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Free partage une IPv4 publique entre plusieurs abonnés

Par - Source: Univers Freebox, Lafibre.info | B 9 commentaires

Free serait-il en manque d’adresses IPv4 pour ses abonnés ? Ou l'objectif serait-il plutôt, à terme, d'anticiper et de se passer le plus tôt possible d'IPv4 ? Quelle qu'en soit la raison, le fournisseur d’accès à Internet expérimenterait depuis quelques semaines déjà le « partage » d’une même adresse IPv4 entre plusieurs de ses clients. Certains Freenautes, abonnés FTTH en Zone Moyennement Dense (ZMD) - qui sont en IPv6 natif - ont en effet remarqué que leur IPv4 publique était partagée et qu’ils se voyaient attribuer une plage restreinte de ports.

En pratique, Free semble donc avoir mis en place - pour certaines lignes FTTH - un système permettant de partager une adresse IP entre quatre Freenautes, chacun d’entre eux « héritant » d’un quart des 65535 ports disponibles. Ce mécanisme, baptisé A+P (Address plus Port) et présenté dans le RFC 6346, est une alternative au CGN (Carrier-grade NAT) « classique », sorte de gros routeurs NAT déployés au sein des réseaux des FAI.

Orange/France Telecom a déjà expérimenté cette technologie par le passé, et s’était heurtée à quelques problèmes avec certains logiciels et protocoles exigeant l’ouverture de ports bien précis (BitTorrent par exemple). Se pose également la question de l’hébergement de serveurs (web sur le port 80, FTP sur le port 21, DNS, POP/SMTP et autres serveurs de jeux) chez le Freenaute, ainsi que d’autres questions d’ordre plus technique (messages ICMP, fragmentation des paquets ou encore suivi et « flicage » d’un utilisateur donné).

On notera au passage que le directeur technique d’Iliad, Rani Assaf, a récemment indiqué qu’il y aura bientôt une vraie option « IP fixe » chez Free, avec même la possibilité d’avoir plusieurs IP fixes (mais seule la première serait gratuite). Bref, cette découverte sur le réseau de Free soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponse, mais nul doute que l'opérateur a (forcement) déjà pensé à tout...

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  • Chklang , 16 février 2016 08:49
    Heu ouais... C'est exactement ce que je me suis dit : Quid de l'hébergement de serveur... Ce serait un magnifique doigt d'honneur à Hadopi mais les contraintes derrières seraient vraiment énormes!
  • AccroPC2 , 16 février 2016 11:51
    rofl, Hadopi est déjà une farce et croire qu'on en sait pas qui a reçu un paquet même si on partage une IP est un leurre. Sauf si Free ne joue pas le jeu, on peut facilement l'identifier.
  • Psycho__99 , 16 février 2016 11:51
    ça pour être un doigt d'honneur à hadopi c'est un très gros et très massif.
    " C'est pas moi m'sieur, je sait pas qui c'est, mon fournisseur me force à partager mon IP avec des nainsconnus."
  • Afficher les 9 commentaires.
  • Chklang , 16 février 2016 12:49
    Citation :
    rofl, Hadopi est déjà une farce et croire qu'on en sait pas qui a reçu un paquet même si on partage une IP est un leurre. Sauf si Free ne joue pas le jeu, on peut facilement l'identifier.


    Techniquement oui puisque le port et l'ip sont lisibles. Mais la loi fait identifier une personne par son IP (i.e. pas par le couple IP/PORT). Or là juste l'IP n'est pas suffisant donc légalement Hadopi n'est plus possible :p 
  • AccroPC2 , 16 février 2016 15:39
    Citation :
    Citation :
    rofl, Hadopi est déjà une farce et croire qu'on en sait pas qui a reçu un paquet même si on partage une IP est un leurre. Sauf si Free ne joue pas le jeu, on peut facilement l'identifier.


    Techniquement oui puisque le port et l'ip sont lisibles. Mais la loi fait identifier une personne par son IP (i.e. pas par le couple IP/PORT). Or là juste l'IP n'est pas suffisant donc légalement Hadopi n'est plus possible :p 


    Hadopi est une farce, je pense qu'on est tous d'accord. Mais vous croyez réellement que le gouvernement ne peut pas passer outre cette mesure ? 2 possibilités, soit la loi évolue soit cette technique sera interdite.
  • magellan , 16 février 2016 16:56
    Citation :
    Citation :
    rofl, Hadopi est déjà une farce et croire qu'on en sait pas qui a reçu un paquet même si on partage une IP est un leurre. Sauf si Free ne joue pas le jeu, on peut facilement l'identifier.


    Techniquement oui puisque le port et l'ip sont lisibles. Mais la loi fait identifier une personne par son IP (i.e. pas par le couple IP/PORT). Or là juste l'IP n'est pas suffisant donc légalement Hadopi n'est plus possible :p 

    Correction: la loi est une chose, l'évolution des technologies en est une autre. L'usage de l'IP finale ne sert pas qu'à identifier le "pirate", mais avant tout de donner un preuve technique. Là, il n'y aurait pas d'illégalité, mais une invalidité partielle de la preuve, à savoir qu'il serait alors "difficile" d'identifier lequel des quatre abonnés se serait rendu coupable de la fraude.
  • Chklang , 18 février 2016 09:32
    [...] Et donc par conséquent Hadopi inapplicable.

    Et concernant l'évolution de loi, vu le temps que ça va prendre autant dire que ce n'est pas pour demain.
  • magellan , 18 février 2016 11:47
    Citation :
    [...] Et donc par conséquent Hadopi inapplicable.

    Et concernant l'évolution de loi, vu le temps que ça va prendre autant dire que ce n'est pas pour demain.

    Il n'y a pas de raison de faire évoluer la loi en question; Si vous lisez correctement la loi, elle parle d'identification IP certes, mais cela sous-entend une solution technique.

    Concrètement: c'est à l'HADOPI de faire évoluer son système technique pour que l'identification réelle du tiers mis en cause soit valide, et la loi ne changera pas pour autant, puisque la preuve finale restera alors l'IP et l'identification du tiers considéré.

    En droit il faut bien se souvenir de la dichotomie entre juridique et technique
    - Le juridique établit le périmètre légal (ce que cela autorise et/ou interdit)
    - Le technique, qui donne des preuves valides ou non.

    Exemple concret et simple: la loi autorise l'usage de l'ADN comme preuve à charge/décharge lors d'un jugement. La loi ne précise pas les méthodes d'analyse de l'ADN en question.
  • Yannick G , 23 février 2016 10:21
    Citation :
    Citation :
    [...] Et donc par conséquent Hadopi inapplicable.

    Et concernant l'évolution de loi, vu le temps que ça va prendre autant dire que ce n'est pas pour demain.

    Il n'y a pas de raison de faire évoluer la loi en question; Si vous lisez correctement la loi, elle parle d'identification IP certes, mais cela sous-entend une solution technique.

    Concrètement: c'est à l'HADOPI de faire évoluer son système technique pour que l'identification réelle du tiers mis en cause soit valide, et la loi ne changera pas pour autant, puisque la preuve finale restera alors l'IP et l'identification du tiers considéré.

    En droit il faut bien se souvenir de la dichotomie entre juridique et technique
    - Le juridique établit le périmètre légal (ce que cela autorise et/ou interdit)
    - Le technique, qui donne des preuves valides ou non.

    Exemple concret et simple: la loi autorise l'usage de l'ADN comme preuve à charge/décharge lors d'un jugement. La loi ne précise pas les méthodes d'analyse de l'ADN en question.


    Il n'y a même pas besoin de faire évoluer la partie technique : c'est déjà "au point". C'est réellement uniquement la partie "législation" qui bloque Hadopi pour avoir le droit d'utiliser le couple IP+port afin d'identifier un abonné précis. J'essaie de te retrouver plus d'infos dès que j'ai le temps :)