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Et si je mettais 5 SSD en RAID ?

2 : Des performances en E/S exceptionnelles 3 : Les limites du SATA : 3 Gbit/s 4 : Cinq SSD Samsung en RAID 0 5 : Configuration de test 6 : Performances en E/S 7 : Streaming avec IOMeter, CrystalDiskMark 8 : Lecture/écriture aléatoire de blocs de 4 Ko 9 : Lecture/écriture aléatoire de blocs de 512 Ko 10 : PCMark Vantage 11 : Conclusion

Introduction

Il ne se passe pas une semaine sans qu’un nouveau modèle ne sorte sur le marché des SSD, actuellement en plein boom, où les produits à base de NAND MLC et SLC annoncent des débits de plus de 250 Mo/s et des performances en E/S à cinq chiffres. En comparaison, les disques durs donnent presque l’impression d’appartenir à une autre ère dont le terme approche peu à peu : moins chers, certes, ils sont également bien plus lents.

Image 1 : Et si je mettais 5 SSD en RAID ?

La réalité n’est évidemment pas aussi simpliste, car quand la technologie n’est pas parfaitement au point, les SSD peuvent voir leurs performances, si impressionnantes sur papier, s’envoler en fumée et parfois même retomber sous le niveau de celles des disques durs pour ordinateurs portables. En pratique, les SSD n’atteignent leur plein potentiel que lorsqu’ils sont combinés au bon matériel, à un contrôleur adapté et à un cache correct et qu’ils sont accompagnés des fonctions logicielles nécessaires.

Et encore : il ne s’agit là que des exigences de base ; il convient encore de prendre en compte la possession des derniers pilotes et d’un firmware à jour, la prise en charge de l’AHCI par le BIOS ou encore celle de la fonction TRIM, qui tient le SSD informé des blocs effacés et permet de ce fait une meilleure gestion de l’espace disponible. Elle évite une dégradation des performances… mais nécessite Windows 7, Windows Server 2008 R2 ou une distribution Linux dotée d’un noyau en version 2.6.18 ou supérieure.

Les SSD en entreprise

Les SSD n’intéressent pas que les geeks et les amateurs de performances, mais également les entreprises. Quel que soit le scénario d’utilisation envisagé, les SSD ont pour eux un grand nombre d’avantages techniques : si seule une minorité des professionnels profiteront réellement de leurs débits accrus, leur absence de parties mobiles est pour tous synonyme de meilleurs temps d’accès et de températures de fonctionnement plus faibles. Plus important encore, notamment pour les serveurs effectuant des quantités astronomiques d’opérations de lecture/écriture, les performances dans ce domaine sont à des années-lumière de celles des disques durs traditionnels.

On a vite fait la liste des quelques inconvénients des SSD : leur prix au gigaoctet est encore nettement plus élevé que celui des disques durs, et la durée de la mémoire flash qu’ils contiennent est techniquement limitée à un certain nombre de cycles (voir notre test en cours). En règle générale, ce dernier point ne constitue toutefois pas un vrai problème, notamment dans la mesure où la situation n’est en pratique pas vraiment meilleure avec les disques durs, qui s’usent eux aussi. Les derniers SSD haut de gamme ont par ailleurs une durée de vie annoncée qui fait jeu égal avec celle des disques durs professionnels.

Que valent les SSD professionnels en RAID ?

On peut dès lors se demander dans quelles conditions l’investissement dans des SSD vaut la peine pour une entreprise. C’est ce que nous allons aborder dans cet article. Le fait que les grappes RAID composées de SSD affichent presque invariablement des performances supérieures aux grappes de disques durs comparables a déjà fait l’objet de nombreux articles, tant sur Tom’s Hardware qu’ailleurs ; ce n’est donc pas sur ce point que nous nous focaliserons. Nous tenterons toutefois de déterminer si la fonction d’extension de capacité à la volée si propre aux grappes RAID peut, une fois transposées dans le monde des SSD, aussi s’appliquer aux performances en E/S ; les possibilités qu’offrent les SSD en la matière semblent en effet bien plus vastes qu’avec de simples disques durs.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Des performances en E/S exceptionnelles
  3. Les limites du SATA : 3 Gbit/s
  4. Cinq SSD Samsung en RAID 0
  5. Configuration de test
  6. Performances en E/S
  7. Streaming avec IOMeter, CrystalDiskMark
  8. Lecture/écriture aléatoire de blocs de 4 Ko
  9. Lecture/écriture aléatoire de blocs de 512 Ko
  10. PCMark Vantage
  11. Conclusion