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Windows Server 2016 : à l’heure du « cloud » et des micro-services

1 : Windows Server 2016 : Windows 10 en mode Serveur 3 : Hyper-V : Production Checkpoints et nouveau format 4 : Active Directory : services de domaine et ADFS 5 : Remote Desktop et services MultiPoint 6 : Stockage : Storage Replicas et Spaces Direct 7 : Web Application Proxy et IIS 10 8 : Les nouveautés en matière de réseau 9 : Windows PowerShell 5.0, Windows Antimalware, Soft Restart

Nano Server, Windows Server en version minimale

Image 1 : Windows Server 2016 : à l’heure du « cloud » et des micro-servicesEn plus des déploiements classiques, la Technical Preview 2 de Windows Server 2016 dévoile « Windows Nano Server », une installation minimale du système d’exploitation. Seuls les composants principaux et indispensables sont installés comme la gestion des pilotes, l’hyperviseur Hyper-V, les services de stockage, réseau ou encore de cluster. L’idée derrière l’architecture de type « micro-services » de Windows Nano est d’utiliser des « briques » – par exemple des conteneurs ou des applications .NET – afin de concevoir un système minimal parfaitement adapté aux besoins de l’utilisateur.

Extrêmement léger et optimisé pour les applications « Born-in-the-Cloud », Nano Server ne possède en revanche pas de console d’administration locale : la configuration et l’administration s’effectue à distance, via PowerShell Desired State Configuration (DSC) et des appels WMI (Windows Management Interface). Nano Server peut en outre être déployé sur un hôte physique ou virtuel, ou en tant que conteneur.

Nano Server Installer, Reverse Forwarders

Nano Server apporte également quelques nouveautés pour les développeurs. Les composants MSI (Microsoft Windows Installer) ne sont pas supportés, et l’installation de logiciels passe à l’heure actuelle par des scripts PowerShell personnalisés et/ou xcopy. A terme, le composant Nano Server Installer autorisera l’installation (en ligne et hors ligne), la désinstallation et l’inventaire d’applications, ainsi que la configuration, le démarrage et l’arrêt de services.

Des paquets optionnels « Reverse Forwarders » pourront en outre être intégrés dans une image Nano Server afin de supporter les appels à des API classiques dans le monde Windows (ole32.dll, kernel32.dll, gdi32.dll, shell32.dll, psapi.dll…). Grâce à ce système, des logiciels, applications et composants comme MySQL, OpenSSL, Java (OpenJDK), Ruby (2.1.5), PHP, Nginx, Python, Node.js ou encore Chef fonctionnent d’ores et déjà avec Nano Server.

Moins de bulletins de sécurité, moins de ressources matérielles

Ce mécanisme de micro-services et d’installation minimale permet à Windows Nano Server d’être concerné par moins de bulletins de sécurité que les versions Core et Full de Windows Server, et par conséquent de nécessiter moins de redémarrages. Microsoft indique par exemple que Nano Server n’a été concerné que par deux bulletins « critiques » en 2014, contre 23 pour la version complète de Windows Server 2016.

Le nombre de pilotes chargés, de services démarrés et même de ports ouverts dans Nano Server par rapport à Windows Server Core permet en outre de diminuer l’utilisation des ressources matérielles. On passe, toujours selon Microsoft, de 26 à 21 processus, et de 139 Mo de mémoire utilisée par le noyau à seulement 61 Mo. Nano Server est par ailleurs annoncé comme 20 fois plus léger que l’installation classique, avec une empreinte disque de seulement 400 Mo.  Même la durée d’installation est réduite, passant de 300 à 40 secondes. Server Core restera toutefois une option possible d’installation, afin de garantir une compatibilité avec les applications d’entreprise existantes.

Image 2 : Windows Server 2016 : à l’heure du « cloud » et des micro-servicesImage 3 : Windows Server 2016 : à l’heure du « cloud » et des micro-services

Image 4 : Windows Server 2016 : à l’heure du « cloud » et des micro-servicesImage 5 : Windows Server 2016 : à l’heure du « cloud » et des micro-services

Sommaire :

  1. Windows Server 2016 : Windows 10 en mode Serveur
  2. Nano Server, Windows Server en version minimale
  3. Hyper-V : Production Checkpoints et nouveau format
  4. Active Directory : services de domaine et ADFS
  5. Remote Desktop et services MultiPoint
  6. Stockage : Storage Replicas et Spaces Direct
  7. Web Application Proxy et IIS 10
  8. Les nouveautés en matière de réseau
  9. Windows PowerShell 5.0, Windows Antimalware, Soft Restart