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WikiLeaks : Amazon s’explique

Image 1 : WikiLeaks : Amazon s'expliqueAmazon Web Services a finalement décidé de réagir alors que la tension monte autour de l’affaire WikiLeaks. Le spécialiste de l’infrastructure de Cloud Computing explique dans un message officiel publié sur le site du groupe, que la décision de couper net les services de WikiLeaks n’étaient pas motivés par quelque pressions du gouvernement américain. En revanche, le groupe explique tout simplement que WikiLeaks violait les  conditions d’utilisation d’AWS.

Pour mémoire, le site WikiLeaks a publié en début de semaine 250 000 câbles diplomatiques confidentiels émanant des ambassades américaines dans le monde et du gouvernement américain. Des informations confidentielles qui, depuis, embarrassent fortement les Etats-Unis, fragilisant les relations avec les autres pays cités dans ces mêmes câbles.

WikiLeaks, victime d’attaque par déni de service depuis la publication, avait alors pris la décision de placer son site sur l’infrastructure Cloud d’Amazon pour ainsi distribuer son contenu à travers plusieurs datacenters. Les attaques DDos se sont poursuivies sur Amazon. Mercredi 1 décembre, Amazon prenait la décision d’écarter volontairement WikiLeaks de ses services.

Aujourd’hui, AWS rappelle “qu’il ne filtre pas ses clients mais dispose en revanche de conditions de services qui doivent être respectées. WikiLeaks ne les suivaient pas”. Raison invoquée : WikiLeaks n’était pas propriétaire du contenu qu’il diffusait. “Nos conditions d’utilisation stipulent que vous représentez et garantissez que vous êtes le propriétaire du contenu ou en contrôlez tous les droits… que l’utilisation de ce contenu ne viole pas cette règle et ne causera aucun dommage à des personnes ou entreprises”. “Il est clair que WikiLeaks ne détient pas ou ne contrôle pas tous les droits de ces documents confidentiels”, commente ensuite le groupe.

AWS tient également à rappeler que cette décision n’est pas liée aux attaques DDos que son infrastructure a pu gérer, en dépit d’un trafic significatif. On parle de 10 gigabits par seconde, le 30 novembre.