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Une puce qui s’autorefroidit

Image 1 : Une puce qui s'autorefroiditLa structure du canal entre la source et le drainDes chercheurs de l’Université du Texas à Arlington viennent de publier un papier dans la revue Nature Communications montrant une puce qui s’autorefroidit à –228 ºC et qui fonctionne à température ambiante. Elle accomplit cela en faisant passer les électrons par un puits quantique pour les refroidir. C’est la première fois que quelqu’un arrive à faire cela à température ambiante, selon les scientifiques.

Un système qui fonctionne à température ambiante

L’Université de l’Illinois avait réussi auparavant à autorefroidir des transistors en utilisant du graphène. Or, nous parlons aujourd’hui d’une puce entière. Ce n’est pas non plus la première fois que l’on utilise des puits quantiques comme système de refroidissement, mais la puce demandait auparavant d’être submergée dans un liquide très froid.

On ne connaît pas la finesse de gravure de la puce. On sait seulement qu’elle est gravée en nanomètre. Entre la source et le drain des transistors, les chercheurs ont placé un puits quantique composé d’oxyde de chrome(III). L’électron va ensuite traverser une barrière à effet tunnel en dioxyde de silicium, un point quantique et enfin une seconde barrière. La composition de ce canal entre la source et le drain permet de réduire grandement l’excitation de l’électron et donc abaisser sa température.

De nombreux défis à surmonter

Avoir un processeur capable de s’autorefoidir à moins de 200 ºC ouvre la porte à des applications extraordinaires. Avant que ce système ne devienne une réalité commerciale, il faudra que les industriels arrivent à en fabriquer en masse à des finesses de gravure compatibles avec les machines déjà présentes dans les usines. Les chercheurs ont aussi annoncé continuer à travailler sur les performances de l’ensemble pour atteindre des températures encore plus basses.