Test : deux GeForce GT 1030 actives et passives, face à la RX 550

Deux low profile, une active, une passive

Votre GeForce GT 1030, vous la voulez comment ? Complètement silencieuse ou ultra compacte ? Pour répondre à ce choix cornélien, nous mettons face à face la Gigabyte GT 1030 Low Profile et sa déclination Low Profile Silent. Ces deux cartes petit format sont avant-tout vouées à être installées dans des mini-PC et sont équipées du même PCB ultra compact. Ce qui les différencie, c’est donc leur mode de refroidissement : l’une possède un ventilateur quand l’autre mise uniquement sur un large radiateur. Jusqu’à présent, les cartes à refroidissement passif que nous avons testées ne tenaient pas leurs promesses, puisqu’une ventilation extérieure était toujours nécessaire pour éviter la surchauffe. Qu’en est-il cette fois ? Cette solution est-elle adaptée ? C’est ce que nous allons voir dans ce test !


La GeForce GT 1030 en détail

Lors de son lancement, la GTX 750 (Ti) se négociait aux environs de 130 à 150 € et encore aujourd’hui, on peut acquérir une des dernières cartes encore en stock pour environ 100 €. Nous avions pensé comparer cette carte à la GT 1030 car les puces GM107 et GP108 possèdent un nombre de transistors similaire.

Alors que la GeForce GTX 750 Ti possède encore cinq Streaming Multiprocessors (abrégé SM, en français « multiprocesseur de flux »), la GT 1030 n’en possède plus que trois. Avec 128 cœurs CUDA par SM depuis les générations Maxwell et Pascal, cela fait donc un total 384 cœurs pour la GT 1030 contre 640 pour la GTX 750 Ti. Toutes deux possèdent huit TMU (unités de traitement des textures) par SM, pour un total de 24 sur la GeForce GT 1030, et 40 sur la GTX 750 Ti.

Les deux GPU disposent de quelques registres ROP et peuvent calculer jusqu’à 16 entiers 32 bits par cycle. Ces registres sont liés à un cache L2 de 256 Ko sur le GP108, contre 1 Mo de L2 sur le GM107. Cela veut dire que la GeForce GT 1030 ne dispose en fait que de 512 Ko de cache L2, ce qui est un énorme pas en arrière par rapport à la GTX 750 Ti. En plus, Alors que la GeForce GTX 750 Ti possède deux contrôleurs mémoire 64 bits, la GT 1030 doit se contenter d’un bus mémoire régi par un couple de contrôleurs 32 bits, ce qui équivaut donc à une largueur de bus de seulement 64 bits. La GT 1030 doit donc composer avec un nombre très élevé de limitations qui ne se justifient aucunement par la réduction de seulement 4% de la complexité de la puce.

Bien sûr, Nvidia essaye de compenser ces handicaps par une fréquence revue à la hausse. Le bus mémoire de 64 bits limite la bande passante de la GT 1030 à 48 Go/s avec de la mémoire GDDR5 à 6 Gbit/s, tandis que la GTX 750 Ti dispose d’une bande passante théorique maximale de 86,4 Go/s. Comme on le voit sur le graphique, c’est loin d’être sans conséquences sur les performances. Les deux cartes sont donc très différentes et il faudrait mieux comparer la GT 1030 à une carte moins haut de gamme que la 750 Ti.

Dans la lignée de la GT 730

En réalité, la GeForce GT 1030 se rapproche donc beaucoup plus de la GT 730, laquelle n’a pas vu de successeur dans la série des cartes 900 de Nvidia, puisque l’entrée de gamme commençait avec la GeForce GTX 950. La GeForce GT 730 de génération Kepler possède en effet 384 cœurs CUDA, 16 unités de texture réparties sur deux SMX, huit ROP (Render Output Unit, « Unité de Rendu Final »), le même cache L2 de 512 Ko et enfin le même bus mémoire d’une largueur de 64 bits.

La consommation de la GT 730 s’élève à seulement 38 W, une valeur proche des 30 W de la GT 1030. La GeForce GTX 750 Ti consomme elle entre 60 et 75W, ce qui rendait impossible toute velléité de refroidissement passif. Mais pourquoi alors le GP108 est-il bien plus complexe que le GK208 ? La réponse est probablement à chercher du côté du changement d’architecture entre les deux cartes.

Le GP108 de la GT1030 utilise un seul cluster contenant trois SM. Chacun des SM possède 128 cœurs CUDA, huit unités de texture, un cache L1 de 24 Ko pour les textures et un cache commun de 64 Ko. Le GK208 de la GT730 possède lui deux SM dotés de 192 cœurs CUDA, huit unités de texture, 64 Ko de mémoire partagée et de cache L1 ainsi qu’un cache réservé aux textures. Le GP108 possède 16 ROP, le GK208 seulement huit.

Le GP108 affiche donc un pixel fillrate bien supérieur au GK208 (19,8 GP/s contre 7,2 GP/s), et la capacité de traitement des textures est aussi doublée (29,8 GT/s vs. 14,4 GT/s). La GeForce GT 1030 utilise une puce GP108 entièrement fonctionnelle, il sera donc impossible de réactiver des ressources désactivées artificiellement. La complexité de la puce est en tout cas bien supérieure à celle de la génération précédente.

La GT 1030 face à la Radeon RX 550

A lire :
- Notre test de la Radeon RX 550, performances et consommation

Du côté de la concurrence, la Radeon RX 550 d’AMD se situe entre le GM107 et le GK208. La Radeon RX 550 est légèrement plus onéreuse et consomme un peu plus que la GeForce GT 1030. On trouve des Radeon RX 550 petit format ou single slot sur le marché, mais aucune n’est les deux à la fois. Et on peut aussi faire une croix sur le refroidissement passif.

Cependant, Nvidia est certain de pouvoir battre la carte AMD avec la GT 1030, ou tout du moins d’être au même niveau. Nous verrons si cela se confirme dans nos tests. Gigabyte est convaincu que les solutions passives sont dans l’air du temps. Nos benchmarks et nos mesures montreront ce qu’il en est vraiment.


Gigabyte GeForce GT 1030
Low Profile (Passive)
AMD Radeon RX 550
Puce GP108Polaris 12
Transistors
env. 2,2 milliards   
env. 2,2 milliards
Unités de calcul 384512
Fréquence de base 1228 MHz1100 MHz
Fréquence boost 1468 MHz1183 MHz
TMU/ROP 24/1632/16
Pixel fillrate 26,7 GPix/s18,9 GPix/s
Texture fillrate 40,1 GTex/s37,9 GTex/s
Mémoire vive 2048 Mo GDDR54096 Mo GDDR5
Fréquence RAM 3000 MHz
3500 MHz
Bus mémoire 64 bits
128 bits
Bande passante mémoire 48 Go/s112 Go/s
Consommation
30 Watts50 Watts

Système et méthode de test

Notre nouvelle méthode de test a fait l’objet d’un article détaillé auquel nous renvoyons le lecteur curieux de découvrir en détail comment nous testons et avec quel matériel. Le seul léger changement apporté concerne le CPU.

Ici, seule la configuration hardware change avec un CPU, de la RAM, une carte mère et un système de refroidissement différent et que nous résumons dans le tableau ci-dessous :

Equipement de test
Système
Labo allemand
(conso, température, overclocking)
Intel Core i3-6320
MSI Z270 Gaming Pro Carbon
G.Skill F4-3200C14Q-32GTZ @ 2133 MT/s (16 Go)
1x 1 To Toshiba OCZ RD400
2x 960 Go Toshiba OCZ TR150
Be Quiet Dark Power Pro 11, 850 W
Windows 10 Pro
Labo américain
(performances jeux 3D)
Core i3-6320
MSI Z270 Gaming Pro Carbon
G.Skill F4-3200C14Q-32GTZ @ 2133 MT/s (16 Go)
500 Go Crucial MX200
be quiet Dark Power Pro 11, 850 W
Windows 10 Pro
Mesure de consommation
Mesures sans contact sur le slot PCIe (utilisant un riser)
Mesures sans contact sur un câble d'alimentation externe PCIe
Mesures directes de tension sur l'alimentation
2x Rohde & Schwarz HMO 3054, 500MHz Oscilloscope numérique multi-canal avec fonction de stockage
4x Rohde & Schwarz HZO50 Current Probe (1mA - 30A, 100kHz, DC)
4x Rohde & Schwarz HZ355 (10:1 Probes, 500MHz)
1x Rohde & Schwarz HMC 8012 multimètre numérique avec fonction de stockage
Mesure thermique
Caméra infrarouge 1x Optris PI640 80Hz
Posez une question dans la catégorie Les news : vos réactions du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
2 commentaires
Commenter depuis le forum
    Votre commentaire
  • JonDol
    Plus utile aurait été la comparaison avec la dernière génération de l'IGP (HD Graphics 630) pour voir, par exemple, s'il y une raison suffisante à ajouter cette carte à un système se basant uniquement sur l'IGP de dernière génération. Pour la comparaison avec un IGP d'ancienne génération ce n'est que du bon sens à s'attendre que le gain soit substantiel. La CG passive cible par sa nature les machines silencieuses (lire passives), du coup, je trouve assez inutile le test de cette carte dans une machine à refroidissement actif. Plus pertinent aurait été le test de cette carte dans un boitier passif, comme par exemple, le Streacom DB4, et d'autant plus avec la nouvelle évolution de ce boitier pour le refroidissement du GPU, présentée au dernier Computex.
    1
  • cbeny38
    Et aussi les APU A..., qui ont une partie graphique plus couillue que les IGP intel.
    Je trouve qu'il n'y a, chez les sites de news / tests de matériels PC, pas assez de comparaison entre APU et CG bas de gamme.
    0