Comparatif : les cartes contrôleurs RAID/SAS 6 Gbits

Quand étudie les cartes-mères modernes, voire pas si modernes que cela, on peut en toute légitimité se demander s’il est bien utile d’acheter un contrôleur RAID séparé. Après tout les ports SATA 3 Gbits rapides sont aujourd’hui la norme, au même titre que la puce son et le port réseau. Mieux encore : les cartes-mères de dernière génération, comme celles reposant sur le chipset AMD A75, sont même équipées de ports SATA 6 Gbits. Dès lors qu’une carte-mère contient des régulateurs de tension haut de gamme, un processeur quad-core et une demi-douzaine de ports SATA, une question se pose : est-il nécessaire d’y ajouter un contrôleur RAID dédié ? Ou, en d’autres termes : quels sont les scénarios dans lesquels un tel achat est utile, à supposer qu’il en existe encore ?

Dans la plupart des cas, les cartes-mères pour particuliers permettent de monter une configuration RAID 0, 1, 5 et 10 à l’aide de leurs ports SATA et d’obtenir de bonnes performances. Pour mettre en place un RAID plus évolué comme le 6, 50 ou 60, par contre, il ne fait aucun doute qu’une solution « maison » sera vite inadaptée et qu’il faudra passer à un produit professionnel ; même chose si l’on désire bénéficier d’une gestion des disques plus poussée ou laisser la porte ouverte à une future expansion de la grappe. Qui plus est, lorsqu’on décide d’opter pour un contrôleur RAID dédié, on n’est plus limité aux seuls disques SATA : les modèles SAS (Serial-Attached SCSI) et FC (Fibre Channel), qui offrent chacun des avantages spécifiques, deviennent également une option.

RAID professionnels : SAS et FC

Les trois connectiques possibles, à savoir SATA, SAS et FC, ont chacune leurs forces et leurs faiblesses, tant et si bien qu’il est impossible de déterminer laquelle est « la meilleure ». Les avantages du SATA résident dans la grande capacité et le faible coût des disques, sans oublier les débits élevés. Le SAS se démarque par son évolutivité et ses performances en E/S. Le FC, quant à lui, met en avant des débits à la fois rapides et soutenus. Certaines entreprises utilisent encore parfois de l’Ultra-SCSI, une vieille connectique ne pouvant gérer que 16 périphériques au total (par exemple un contrôleur et 15 disques) et n’affichant qu’une bande passante totale de 320 Mo/s au maximum, un chiffre qui fait pâle figure par rapport aux trois solutions présentées ci-avant.

À une époque l’Ultra-SCSI était pourtant la solution par excellence en matière de stockage professionnel. Il a depuis lors été remplacé par le SAS, qui offre non seulement des débits considérablement plus élevés, mais également plus de flexibilité, notamment parce qu’il autorise le branchement de disques SAS et SATA au sein de la même installation (les contrôleurs SAS sont capables de transmettre à la fois des paquets SAS et SATA). En outre, les disques SAS possèdent généralement deux ports, ce qui permet de mettre en place une solution de redondance et donc de créer des configurations à haute disponibilité. Enfin, le SAS n’est pas seulement un protocole point à point entre un contrôleur et un périphérique de stockage : il prend également en charge un maximum de 255 périphériques de stockage par câble SAS, gérés à l’aide « d’expandeurs SAS ». Une structure SAS à deux niveaux d’expandeurs permet donc théoriquement de connecter 255 x 255 (soit un peu plus de 65 000) périphériques par canal SAS… pour autant que le contrôleur soit capable de gérer une telle quantité de liaisons.

Adaptec, Areca, HighPoint et LSI : quatre contrôleurs RAID SAS en test

Dans cet article, nous nous sommes focalisés sur les performances des contrôleurs RAID SAS, ici représentés par quatre produits : l’Adaptec RAID 6805, l’Areca ARC-1880i, le HighPoint RocketRAID 2720 et le LSI MegaRAID 9265-8i. Pourquoi le SAS et non le Fibre Channel ? D’une part, comme nous l’avons expliqué plus haut, le SAS est l’architecture la plus intéressante, ne serait-ce que grâce à ses nombreuses fonctions, telles le zonage, qui peuvent se révéler extrêmement utiles pour les professionnels. D’autre part, les études montre que le rôle du Fibre Channel sur le marché du stockage professionnel est en plein déclin, certains analystes prévoyant même son arrêt futur au vu du nombre de disques durs livrés dernièrement. L’avenir du FC semble bien terne, tandis que selon IDC, les disques durs SAS représenteront 72 % du marché des disques durs professionnels en 2014.

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