant toute la durée de l’incident, il a témoigné de ses déboires sur les forums de freeks.org laissant notamment un message contenant le terme arnaquer.

Rapidement modéré (quelques heures après sa publication), ce message aurait du passer inaperçu, mais Free qui surveille apparemment de très près les forums regroupant des freenautes, a décidé de poursuivre en diffamation pour le terme arnaque. L’affaire sera jugé le 10 novembre prochain devant le tribunal correctionnel de Paris. D’après notre confrère PC Inpact, le client en colère avait également laissé dans son message « les coordonnées personnelles d’un des membres du conseil d’administration de Free, avec adresse, téléphone, et d’autres détails », ce qui est bien plus répréhensible, mais, la plainte de Free ne concerne que la diffamation « réprimés par les articles 23, 29 alinéas 1 et 32 1 de la loi du 29 juillet 1881 ».

Free n’en est pas à son coup d’essai

Ce n’est pas la première fois que Free poursuit un de ses clients en diffamation, souligne l’association SOS Internautes, rappelant qu’en mars 2006, un abonné avait connu une telle mésaventure « Avoir employé le terme « escroc » dans une formule humoristique, sur un blog où il dénonçait les problèmes auxquels lui aussi faisait face ».

Mise à jour : La personne attaquée par Free tient à apporter la précision suivante : elle n’a que divulgué l’adresse et le numéro de téléphone du membre du conseil d’administration de Free. « Ces informations ont été trouvées sur net via le moteur de recherche et le dossier a été classé sans suite par la justice ».