Comparatif : le meilleur logiciel de torture de carte graphique

On nous demande régulièrement quels programmes sont les plus appropriés pour tester la stabilité et les températures des composants ou bien pourquoi nous utilisons tel programme et pas tel autre. Voici toutes les réponses dans une série de trois article...

À quoi servent les tests de stabilité et de torture ?

Si l’étude de la réalisation technique d’une carte graphique est indispensable pour révéler des éventuelles erreurs de construction, il reste difficile d’évaluer le comportement de la carte une fois placée dans un boîtier, qui a son environnement particulier. Si en plus on souhaite overclocker son matériel, il devient vraiment difficile de présager du comportement des composants, et ce comportement peut lui-aussi changer à l’occasion du remplacement d’un des composants, modifiant l’équilibre au sein du boîtier.

Que l’on soit confronté à des problèmes thermiques ou d’instabilité de l’alimentation électrique, ou bien que l’on veuille juste tester la robustesse de son système, c’est grâce à des programmes dédiés que l’on peut révéler les faiblesses et limites de son matériel pour y apporter les améliorations nécessaires (meilleure ventilation du boîtier, changement de l’alimentation électrique, etc.) Nous avons donc décidé de consacrer un test détaillé à ces programmes afin d’étudier leurs avantages et inconvénients. Ce test sera en trois parties :

Avant toute chose : être conscient des risques encourus !

Certains des programmes testés poussent les cartes graphiques dans leurs derniers retranchements, bien souvent au-delà de la limite de consommation prévue par le constructeur. Ce n’est pas pour rien qu’on appelle aussi ces programmes « power virus », et leur usage peut devenir vraiment dangereux si on effectue ces tests pendant de longues périodes. 

L'usage de tels programmes se fait donc en connaissance de cause et en ayant conscience des dangers encourus ! Il est crucial d’utiliser en parallèle des programmes de monitoring capables de relever les températures et autres paramètres centraux de manière fiable et continue, afin d’interrompre le test si certains de ces paramètres indiquaient un danger imminent pour les composants !

Choix de la carte graphique

Nous avons porté notre dévolu sur une carte graphique d’entrée de gamme avec une cible de puissance de 100 W, car c’est surtout le PCB et la température des composants qui nous intéressent ici. Le modèle choisi, une Asus RX 560 Strix OC, est bien adapté à notre entreprise, car les modules mémoire et les convertisseurs de tension ne sont pas refroidis par le bloc de refroidissement, ce qui permet d’étudier de manière précise le dégagement de chaleur de chaque composant. De plus, leur espacement à la surface du PCB limite les interactions. 

Nous avons effectué aussi quelques tests sur des cartes nettement plus puissantes (la Sapphire RX Vega64 Nitro+ et la KFA² GTX 1080 Ti Hall of Fame) et avons obtenus des résultats similaires, à la différence près qu’après 30 minutes de tests, les cartes étaient tellement uniformément chaudes qu’il était difficile de lire à la surface du PCB l’influence de tel composant sur un autre. 

Système et méthode de test

Le tout nouveau système de test et la méthodologie employée ont déjà été décrits en détail. Vous pouvez tout savoir en consultant notre article sur notre protocole de test standardisé des cartes graphiques.

Système
Intel Core i7-6900K @4.3 GHz
MSI X99S XPower Gaming Titanium
Corsair Vengeance DDR4-3200
1x 1 To Toshiba OCZ RD400
2x 960 Go Toshiba OCZ TR150
Be Quiet Dark Power Pro 11, 850W
Windows 10 Pro à jour
Refroidissement
Alphacool Eiszeit 2000 Chiller
Alphacool Eisblock XPX
Thermal Grizzly Kryonaut
Moniteur
Eizo EV3237-BK
Boîtier
Lian Li PC-T70 modifié (ouvert et fermé)
Mesures électriques
Point de mesure sans contact sur le slot PCIe, via un riser PCIe
Point de mesure sans contact sur les connecteurs PCIe d'alimentation
Mesure directe au niveau de l'alimentation
4x oscilloscopes Rohde & Schwarz HMO 3054 multicanaux, 500 MHz avec fonction mémoire
4x pinces ampèremétriques Rohde & Schwarz HZO50 (de 1 mA à 30 A, 100 KHz, courant continu)
4x sondes de test Rohde & Schwarz HZ355 (10:1, 500 MHz)
1x multimètre numérique Rohde & Schwarz HMC 8012, avec fonction mémoire
Imagerie thermique
Caméra infrarouge Optris PI640
Logiciel PI Connect
Mesures sonores
Micro NTI Audio M2211 (avec fichier de calibration)
Interface Steinberg UR12 (avec alimentation fantôme pour les microphones)
Creative X7
Logiciel Smaart v.7
Chambre anéchoïque, 3,5 x 1,8 x 2,2 m (LxlxH)
Mesures axiales, à la perpendiculaire du centre de(s) la source(s) sonore(s), distance de 50 cm
Nuisances sonores exprimées en dBA (lent), analyse en temps réel (RTA)
Spectre de fréquence représenté sous forme de graphique
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