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Une puce Sony pour un réseau sans fil à 60 GHz

Image 1 : Une puce Sony pour un réseau sans fil à 60 GHz

Sony, en partenariat avec l’Institut technologique de Tokyo, a présenté une puce capable de gérer un réseau sans fil sur une bande de fréquence de 60 GHz afin d’obtenir des débits de 6,3 Gb/s. Même si le communiqué ne parle pas du WiGig, les caractéristiques identiques à la norme laissent penser que cette puce sera principalement utilisée pour ce réseau sans fil. La firme a présenté son papier à l’ISSCC (International Solid-State Circuits Conference) qui s’est récemment tenu aux États-Unis.

Une gestion du signal optimisée

Le fabricant de téléviseurs a eu la charge de concevoir les circuits électroniques. Il explique qu’il a utilisé un système de correction d’erreur réduisant le nombre de données redondantes nécessaires, ce qui permet d’optimiser le traitement des informations. C’est la même technologie qui a été soumise à l’IEEE et intégrée dans la norme 802.15c utilisée dans le cadre de réseau sans fil domestique pour relier les équipements de la maison (téléviseurs, enregistreurs numérique, etc.).

L’institut a pris sur elle les éléments analogiques traitant le signal radio et a produit, pour la première fois, un récepteur transmetteur fonctionnant à 60 GHz et capable d’une modulation de 16 QAM. Ce type de modulation utilise 4 bits par symbole et est utilisée par les chaînes de télévisions suisses, par exemple, car elle est mieux adaptée aux conditions météorologiques parfois difficiles. Dans un cadre domestique, elle devrait avoir une bonne tolérance aux interférences. Ils ont aussi réussi à produire la puce radio 60 GHz consommant le moins puisqu’elle ne demande que 12 mW.

La technologie Home Cinema de demain

Pour mémoire, le 60 GHz a une très faible portée. Le WiGig ne vise donc pas à remplacer le Wi-Fi, mais à proposer une alternative aux câbles qui relient les divers appareils du salon. Les enjeux sont donc importants et cette puce pourrait se retrouver dans un grand nombre de terminaux. Ces travaux ont été financés en partie par le gouvernement japonais.