L’intelligence artificielle est-elle néfaste pour l’humain ? Sam Altman dit qu’il faut tout en accepter, les bons côtés, comme les moins bons, pointant une balance bénéfice / risque nettement en faveur d’une IA utile aux humains, plus que dangereuse.

Le PDG d’OpenAI estime que l’intelligence artificielle a plus de bons côtés que de mauvais, et sera meilleure pour l’humain qu’elle ne peut lui nuire. Dans une interview accordée à Decoded by Politico, Sam Altman, directeur général d’OpenAI, a abordé les différences d’approche en matière de sécurité de l’IA entre son entreprise et ses concurrents, notamment Anthropic.
Des positions divergentes sur les effets négatifs
Selon Altman, les positions divergent notamment sur la question des effets indésirables.
« Une différence entre nous et certains partisans d’une approche plus stricte en matière de sécurité de l’IA concerne notre conviction que le monde devrait accepter certains effets négatifs en échange des avantages de cette technologie et de l’autonomie des individus. »
Il a également défendu la position d’OpenAI contre la régulation, face à laquelle certaines entreprises d’intelligence artificielle font face.
« Une approche réglementaire plus souple s’accompagne d’une acceptation du fait que certains effets négatifs surviendront tandis que la société développe sa résilience. »
Le patron américain a estimé qu’il ne serait pas acceptable de chercher à éliminer complètement les incidents liés à l’IA, tels que les piratages, les arnaques ou les usages détournés de la technologie. Pourtant, ces réalités existent et nuisent régulièrement à de nombreuses personnes. Mais pour Altman, les bénéfices de l’IA sont largement supérieurs aux inconvénients qu’elle peut engendrer.
Accepter les risques, mais pas tous
Altman a également précisé qu’il n’accepterait toutefois pas les « risques vraiment catastrophiques », notamment la possibilité d’une perte de contrôle sérieuse de l’IA.
Dans ce même entretien, le dirigeant a critiqué Elon Musk, avec qui il entretient des relations conflictuelles depuis la fondation d’OpenAI en 2015. « Je n’aime pas les tyrans, et je pense qu’Elon en est un », a déclaré Altman, avant d’ajouter qu’il considère Musk « comme beaucoup de tyrans, et il ne respecte que ceux qui ripostent ».