Le fabricant chinois de RAM le plus populaire du moment : CXMT, se bat contre les États-Unis et leurs autorités, pour se faire retirer de la liste noire des entreprises américaines. En cause, des accusations de travailler pour l’armée chinoise.

Le fabricant chinois de puces ChangXin Memory Technologies (CXMT) a saisi la justice américaine pour demander son retrait de la liste des entreprises liées à l’armée chinoise, établie par le département de la Défense (DoD). Dans un communiqué, CXMT dénonce une décision « sans fondement », affirmant que ses produits, conformes aux normes JEDEC, sont destinés à un usage civil et commercial.
Une croissance insolente, mais un constructeur blacklisté par les USA
Basée à Hefei, dans la province de l’Anhui, CXMT conçoit, fabrique et commercialise ses propres semi-conducteurs, notamment des mémoires DRAM. L’entreprise a connu une forte croissance ces derniers mois, avec une hausse de 874 % de son chiffre d’affaires au premier semestre 2026, portée par la demande accrue en composants pour les datacenters et les modules DRAM, alors que les prix des marques traditionnelles restent élevés.
CXMT avait été inscrit pour la première fois sur la liste des entreprises militaires chinoises en janvier 2025, sous l’administration Biden. En juin 2026, le Département de la Défense a maintenu cette classification malgré les démarches de l’entreprise, qui affirme avoir collaboré avec les autorités américaines pendant plus d’un an en fournissant toutes les informations demandées.
Aucune justification valable ?
Selon CXMT, cette désignation a causé des préjudices commerciaux et réputationnels importants, sans justification factuelle ou juridique.
Le Pentagone avait brièvement annoncé le retrait de CXMT de cette liste plus tôt dans l’année, avant de revenir sur sa décision peu après la publication de l’avis. L’entreprise cherche désormais à accéder au marché américain en vendant directement ses produits aux consommateurs, tout en contestant sa classification actuelle.