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Xerox crée une puce qui s’autodétruit

Xerox PARC self-destructing chip explodes on demand

Xerox PARC a montré une puce nommée DUST (Disintegration Upon Stress-Release Trigger ou désintégration après déclenchement de stress, en français) pouvant s’autodétruire, comme le montre la vidéo ci-dessus réalisée par IDG. Il s’agit en fait d’une initiative du département américain de la défense (DARPA) qui a recruté plusieurs entreprises l’an dernier, dont IBM (cf. « IBM travaille sur une puce qui s’autodétruit »), pour son programme intitulé Develop Vanishing Electronics (Développer de l’électronique qui disparaît, en français). Xerox est le premier à avoir montré son prototype au public, à notre connaissance.

Une portée importante pour l’armée et la science

La puce est conçue sur un substrat en verre où l’on place une petite résistance qui peut se mettre à chauffer pour briser la structure en une foule de très petits morceaux. Ce système est différent de ceux que l’on a vus jusqu’à maintenant (cf. « Le SSD qui s’autodétruit en vidéo »). En effet, dans la vidéo, le circuit faisant chauffer la résistance est activé à l’aide d’un laser que l’on pointe vers le mécanisme. Néanmoins, les ingénieurs expliquent qu’il est possible de concevoir un système capable d’être activé par un signal radio ou un bouton mécanique. Il est donc possible d’imaginer un signal envoyé par les ondes cellulaires ou un système qui s’activerait lorsque l’on essaierait d’étudier la puce.

Le prototype a des fonctions simples. Il n’est pas encore possible de concevoir des architectures complexes sur ce type de substrat. La puce peut pour l’instant servir de capteur ou de module de communication. Le modèle montré par Xerox peut par exemple contenir une clé de chiffrement. La portée de cette technologie permettrait d’abord à l’armée d’avoir des puces contenant des informations sensibles et pouvant être détruites à distance si jamais elles sont perdues ou qu’elles tombent dans les mains ennemies. Les biologistes envisagent aussi l’utilisation de ces puces dans la nature. Elles pourraient servir à récolter des données et seraient ensuite détruites pour grandement réduire leur impact environnemental.