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Une puce mémoire pallie les problèmes cérébraux

Des chercheurs de l’Université de Californie – Los Angeles, viennent de publier des travaux pour le moins fascinant mettant en œuvre une puce mémoire. Nous sortons du cadre de la mémoire utilisée pour stocker ses photos ou ses mp3. Les chercheurs mettent en avant une puce mémoire visant à remplacer des neurones. À titre d’information, les scientifiques parlent de 12 000 neurones par puce comparativement au milliard de neurones que compte le cerveau. Cette puce ressemble beaucoup à la Cyberkinetic’s BrainGate qui est un implant cérébral qui aide des patients à prendre le contrôle d’un bras électronique par exemple. Le BrainGate est pour l’instant à un stade expérimental.

format cerveau :

L’application de la puce mémoire des chercheurs californiens a néanmoins un but différent puisqu’elle vise à remplacer la mémoire humaine et donc pallier à certaines maladies, comme Alzheimer. Plusieurs obstacles restent encore à franchir, malgré les progrès détaillés dans le rapport des scientifiques. Tout d’abord, il faut que la puce reçoive, mais surtout envoie un signal qui soit compris par le cerveau. De plus, il faut faire en sorte que la chaleur dégagée par le fonctionnement d’un semi-conducteur n’endommage pas des cellules saines du cerveau. Cette année, les chercheurs espèrent tester cette puce sur des rats, pour tester cette technologie sur des singes d’ici quatre ans dans le but de remplacer des cellules du cerveau humain d’ici 15 ans.

Éthique et médecine

Ces travaux ont aussi été très critiqués par la communauté scientifique, car ils ne répondent pas à une question fondamentale que les chercheurs ont encore besoin de percer et qui tente de savoir ce qu’est la mémoire humaine. Beaucoup estiment donc que cette puce tente de remplacer quelque chose que l’on ne comprend pas. Certains craignent même qu’un tel produit change la structure de pensée du patient, sa personnalité ou ajoute des souvenirs qui n’existent pas ou pire, n’endommage de vrais souvenirs. Malgré toutes ces critiques, les chercheurs continuent de recevoir 3 millions de dollars par an de la National Science Foundation et la National Institutes of Health. Le Pentagone aussi continue d’alimenter les laboratoires en fond.