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STMicroelectronics : reportage chez un fondeur qui réussit en France

2 : Historique du site de Rennes 3 : Les débuts et les évolutions du back-end de Rennes 4 : Processus de sélection exigeants 5 : Des tests très rigoureux 6 : Les opérations du site 7 : Les défis du site de Rennes 8 : Perspectives d'avenir 9 : Conclusion

Introduction

« Usine française » serait presque un oxymore. Quand avez-vous entendu pour la dernière fois au journal télévisé un reportage sur le succès d’une usine tricolore. Pire encore, à quand remonte la dernière success-story d’un site de semiconducteur qui opère dans l’Hexagone et qui embauche du personnel parce qu’il continue de répondre à une demande croissante tout en restant compétitif ? La morosité générale et l’angle dépressif qu’aiment prendre les journaux en parlant de l’industrie de l’électronique en France font penser que ce genre de scénario est utopique.

Imaginez donc notre surprise lorsqu’une source qui tient à rester anonyme nous a dit que l’usine STMicroelectronics de Rennes recrutait. Ne vous y méprenez pas, nous sommes convaincus du savoir-faire français et européen qui compte dans ses rangs des innovateurs, tels que Crocus Technology, SOITEC ou STMicroelectronics. Mais, une usine française de semiconducteurs qui ne délocalise pas son activité et embauche en pleine crise économique ? Nous avons décidé d’enquêter pour en savoir plus. L’information est non seulement exacte, mais le site en question a récemment fait l’actualité en intégrant ses puces dans Curiosity, le robot qui a atterri sur Mars.

Nous nous sommes donc assis avec Patrick Galloy, président de STMicroelectronics Tours SAS. Il est à la tête du site de Rennes et de l’usine de Tours qui représente 1 500 personnes. Il était rejoint par Jean François Vadrot, responsable de la Business Unit des composants spatiaux haute fiabilité de STMicroelectronics. Pour rappel, STMicroelectronics est un fondeur franco-italien au large catalogue qui va des SoC aux DSP et autres composants présents dans l’électronique grand public, l’automobile et bien d’autres marchés encore. Il est surtout connu aujourd’hui dans nos colonnes pour ses MEMS.

Image 1 : STMicroelectronics : reportage chez un fondeur qui réussit en FranceEntrons dans l’usine ST de Rennes.

Les deux hommes ont trente ans d’expérience dans le monde du semiconducteur français. Ils dirigent l’un des sites les moins connus du grand public qui a pourtant une croissance importante sur un marché de niche qui touche les composants utilisés dans l’espace. Ils ont accepté de répondre à nos questions portant sur l’activité qui fait aujourd’hui le succès de l’usine de Rennes. Ils ont aussi ouvert leurs portes à nos appareils photo. Ce qui suit est principalement issu de cet entretien. Nous avons décidé de ne pas retranscrire in extenso l’interview, mais de vous raconter l’histoire du site, l’évolution de l’activité spatiale et des composants haute fiabilité, les défis que représentent une telle opération et les perspectives d’avenir de l’usine. Ce n’est pas un conte de fées, mais une belle histoire qui mérite d’être connue.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Historique du site de Rennes
  3. Les débuts et les évolutions du back-end de Rennes
  4. Processus de sélection exigeants
  5. Des tests très rigoureux
  6. Les opérations du site
  7. Les défis du site de Rennes
  8. Perspectives d'avenir
  9. Conclusion