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Visite à la clinique Seagate pour données perdues

Image 1 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

Seagate Recovery Services peut récupérer des données sur tous types de supports, bandes magnétiques comprises. Les bandes sont d’ailleurs les supports les plus faciles à traiter d’après les spécialistes de SRS. Mais ils sont aussi parmi les plus fragiles. Avec le temps, une bande inutilisée peut en effet se coller. Au contraire, si elle est trop utilisée, par souci d’économie, la structure de la cassette peut se détériorer.

Vous pouvez en apprendre plus sur la société Seagate Recovery Services, et sur les services qu’elles proposent au travers de notre article “Seagate Recovery Services : SOS données perdues !”.

Image 2 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

Lorsqu’une cassette s’use, la bande peut se retrouver froissée, enroulée sur elle-même. Les dégâts causés alors sont trop importants : il est complètement impossible de réaplanir la bande pour la rendre lisible. SRS n’a alors pas d’autre choix que de couper les portions irrécupérables et de s’occuper du reste de la bande.

Image 3 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

Pour certains cas spéciaux, ou pour essayer de nouvelles méthodes de travail, les techniciens doivent parfois eux-mêmes inventer leurs outils. Ici un contrôleur, collé à la va-vite sur le coin d’une tour ATX.

Image 4 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

Pour les disques durs, le traitement est décomposé en trois étapes : l’évaluation, la recopie, le démontage éventuel. L’évaluation consiste à voir dans quel état est le disque en le branchant, et en l’analysant via un logiciel spécifique. C’est après cette étape que SRS peut appeler le client pour lui indiquer la durée et le coût prévisible de l’opération.

Image 5 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

L’accès au disque lors de l’évaluation se fait en mode PIO simple, de sorte à accéder aux fonctions les plus basiques. Ainsi, le logiciel peut lancer et parcourir un disque qui refuserait tout simplement de tourner sous Windows. Les OS ont en effet certaines sécurités, comme de déclarer défectueux et illisible un disque qui prend simplement trop de temps à répondre. Dans ce cas, la récupération des données est simple.

Image 6 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

Certains disques ne vont booter qu’une fois et mourir ensuite. Fort de ce principe, SRS procède dès que possible à une copie. Cette copie bit à bit constituera un master vierge, qui sera ensuite dupliqué autant de fois que nécessaire. SRS ne travaille jamais sur l’original ni sur le master.

Image 7 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

Les utilitaires de SRS permettent de visualiser un à un les secteurs du disque. C’est ce qui permet de aux opérateurs de reconstruire la structure du volume si nécessaire. Par exemple si la lecture d’un répertoire allant du secteur A au secteur E échoue car le secteur C est défectueux, le technicien peut forcer la lecture en ignorant C, et ainsi récupérer la quasi-totalité des données.

Image 8 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

Contrairement aux idées reçues, l’une cause principale de pertes de données sont les systèmes RAID. Soit par la panne du contrôleur, soit par une erreur de manipulation, soit par ignorance des alertes de défaillance d’un des disques de la grappe. Les volumes RAID pose un problème spécifique, car, pour pouvoir récupérer les données, SRS doit savoir quel contrôleur était utilisé, quel type de grappe avait été configuré, etc. Or, souvent, l’utilisateur ignore tout de sa configuration. Les techniciens doivent donc procéder par essai-erreur. Pour gagner du temps (la reconstitution complète d’une grappe peut prendre plusieurs heures), SRS a développé un logiciel permettant de tester des configurations différentes sans avoir à reconstituer le volume RAID en entier.

Image 9 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

Pour les cas où le disque est mécaniquement défectueux, et donc illisible même avec les utilitaires de SRS, un démontage s’impose. Attention, le but n’est pas de réparer le disque. Si certaines pièces sont bien remplacées, ce n’est que temporaire, le temps de récupérer les données inscrites sur les plateaux. La pièce de réparation est ensuite récupérée, et servira à sauver d’autres disques.

Image 10 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

La poussière est l’ennemie du disque dur (comme vous pourrez le voir en page suivante). Par conséquent, le laboratoire de SRS est une salle blanche de classe 100 (moins de 100 particules de 0,5 µm par pied cube et aucune de 5 µm). En plus, les disques sont démontés sous des hottes aspirantes, et les techniciens portent alors des masques respiratoires.

Image 11 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

La rayure qui barre le plateau de ce disque est sans doute le fruit de l’imprudence de son propriétaire. Il aura voulu l’ouvrir, et aura fait pénétrer une micro miette d’apparence insignifiante. Mais vu la fragilité des plateaux, la vitesse à laquelle ils tournent, même ce presque rien suffit à creuser un tel sillon par effet boule de neige (le premier choc crée d’autres poussières qui vont en créer elles-mêmes d’autres, etc.). Moralité : ne jamais, sous aucun prétexte, ouvrir soi-même son disque dur, sauf si l’on se trouve, par bonheur, dans une salle blanche.

Image 12 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

Dans ce cas présent, les têtes de lecture doivent être remplacées. On va donc leur substituer d’autres issues du stock de pièces de rechange.

Image 13 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

Pour cette opération délicate, des outils spéciaux sont nécessaires. Ils serviront à maintenir l’espacement idéal entre les différents bras des têtes de lecture lors des manipulations.

Image 14 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

L’ensemble des têtes ainsi calées est délicatement mis en place dans le disque. L’opération n’est pas facile puisqu’il faut les glisser entre les plateaux, sans qu’elles les touchent à aucun moment.

Image 15 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

Une fois les têtes en place, il faut reconnecter l’électronique de commande. Notez que la cale est toujours en place, elle ne sera ôtée qu’à la toute fin de l’opération.

Image 16 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

Une fois en place, le module des têtes de lecture et son électronique associée sont ancrés par vissage. Là encore, beaucoup de doigté est nécessaire : tremblements et gouttes de sueur interdits !

Image 17 : Visite à la clinique Seagate pour données perdues

Ça y est, le remontage est achevé. L’opération complète n’aura pas duré plus de deux minutes. Le disque est maintenant à nouveau fonctionnel, et les données vont pouvoir être récupérées et sauvegardées sur un autre support… si un autre problème ne l’empêche pas !