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Comparatif : quelle est la meilleure souris gamer ?

Qu’on les préfère avec ou sans fil à la patte, avec des poids modulables ou bardées de boutons à personnaliser, les souris spécialisées sont l’indispensable compagnon de tout joueur qui se respecte !

Personne aujourd’hui n’imaginerait utiliser un ordinateur sans avoir une souris à portée de main. Pourtant, ce périphérique inventé en 1963, n’est pas allé de soi pendant des décennies et ce n’est qu’avec la généralisation des interfaces graphiques qu’il est passé d’accessoire élitiste à produit absolument indispensable. Tellement indispensable d’ailleurs que la souris est devenue un compagnon de poids pour tous les joueurs PC : des souris spécifiquement gaming sont alors apparues sur le marché. Certaines se gargarisent d’une sensibilité sans équivalent, d’autres d’intégrer un maximum de boutons quand il en est qui tentent de se distinguer avec des fonctions moins communes.

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Certains constructeurs ont d’ailleurs senti le vent tourner et ils se sont fait une spécialité de ces souris pour amateurs de jeux vidéo. Ainsi, aux côtés de fabricants comme Logitech – habitué à tous les types de souris – on retrouve des noms tels qu’Asus, Cooler Master, Corsair, HyperX, Razer, Roccat ou SteelSeries pour n’en citer que quelques-uns. Les premiers modèles se négocient à peine plus de 20 euros quand les plus coûteuses dépassent même le seuil psychologique des 200 euros. Souris lourde ou légère ? Avec bouton sniper ou joystick au niveau du pouce ? Faut-il se laisser convaincre par les modèles dotés de petits poids ou celles avec des patins en céramique ? Les questions sont nombreuses et si nous n’avons pas la prétention de répondre à chacune, nous vous proposons une sélection de souris capable de couvrir de nombreux usages, de multiples situations.

Notre sélection des meilleures souris gaming

SteelSeries Sensei Ten : la polyvalence d’un modèle ambidextre

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Depuis plus de dix ans maintenant, la gamme Sensei est l’occasion pour SteelSeries de répondre à une demande persistante de la part d’environ 15% de la population : les gauchers. Plus encore sur les modèles gaming que les produits bureautique, les souris qui bénéficient d’une version spécifiquement pour gauchers sont rarissimes. De fait, les souris ambidextres constituent une solution de secours et la gamme Sensei est sans doute l’une des plus abouties. La Ten est la dernière itération de la gamme. Elle conserve évidemment ce design oblong qui assure une excellente prise en main que l’on soit droitier ou gauche. Elle dispose aussi de deux boutons de pouce de chaque côté de la souris et, mieux, on peut désactiver ceux qui ne serviront pas, au niveau des annulaires / auriculaires. Pour ne rien gâcher, elle est dotée des dernières technologies comme un capteur remarquable de précision – le TrueMove Pro – avec sa sensibilité de 18000 points par pouce.

ON AIME
✅ Design ambidextre et confortable
✅ Capteur précis et doté d’une excellente sensibilité
✅ Logiciel très complet, profils aisément exploitables
✅ Légère et dotée d’une belle finition

ON N’AIME PAS
❌ Prix relativement élevé
❌ Pas de câble tressé
❌ Les boutons opposés peuvent gêner

Glorious Model O : le poids de la légèreté

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Glorious Model O > 64,90 € sur Amazon

En l’espace de quelques années, la marque Glorious est devenue l’une des coqueluches des joueurs exigeants. Il faut dire que son Model O est parmi les premières à avoir popularisé la structure alvéolée qui permet de considérablement réduire le poids de la souris. D’un côté, il y a ceux qui ne trouveront pas ce dos « troué » très agréable et qui rendront les armes après seulement quelques minutes. De l’autre, il y a ceux qui ne seront pas gênés et trouveront au contraire que cette Model O est extrêmement agréable car elle n’engendre aucune fatigue au niveau du poignet : elle reste sous les 60 grammes. Le capteur Pixart PWM-3360 n’est certes pas le plus moderne, mais ses 12 000 points par pouce sont finalement bien suffisants et sa réactivité ne souffre aucune critique. On apprécie en revanche l’excellente glisse autorisée par ces larges patins en PTFE et la position absolument parfaite des deux boutons de pouce. Ils ne sont que sur le côté gauche, la souris ne peut donc être qualifiée d’ambidextre malgré un design symétrique. De plus, on regrette un peu l’absence de bouton de sniper pour compléter le tout. Une souris qui mise avant tout sur sa légèreté pour se faire remarquer… et ça marche.

ON AIME
✅ Quelle légèreté, moins de 60 grammes
✅ Capteur Pixart PMW-3360 très correct
✅ Glisse remarquable, patins PTFE très larges
✅ Prise en main agréable

ON N’AIME PAS
❌ Pas tout à fait ambidextre
❌ Structure alvéolée pas toujours confortable
❌ Pas de bouton « sniper » dédié

Corsair Harpoon : la fiabilité d’un grand nom, à petit prix

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Qui ne connaît pas le constructeur Corsair ? S’il s’est fait un nom avec certains composants comme les barrettes de mémoire, l’Américain est aujourd’hui au moins aussi célèbre pour ses périphériques gaming. Des produits qui ont parfois un peu tendance à être facturés au prix fort et, ce faisant, difficiles d’accès. Ce n’est pas du tout le cas de notre Harpoon qui a en plus le bon goût d’exister en deux versions selon que vous soyez adepte du classique câble ou plus enclin à opter pour une souris sans-fil. Cette dernière dispose d’ailleurs d’une bonne autonomie, mais on regrette que le connecteur de recharge soit à ce point enfoncé : seul le câble fourni peut fonctionner. Pour le reste, wired ou wireless comme disent les anglophones sont plus que satisfaisantes… surtout eu égard au tarif demandé : moins de 30 euros pour la version filaire et à peine 50 euros pour la mouture sans-fil. La prise en main est de bonne facture, de même que les performances du capteur ou la réactivité des boutons. Non, rien à redire, on peut donc profiter d’un grand nom de la souris gaming sans se ruiner.

ON AIME
✅ Rapport qualité / prix remarquable
✅ Existe en filaire et en sans-fil
✅ Bonne prise en main, bonnes performances
✅ Performances intéressante

ON N’AIME PAS
❌ Exclusivement pour droitiers
❌ Boutons de pouce imparfaits

Asus ROG Chakram : mini-stick et polyvalence d’une souris haut de gamme

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Asus ROG Chakram > 145,78 € sur Amazon

Republic of Gamers est, comme son nom l’indique, la section périphérique pour joueurs du fabricant Asus et la ROG Chakram est n’en pas douter l’une de ses souris les plus haut de gamme. À plus ou moins 150 euros, elle ne se destine clairement pas à toutes les bourses, mais Asus sait comment faire passer la douloureuse. En effet, la ROG Chakram fonctionne aussi bien en mode filaire qu’en sans-fil RF 2,4 GHz ou Bluetooth. Elle dispose d’une autonomie remarquable de plus ou moins 80 heures et d’un double système de charge rapide / charge sans-fil pour toujours plus de confort. Mieux, Asus a opté pour l’intégration d’un mini-stick au niveau du pouce. L’idée est ici de compléter les boutons par des fonctions supplémentaires et s’il faut un temps d’adaptation, le résultat est vraiment remarquable : on fait défiler la carte sur les jeux de stratégie, on déplace la caméra ou on change d’arme sur un jeu d’action, les possibilités dépendent surtout de votre imagination. Notez bien que si le mini-stick est surtout ce que vous recherchez sur la ROG Chakram alors vous pourriez jeter un œil à la Lexip NP93 : elle conserve cet accessoire, mais à un tarif bien plus sage de moins de 50 euros.

ON AIME
✅ Connexion filaire (USB) ou sans-fil (RF 2,4 GHz / Bluetooth)
✅ Autonomie remarquable en sans-fil
✅ Le mini-stick est une très bonne idée
✅ Capteur réactif et précis, boutons du même acabit

ON N’AIME PAS
❌ Exclusivement pensée pour les droitiers
❌ Un temps d’apprentissage est nécessaire pour le mini-stick
❌ Une molette peut-être un peu simpliste

Razer Orochi V2 : la reine de la mobilité

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Razer Orochi V2 > 76,99 € sur Amazon

L’Orochi V2 est la petite dernière de chez Razer et le terme « petite » n’est pas là par hasard. Au riche catalogue du fabricant taïwanais, c’est effectivement l’une des plus compactes avec à peine 11 centimètres de long pour 6 cm de large et un poids minimaliste d’à peine 59 grammes… sans la pile. En effet, l’Orochi V2 est certes un modèle dédié au jeu vidéo, mais c’est aussi et surtout une souris nomade que l’on ne peut d’ailleurs pas utiliser en filaire : elle ne dispose d’aucun connecteur. De fait, il ne sera pas non plus possible de recharge sa batterie : elle ne fonctionne qu’avec une pile. Là, vous aurez toutefois le choix des armes puisqu’elle accepte une pile AAA aussi bien qu’une pile AA. Bien sûr, c’est cette dernière qui assure la meilleure autonomie et, là, on frôle un record : près de 950 heures en mode Bluetooth et encore 425 heures en connexion RF 2,4 GHz. Le Bluetooth a aussi l’avantage de l’universalité, mais le RF 2,4 GHz est plus réactif, subit moins de latence. Enfin, sa petite taille en fait un modèle destiné à toute la famille et, finalement, seules les plus grandes mains pourraient y retrouver à redire côté confort.

ON AIME
✅ Souris compacte et toute légère
✅ Excellent capteur optique 18K signé Razer
✅ Autonomie incroyable de près de 1 000 heures
✅ Ergonomie remarquable, finitions réussies

ON N’AIME PAS
❌ Exclusivement pour droitiers
❌ Moins pratique pour les grandes mains
❌ Pas de mode filaire

Razer Basilisk V2 : notre chouchou

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Razer Basilisk V2 > 44,99 € sur Amazon

Chez Razer, on ne s’amuse pas à changer les formules qui gagnent, mais simplement à les faire évoluer afin de revenir sur les soucis relevés par la critique et les utilisateurs. Ainsi, les Deathadder V2 et Basilisk V2 corrigent quelques désagréments pour des souris encore plus réussies et si nous avons une (petite) préférence pour la Basilisk V2, c’est notamment du fait de sa molette un peu plus souple. Pour le reste, les deux modèles adoptent l’excellent capteur optique Focus+ imaginé par le fabricant et disposent d’une réactivité remarquable. Le dessin des souris est très différent de sorte qu’elles peuvent convenir à des publics variés et si la Deathadder V2 est sensiblement plus légère, la Basilisk V2 reste dans la norme. Notons qu’elle dispose de patins lui assurant une glisse remarquable venant encore amoindrir le « défaut » que peuvent représenter ses 94 grammes. Cela dit, ce qui fait réellement pencher la balance en faveur de la Basilisk V2 alors que nous retenions autrefois la Deathadder V2, c’est la présence de boutons supplémentaires au niveau du pouce : il s’ajoute aux deux boutons que l’on retrouve sur la plupart des souris gaming et ajoute cette fonction dite de « sniper ». L’idée est alors de réduire temporairement la sensibilité de la souris lorsque l’on appuie dessus afin, par exemple, de viser plus précisément à grande distance, comme le ferait un tireur d’élite.

ON AIME
✅ Prise en main agréable, souris plutôt légère
✅ Bouton ‘sniper’ toujours très pratique
✅ Capteur Focus+ capable de 20K ppp
✅ Belles finitions, câble souple

ON N’AIME PAS
❌ Exclusivement réservée aux droitiers
❌ Câble non-détachable

Logitech G502 Lightspeed : le luxe d’une molette débrayable

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Nous terminons notre sélection avec un modèle pas loin d’être notre chouchou, mais il ne pouvait y en avoir qu’un seul avec ce titre. La Logitech G502 Lightspeed reste malgré tout un excellent produit qui se distingue par un design relativement anguleux, presque “agressif”. Elle se distingue aussi et surtout par la présence d’une molette que nous apprécions tout particulièrement. Une molette classique en apparence qui autorise non seulement des clics latéraux, mais aussi un mode débrayable : cela permet de faire défiler librement la roulette et de gagner ainsi en rapidité dans certains usages. Le blocage de la molette est simplissime. Pour le reste, le tarif de lancement (150 euros) la rendait difficile d’accès, mais les choses ont bien changé et à plus ou moins 75 euros, c’est nettement mieux. Davantage de joueurs peuvent maintenant bénéficier de son excellent capteur Hero conçu par Logitech et de ses capacités sans-fil, en particulier son autonomie d’environ 60 heures. Précise, dotée d’une excellente prise en main et d’un poids ajustable, il ne lui manque que la parole !

ON AIME
✅ Capteur Hero remarquable de précision
✅ Filaire ou sans-fil au gré des envies
✅ Autonomie remarquable
✅ Excellente prise en main
✅ Poids ajustable (114 à 130 grammes)
✅ Molette débrayable, quel bonheur

ON N’AIME PAS
❌ Exclusivement réservée aux droitiers
❌ Relativement grande
❌ Connecteur micro-USB propriétaire

Comment choisir sa souris gaming ?

Question de forme(s)

Au moment d’acheter une souris, il nous semble important de faire d’abord attention à la forme de cette dernière. Pour de nombreux joueurs, cela tombe sous le sens, mais encore trop d’utilisateurs se disent qu’une souris après tout, “ce n’est qu’une souris”. En réalité, la forme de la souris influence considérablement vos performances en jeu, mais aussi, plus important, votre confort et votre capacité à la manipuler durant de longues sessions. Bien sûr, une souris se doit d’être adaptée à votre “latéralité”. En d’autres termes, si vous êtes gaucher, une souris pour gaucher sera plus indiquée évidemment. Problème, ces souris sont rares. Il peut donc être intéressant de se tourner vers les modèles ambidextres.

Image 9 : Comparatif : quelle est la meilleure souris gamer ?
De gauche à droite, les trois types de prise en main : paume, griffe et bout des doigts.

Notez aussi que le choix d’une forme ou d’une autre de souris doit dépendre de votre technique de préhension. On définit généralement trois prises en main selon que l’on utilise toute la paume (palm grip), que l’on utilise la souris du bout des doigts (fingertip grip) ou que l’on dessine une espèce de griffe avec la main (claw grip). Une grande souris ne permettra par exemple un fingertip grip que pour les mains les plus grandes. Là encore, il n’y a pas de leçon à donner. On ne peut pas dire que telle ou telle prise en main est supérieure aux autres. En revanche, nous ne saurions que trop vous conseiller de noter la prise en main qui a naturellement votre préférence et de vous y conformer.

Poids lourd, poids plume ou… personnalisable ?

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Il y a une dizaine d’années, le poids de la souris n’était pas vraiment une préoccupation première pour les constructeurs. On trouvait régulièrement des souris gaming encombrantes accuser près de 150 grammes sur la balance. Une valeur absolument impensable aujourd’hui où, même les souris les plus lourdes, dépassent rarement les 130 grammes. Au contraire, l’essor de l’e-sport et l’arrivée de joueurs professionnels a engendré une course vers les modèles les plus légers. Certaines souris flirtent ainsi avec les 60-70 grammes. Attention cependant, de nombreux joueurs critiquent ses modèles car 1/ ils sont trop légers et 2/ leur structure alvéolaire n’est pas des plus confortables. Ce n’est clairement pas à nous de trancher, mais avant d’opter pour un modèle à 60 grammes, nous vous suggérons de le tester plus avant. Enfin, notez que certains constructeurs proposent toujours des petites masses à insérer ou à retirer de la souris pour en ajuster le poids, souvent de plus ou moins 20 grammes, ce n’est pas rien.

Avec ou sans fil ?

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Difficile de vous donner un conseil à ce niveau tant la question du filaire / sans-fil est une affaire de goûts. Sachez toutefois que, sans surprise, les souris dites wireless sont à la fois plus coûteuses et plus lourdes du fait de la nécessité d’avoir des fonctions de recharge et de disposer d’une batterie interne. En revanche et là vous n’avez sans doute pas besoin de nous pour l’imaginer, mais une souris sans-fil autorise aussi davantage de liberté. Il est alors intéressant de vérifier si le sans-fil fonctionne via le Bluetooth ou un dongle RF… voire les deux. Cela peut être pratique pour utiliser la même souris sur plusieurs machines par exemple. Notez enfin qu’une souris sans-fil aura tendance à moins bien vieillir qu’une filaire : là encore, la faute à la batterie qui perd de son autonomie avec les années. Rien de dramatique cependant.

Laser ou optique ?

Il y a encore quelques années, cette question aurait sans doute été en tête de liste. À l’époque, les capteurs laser débarquaient sur le marché avec la promesse d’une sensibilité sans équivalent. Si la promesse a été tenue, plusieurs problèmes sont venus jouer les trouble-fêtes. On a par exemple cité des soucis liés à la surface de glisse. Plus important, le surcoût engendré par la technologie laser a rapidement fait baisser les bras de constructeurs qui ont également pu compter sur une montée en puissance du concurrent optique. Cette technologie a nettement progressé et le laser a été presque complètement délaissé.

Image 12 : Comparatif : quelle est la meilleure souris gamer ?
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À gauche, le schéma d’un capteur optique avec sa LED et, à droite, celui d’un capteur laser

De la sensibilité du capteur ?

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Plus importante que la question laser / optique que nous avons rapidement tranchée, celle de la sensibilité du capteur entraîne parfois des débats enflammés chez les tenants des capteurs 16 000, 18 000 voire 20 000 points par pouce et ceux qui estiment que de telles valeurs n’ont aucun intérêt, “personne ne jouant à plus de 3200 ou 4000 ppp”. En réalité, les choses sont un peu plus compliquées que cela. Tout d’abord, répondant à l’adage du qui peut le plus peut le moins, un capteur 20K sera tout à fait capable de parfaitement fonctionner à beaucoup moins et ce surcroît de précision est généralement le signe d’une grande précision, toujours utile. De plus, certains joueurs règlent réellement leur souris sur de hautes valeurs, notamment les détenteurs d’écrans 4K / 5K. Enfin, il ne faut pas oublier certaines situations très particulières : dans certains cas de handicap, une sensibilité extrême est bienvenue.

Des boutons partout…

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Terminons par un petit point pour évoquer les boutons. Sur la plupart des modèles “sérieux” commercialisés en France – et tous les produits de notre sélection – les contacteurs employés pour les boutons sont d’excellentes facture : soyez presque assurés que ce n’est pas la panne d’un bouton qui vous fera changer de souris. En revanche, la question se pose du nombre et de la position des boutons. Deux principaux, deux au niveau du pouce, une molette cliquable constituent le lot de toutes les souris ou presque. Il existe toutefois des modèles destinés aux joueurs de MMO / MOBA intégrant trois ou quatre boutons au niveau du pouce, voire même douze dans certains cas : ce n’est pas un gadget et permet d’attribuer de multiples fonctionnalités (macros notamment) en accès direct avec le pouce. D’autres souris intègrent un bouton dit “sniper”. L’idée est ici de profiter d’une sensibilité plus faible du capteur tant que le bouton est pressé : on peut alors mieux viser par exemple. Enfin, encore rares, d’autres souris ont fait le choix d’intégrer un mini-stick au niveau du pouce : il peut fonctionner comme des boutons supplémentaires ou proposer deux axes de plus pour contrôler un vaisseau par exemple.

Image 16 : Comparatif : quelle est la meilleure souris gamer ?
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Deux exemples de souris pensées pour les MMORPG, la Trust GXT166 et la Havit HV-MS735

Armoury, Swarm, Synapse : importance cruciale du logiciel

Dernier point que nous aimerions soulever, la question du logiciel se pose avec d’autant plus d’insistance que les souris sont aujourd’hui dotées de fonctionnalités complexes. Bien sûr, USB oblige, toutes les souris du marché sont immédiatement reconnues par Windows. Seulement voilà, si le pilote de Microsoft est capable de gérer la vitesse de déplacement du pointeur ou le nombre de lignes que l’on fait défiler avec la roulette, il ne va pas plus loin. Impossible, vous vous en doutez, de jouer avec les LED de nos mulots RGB. Impossible également de modifier le fameux taux d’interrogation ou polling rate.

Ces fonctions – et beaucoup d’autres – doivent se retrouver sur les logiciels spécifiques à chaque marque. L’évaluation dudit logiciel fait donc partie intégrante du processus de test et l’absence d’un tel outil – comme sur la HyperX Pulsefire FPS, par exemple – est forcément préjudiciable. Il ne suffit toutefois pas de proposer un logiciel pour nous convaincre. On remarquera par exemple qu’en fonction des marques, le programme est plus ou moins léger : pensez donc, quand le logiciel PNY n’accuse que 5 Mo sur la balance, on monte déjà à 25 Mo avec le Razer Synapse et on excède même les 125 Mo pour le Roccat Swarm… pourtant, les fonctionnalités sont théoriquement les mêmes.

Image 18 : Comparatif : quelle est la meilleure souris gamer ?
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Deux de nos interfaces logicielles préférées : à gauche, l’Assistant pour jeux vidéo de Logitech et, à droite, le Roccat Swarm

Quelles sont-elles ces fonctionnalités ? Nous avons déjà évoqué la présence d’un réglage du polling rate, notez toutefois que la précision est plus ou moins de mise avec 3, 4 voire 5 positions possibles. Plusieurs profils de sensibilité peuvent également être prédéfinis : bien pratique quand on préfère jouer à 3200 DPI sur un RTS et à 1600 sur un FPS par exemple. Les souris RGB permettent de jouer avec l’éclairage, voire de le couper. Enfin, tout un panneau d’options se doit d’être consacré à la personnalisation des boutons et la création de macros. Ces dernières permettent d’affecter une succession de commandes à une seule et même action.

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Nous l’avons plus ou moins déjà dit, tous les logiciels ne se valent pas. Quand les souris low cost ne disposent d’aucun logiciel, Speedlink propose le minimum syndical avec une interface perfectible. Les 5 Mo du soft PNY s’expliquent en partie par l’absence d’interface macro. En revanche, le constructeur est parvenu à tout faire tenir sur une seule page quand il faut naviguer entre plusieurs onglets chez Razer. À ce niveau, Roccat propose un ingénieux système de favoris pour regrouper les fonctions que l’utilisateur juge les plus importantes. Il s’agit d’ailleurs d’un de nos softs préférés avec l’Assistant jeux vidéo de Logitech ou le SteelSeries Engine 3.