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Un GPU externe sur PC portable ? On a testé

1 : Pourquoi une carte graphique externe ? 2 : Plusieurs interfaces, notre choix 3 : La solution de Village Instruments 4 : Le chevauchement et le choix du GPU 5 : Le problème de l'allocation des ressources 6 : La gestion du démarrage 7 : Optimus & Co. 9 : Améliorer les choses ? 10 : Autre chose qu'une carte graphique ? 11 : Conclusion

Les performances

Mesurer les performances du GPU externe n’est pas chose aisée. Dans notre cas, d’une part, notre boîtier de test n’avait qu’une alimentation de base, ce qui limitait la puissance de la carte graphique à intégrer. D’autre part la seule machine disposant du même GPU était un Mac, dont les pilotes ne sont pas aussi optimisés que ceux d’une machine Windows. Et malheureusement, il nous a été impossible de faire des tests sous Windows avec cette machine.

La bande passante

Image 1 : Un GPU externe sur PC portable ? On a testéSur un MacBook Pro, nous avons mesuré — via CUDA-Z — la bande passante de l’ExpressCard. Nous avons atteint (seulement) 190 Mo/s dans le meilleur des cas, sur un bus pouvant atteindre en théorie 250 Mo/s. C’est assez peu et même problématique dans certains cas.

En effet, pour afficher 60 images par seconde sur un écran classique de 22 pouces qui travaille en 1 680 x 1050, il faut une bande passante d’environ 400 Mo/s. Pour un écran plus ancien en 1 280 x 1 024, 300 Mo/s. Comme on le voit, des problèmes de fluidité peuvent se poser. En usage bureautique, ce n’est pas réellement un problème : que le curseur soit animé à 60 images/s ou à 30 images/s, c’est invisible. Mais pour regarder une vidéo, c’est très vite limitant : une simple vidéo en plein écran est saccadée.

NVIDIA, dans ses pilotes Windows, détecte la vitesse du bus et active une compression au niveau du GPU — sur les puces récentes —, mais ce n’est pas le cas sur tous les systèmes et c’est uniquement le cas sur les puces interfacées en PCI-Express x1.

Dans les jeux

Dans les jeux, la bande passante limite rapidement : il faut considérer que les performances sont divisées par deux par rapport à une carte interfacée en PCI-Express x16. Le simple fait de passer sur un lien PCI-Express 2.0 (500 Mo/s) permet d’ailleurs d’augmenter les performances.

Nous avons effectué un test 3DMark 06 avec une GeForce 9500 GT sur un portable doté d’un Core 2 Duo à 2 GHz et nous avons obtenu un score de 3580. Sur une machine de bureau et avec un GPU identique, le score moyen est compris entre 5 000 et 6 000 dans une définition identique et avec une carte interfacée en PCI-Express 16x.

Avec plusieurs écrans

Dans la plupart des cas, les personnes qui veulent un GPU externe ont une idée en tête : multiplier les écrans. Comme nous l’expliquons plus haut, la bande passante n’est pas assez élevée pour un simple écran 22 pouces et le problème se pose évidemment si on veut brancher plusieurs écrans. Dans la pratique, c’est parfaitement utilisable en bureautique, pour du surf et dans tous les cas où les animations sont lentes. Sur de la vidéo, c’est très dépendant des pilotes : si le décodage se fait sur le GPU, ce n’est pas un réel problème, ce dernier recevant la version compressée du flux. Si c’est par contre le CPU qui décode, les saccades sont à prévoir, surtout en plein écran : la bande passante est trop faible.

Sommaire :

  1. Pourquoi une carte graphique externe ?
  2. Plusieurs interfaces, notre choix
  3. La solution de Village Instruments
  4. Le chevauchement et le choix du GPU
  5. Le problème de l'allocation des ressources
  6. La gestion du démarrage
  7. Optimus & Co.
  8. Les performances
  9. Améliorer les choses ?
  10. Autre chose qu'une carte graphique ?
  11. Conclusion