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X. Niel : « Bouygues a 530 antennes haut débit »

Image 1 : X. Niel : "Bouygues a 530 antennes haut débit"Nombre d’antennes 4G selon quialameilleure4G.com

Xavier Niel avait jeté son pavé dans la mare de ses petits camarades de jeu et puis s’en était allé, demeurant silencieux face aux attaques qui ont suivi. Mais l’homme ne pouvait rester longtemps hors du champ médiatique et le revoici, plus sarcastique que jamais dans une interview au Journal du dimanche.

Il revient sur les récentes déclarations autour de « sa » 4G. Arnaud Montebourg qui pense que Free Mobile détruit des emplois ? « Il se fait abuser par les trois autres acteurs du marché ». Ses concurrents disent souffrir de l’arrivée de Free Mobile ? « Les trois opérateurs historiques ont payé 3,9 milliards d’euros de dividendes en 2013. On dit que Bouygues Telecom va mal, mais Bouygues a versé 500 millions d’euros de dividendes. Chez Free, c’était 21 millions. […] Personne n’est malheureux dans les télécoms. Les opérateurs dégagent entre 20% et 40% de marge ! »

En réponse à Stéphane Richard, PDG d’Orange, qui a accusé la 4G de Free de n’être que du vent, il explique « La 4G, c’est du haut débit sur le mobile. Pour avoir cette vitesse de téléchargement au-dessus de 80 mégabits, Free a 700 antennes, contre 530 pour Bouygues Telecom. Pour SFR, c’est 724. Seul Orange en a encore plus. Les autres antennes ne font pas de haut débit, elles ne servent qu’à afficher 4G sur votre téléphone. » Xavier Niel fait ici référence au nombre d’antennes émettant sur la bande des 2,6 GHz, bande où Free dispose de 20 MHz qui lui permettent en effet d’atteindre des débits de 150 Mbit/s maximum. Sur la bande des 800 MHz, Orange, SFR et Bouygues n’ont que 10 MHz et ne peuvent donc pas dépasser les 80 Mbit/s. Dire que ces antennes ne font pas de haut débit est une exagération loin de la réalité. En outre Xavier Niel oublie peut-être les 1 800 MHz déployés par Bouygues : l’opérateur y dispose encore de 23,8 MHz à partager pour le moment encore avec sa 2G ou sa 3G. 

Enfin, le patron de Free Mobile aborde l’accord de mutualisation entre SFR et Bouygues Telecom, qui ne le dérange pas « s’il ne concerne que 25 % du territoire ». Au-delà,il y aurait « des risques concurrentiels ». Pire, la mutualisation menacerait les emplois du secteur, beaucoup d’emplois selon Xavier Niel, car « si on divise le nombre d’antennes par deux, on divise aussi par deux les équipes chargées de leur maintenance ».