Accueil » Dossier » Vidéos : SSD ou disque dur ? » Page 10

Vidéos : SSD ou disque dur ?

1 : Introduction 2 : Configuration de test et benchmarks 3 : Acquisition vidéo 4 : Enregistrement avec Fraps 5 : Transcodage de plusieurs vidéos (Intel Quick Sync) 6 : Transcodage de plusieurs vidéos (CPU) 7 : Lecture vidéo 8 : Édition vidéo avec Adobe Premiere Pro 9 : Exportation avec Adobe Premiere Pro

Conclusion

Après avoir étudié le comportement des jeux, nous bouclons aujourd’hui la boucle avec les applications multimédia. Dans les jeux, nous avions constaté que le comportement des applications variait énormément d’un titre à l’autre : alors que Battlefield 3 effectuait principalement des opérations de lecture séquentielle, World of Warcraft impliquait un grand nombre d’écritures aléatoires. Les logiciels de bureautique, quant à eux, se caractérisent surtout par des opérations de lecture aléatoire effectuées à une profondeur de file très faible (très peu d’opérations simultanées, donc).

Image 1 : Vidéos : SSD ou disque dur ?

La création de contenu, à l’inverse, implique essentiellement des débits séquentiels effectués à une profondeur de file plus élevée. Dans de telles circonstances, l’utilisation d’un disque dur implique-t-elle une baisse de performances ? Cela dépend. Pour du stockage pur, rien ne peut dépasser le rapport capacité/prix des disques durs conventionnels. Les SSD brillent surtout quand il s’agit de stocker les données temporairement, par exemple lors d’une opération d’acquisition vidéo ou comme tampon pour de la retouche.

Image 2 : Vidéos : SSD ou disque dur ?

Nous avons compilé les données présentées dans ce dossier afin de créer un graphique résumant nos conclusions. Le transcodage d’un fichier vidéo unique est une opération suffisamment légère pour qu’un disque dur s’en charge sans problème, mais quand on lance plusieurs conversions simultanées ou qu’on exécute une applications activant plusieurs vidéos en même temps, la capacité des SSD à presque saturer une connexion SATA 6 Gbit/s et à traiter rapidement des files de profondeur élevée leur confère un avantage indéniable.

Image 3 : Vidéos : SSD ou disque dur ?

Contrairement aux disques durs, les SSD permettent d’exécuter en parallèle plusieurs tâches exigeantes sans constituer un goulot d’étranglement. Comme vous avez pu le constater dans notre article consacré aux jeux, le simple lancement d’une analyse antivirus en tâche de fond pendant une partie de jeu de tir à la première personne engendre une baisse mesurable du framerate. Ce n’est pas le cas avec un SSD : il est possible de taper un texte dans Word, de transcoder un Blu-ray complet et de graver un DVD, le tout en même temps et sans avoir à craindre qu’un petit accroc engendre un dépassement de mémoire tampon et, par conséquent, la gravure d’un disque inutilisable.

Le principal avantage réside donc dans la possibilité d’effectuer simultanément plusieurs opérations intenses en matière de stockage. Bien entendu, les SSD restent chers, raison pour laquelle nous continuons à recommander une configuration hybride : un SSD pour le démarrage, le système d’exploitation, les logiciels les plus gourmands et un peu d’espace libre pour les applications ayant besoin d’espace tampon comme Adobe Premiere Pro ; et un disque dur pour stocker les documents, les vidéos, la musique et les photos.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Configuration de test et benchmarks
  3. Acquisition vidéo
  4. Enregistrement avec Fraps
  5. Transcodage de plusieurs vidéos (Intel Quick Sync)
  6. Transcodage de plusieurs vidéos (CPU)
  7. Lecture vidéo
  8. Édition vidéo avec Adobe Premiere Pro
  9. Exportation avec Adobe Premiere Pro
  10. Conclusion