Exclusif : Gigabyte RX Vega 56 et 64, démontage et examen

Démontage, et disponibilité limitée...

Nous avons bien entendu démonté les deux cartes pour analyser les différents composants et la qualité de réalisation de l’ensemble. Nous commençons avec le système de refroidissement. Sur ce modèle, la plaque arrière participe aussi au refroidissement. A l’arrière du PCB, un caloduc aplati passe au-dessus des convertisseurs de tension et d’une partie des bobines et transmet la chaleur à la plaque arrière. Un large pad thermique relie la petite plaque en cuivre à l’arrière du package et quelques autres pads plus petits sont appliqués entre des composants à l’arrière du PCB et la plaque arrière. 

Les caloducs sont posés directement sur le package (solution DHT ou Direct Heat Touch), on a donc fait l’économie d’un bloc de refroidissement interposé. Cette solution fonctionne souvent de manière satisfaisante lorsque les caloducs sont correctement usinés. Cela permet en tout cas de maintenir le poids de la carte en dessous du kilogramme.

Le PCB ne reprend pas le modèle de référence, et on y observe quelques espaces vides, par exemple là où Gigabyte avait prévu d’insérer un contrôleur 8 bits Holtek pour la gestion de l’éclairage RGB. Même chose pour le connecteur d’alimentation des LED. Nous reviendrons en détail sur le choix des composants dans le test approfondi.

Ce qu’on remarque tout de suite à l’arrière du PCB, c’est la présence d’une partie des VRM low side de ce côté, d’où le caloduc entre la plaque arrière et PCB. Nous verrons si cette solution passive est suffisante lors de notre analyse des températures à la surface du PCB à l’aide d’images infrarouges.

Disponibilité

Passons à la mauvaise nouvelle : nous savons que les fabricants de cartes partenaires n’ont obtenu qu’un nombre limité de chips (selon nos informations, on parle d’un ordre de grandeur d'environ 5000 exemplaires), s’agissant pour la plupart de Vega 64. La rareté de la puce ne permet donc pas une véritable production de masse à l’heure actuelle, puisqu’on ne peut pas interrompre sans cesse une ligne de production, cela n'aurait pas de sens économiquement parlant.

De plus, il est probable qu’une partie importante de la production soit captée directement par des mineurs chinois au carnet de contacts bien rempli. Cet état de fait devrait malheureusement durer jusqu’au moment où la bulle éclatera enfin (si elle éclate un jour ?). Il pourrait donc encore couler beaucoup d’eau sous les ponts avant que les revendeurs européens ne proposent ces cartes en quantité suffisante pour satisfaire la demande. 

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