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Windows Phone, Android, Windows 8 : imposer le matériel est-il viable ?

Image 1 : Windows Phone, Android, Windows 8 : imposer le matériel est-il viable ?

Point intéressant dans les nouvelles gammes de tablettes et de téléphones, les sociétés à la base des OS imposent de plus en plus des restrictions sur le matériel à utiliser et les « design de référence » sont de plus en plus utilisés. Expliquons.

Ça a commencé avec Windows Phone 7 : Microsoft a imposé une base matérielle commune très stricte aux constructeurs (Snapdragon, 256 Mo de RAM, etc.), ce qui a permis de proposer des téléphones tous très performants — la différence de puissance était un des défauts de Windows Mobile — mais paradoxalement a limité l’innovation. Même chose sous Android : les tablettes sous Honeycomb utilisent la même plateforme matérielle (basée sur une puce Tegra 2) et Google ne donne l’accès à son système open source (sic) qu’à des partenaires triés sur le volet. Dans les faits, les tablettes actuelles ont la même (ou presque) configuration que le modèle de référence, la Motorola Xoom.

Et il se murmure que Windows 8, dans ses versions netbooks et tablettes, suivra le même chemin. Concrètement, Microsoft va proposer des designs de référence pour les différentes plateformes sélectionnées et les constructeurs devront ensuite travailler avec ceux-ci, en ayant peu (et même pas du tout) de marge de manoeuvre. Comme pour Windows Phone 7, l’idée est de proposer des machines efficaces qui réagissent bien. Et comme pour Windows Phone 7, on risque de voir une certaine uniformisation dans les appareils, ce qui n’est évidemment pas une chose qui plaît aux constructeurs.

Pour Windows 8, il y aurait en fait dix modèles de référence, un netbook et une tablette par plateforme. Les plateformes sont les suivantes : Qualcomm, avec a priori du Snpadragon, NVIDIA, avec soit du Tegra soit des puces à base de Denver, le SoC maison du constructeur, Texas Instrument, avec sûrement de l’OMAP5 — basé sur le Cortex A15 —, Intel, avec des SoC à base d’Atom, et AMD, qui devrait proposer une solution « fanless » basée sur le core Bobcat des premiers APU Fusion.

Reste à voir ce que Microsoft permettra de modifier sur les designs de référence et si cette uniformisation des machines va permettre de s’imposer. C’est une question intéressante, parce que le succès d’Android est — pour beaucoup — lié au fait que Google a justement laissé les constructeurs faire « ce qu’ils voulaient » dans un premier temps.