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AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

2 : Le tour de la carte 3 : Comment nous testons 4 : En jeux 5 : Overclocking 6 : Consommation et efficacité énergétique 7 : Températures et nuisances sonores 8 : Conclusion

Introduction

La dernière fois qu’AMD a lancé un GPU basé sur une toute nouvelle architecture remonte à deux ans, quand la firme a présenté le Hawaii. Si les quelques rafraîchissements intervenus depuis lors ont permis à cette puce vieillissante de se maintenir à niveau, les fans de la marque commençaient à réclamer avec de plus en plus d’impatience un nouveau fer de lance.

Image 1 : AMD Radeon R9 Fury : Fiji plus petit, plus efficace ?

C’est ainsi que finalement, fin juin, AMD a dévoilé sa dernière création, le Fiji, que nous avons couvert en détail dans notre article consacré au lancement de la Fury X. La nouvelle architecture emploie de la mémoire HBM, dont la société nous parlait depuis des mois et qui offre une bande passante considérablement plus élevée que la GDDR5. Nous l’avons elle aussi examinée de près dans notre article ; si vous n’avez pas encore eu l’occasion de le lire, nous vous encourageons à le faire, mais voici un rapide résumé concernant ce nouveau type de mémoire.

Pour parvenir à ses fins, AMD a vu les choses en trois dimensions : les dies de mémoire sont empilés verticalement et se partagent un même contrôleur logique. Pour l’instant, les barrettes sont limitées à quatre piles de quatre puces de 256 Mo chacune, ce qui donne un total de 4 Go de mémoire. La particularité de ces piles est d’être posées sur une couche nommée interposer qui héberge également le die du GPU. La mémoire HBM souffre pour l’instant d’une fréquence plutôt faible (500 MHz) mais compense par un bus de… 4096 bits (!), une approche à contre-courant qui donne des résultats des plus concluants.

La Fury contient une déclinaison légèrement rabotée du GPU de la Fury X, avec un core cadencé à 1000 MHz dans sa version de référence, 3584 shaders au lieu de 4096 et 224 unités de textures au lieu de 256.

AMD a également ajouté une limite thermique qui forcera le GPU à ralentir en cas de surchauffe ; à titre de comparaison, la Radeon R9 Fury X n’en a aucune. Cela aura bien entendu une incidence sur les capacités d’overclocking de la petite nouvelle.

Caractéristiques techniques

Contrairement à ce qui s’était passé pour la Radeon R9 Fury X, les fabricants de carte ne sont pas juste autorisés à concevoir leurs propres solutions de refroidissement : ils sont obligés de le faire. AMD n’a en effet donné aucune spécification technique de référence pour les ventirads des cartes Fury, laissant aux partenaires du fondeur quartier libre en la matière.

Les fabricants ont la possibilité de vendre des Fury overclockées en usine si le cœur leur en dit, et Sapphire ne s’en est pas privé : c’est ainsi que nous avons reçu en test une Fury Tri-X. Cette carte embarque de la mémoire cadencée à la fréquence de référence, mais son GPU est overclocké de 40 MHz. 

Aux USA la Radeon R9 Fury elle est lancée à 549 $, ce qui est 10 à 20 dollars de plus que la moyenne des GTX 980 et moins que la majorité des GTX 980 overclockées. Sapphire vendra une Fury Tri-X aux fréquences de référence à 549 $ mais prévoit également un modèle overclocké – celui que nous testons aujourd’hui – à 569 $, qui rentrera donc en pleine concurrence avec les GTX 980 overclockées. En France, le positionnement est moins favorable. Les GTX 980 de base se trouvent à 550 $ voire moins, mais la Radeon R9 Fury est lancée à 590 €. La version overclockée de Sapphire devrait même monter à 600 €.

Nous avons déjà vu ce dont la Radeon R9 Fury X watercoolée est capable. Le petit Fiji refroidi à l’air peut-il tenir la route face à son grand frère ?

Nota Bene : Sapphire avait un nombre très limité de cartes à prêter à la presse. Tom’s Hardware USA a pu en tester une pendant trois jours. Tom’s Hardware Allemagne a mis la main sur une seconde encore plus tard. Enfin, AMD annonça un nouveau pilote seulement 48 h avant la lever de l’embargo sur les tests, alors que la carte de notre rédaction américaine était déj)à repartie vers son fabricant. Tom’s Hardware Allemagne a pu reproduire quelques tests avec le nouveau pilote et – bonne nouvelle – n’a pas remarqué de différence par rapport à nos premiers résultats.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Le tour de la carte
  3. Comment nous testons
  4. En jeux
  5. Overclocking
  6. Consommation et efficacité énergétique
  7. Températures et nuisances sonores
  8. Conclusion