De nouveaux scores Geekbench 6 attribués à la puce M5 Max d’Apple ont fait surface en ligne, offrant un premier aperçu concret des performances du processeur gravé selon la nouvelle architecture Fusion du fabricant californien.
L’évolution des puces Apple Silicon franchit une nouvelle étape avec l’apparition des premiers benchmarks attribués au futur processeur M5 Max. Alors que la puce M4 Max commence à peine à se généraliser, ces données issues de la plateforme Geekbench 6 offrent un aperçu des performances. Si l’écart de performance avec la génération précédente semble contenu, la capacité de ce nouveau composant à rivaliser avec les architectures destinées aux stations de travail professionnelles marque un tournant dans l’optimisation des ressources matérielles.
Un processeur à 18 cœurs grâce à une nouvelle approche
La puce M5 Max se distingue de sa devancière par une configuration CPU inédite pour la gamme « Max » : 18 cœurs au total, répartis en six cœurs haute performance et douze cœurs d’efficacité. Ce passage de 16 à 18 cœurs a été rendu possible par l’adoption d’un design chiplet 2.5D fourni par TSMC, qui permet à Apple de s’affranchir du plafond de 16 cœurs CPU imposé jusqu’ici par l’ancien procédé d’assemblage utilisé dans les variantes Max.
Des gains contenus par rapport au M4 Max
Les scores publiés sur Geekbench 6 montrent que le M5 Max obtient 4 268 points en monocœur et 29 233 points en multicœur. Comparé au M4 Max et à son processeur 16 cœurs, cela représente une progression de 5,4 % en monocœur et de 10,3 % en multicœur.


Ces chiffres traduisent une évolution générationnelle relativement modérée. L’écart entre les deux puces reste limité, ce qui pourrait amener certains utilisateurs déjà équipés d’une machine dotée du M4 Max à s’interroger sur la pertinence d’une mise à niveau.
Le M3 Ultra dépassé par deux fois moins de cœurs
Le résultat le plus notable de cette fuite concerne toutefois la comparaison avec le M3 Ultra, la puce de station de travail d’Apple dotée d’un CPU à 32 cœurs. Malgré un nombre de cœurs presque deux fois inférieur, le M5 Max parvient à le devancer dans les deux catégories du benchmark.

En monocœur, l’écart atteint 31,4 % en faveur du M5 Max, un résultat qui s’explique en grande partie par les différences de fréquences d’horloge entre les deux générations. En multicœur, le M5 Max surpasse le M3 Ultra de 3,8 %, un résultat plus inattendu compte tenu de la disparité dans le nombre de cœurs.
Voici le récapitulatif des scores :
| Puce | Cœurs CPU | Monocœur | Multicœur |
|---|---|---|---|
| M5 Max | 18 | 4 268 | 29 233 |
| M4 Max | 16 | 4 049 | 26 509 |
| M3 Ultra | 32 | 3 247 | 28 169 |
Des résultats clairement évocateurs
Ces données, issues d’une fuite et donc à considérer avec une certaine prudence, suggèrent que l’architecture Fusion apporte des gains d’efficacité par cœur significatifs, même si la progression brute d’une génération à l’autre reste contenue. La capacité du M5 Max à rivaliser avec, et à dépasser, une puce conçue pour les stations de travail professionnelles illustre l’évolution du rendement par cœur chez Apple.
Il reste à observer comment cette puce se positionnera face à la concurrence, notamment le Snapdragon X2 Elite Extreme de Qualcomm et les derniers processeurs x86, pour évaluer plus largement sa place dans le paysage actuel des processeurs hautes