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Elder Scrolls Online : 22 configurations comparées

2 : Qualité d’image et réglages 3 : Configuration du test 4 : Détails medium, 1280x720 5 : Détails medium, 1920x1080 6 : Détails Ultra, 1920x1080 7 : Détails Ultra, 5760x1080 8 : Tests CPU 9 : Conclusion

Introduction

La série Elder Scrolls a défini un standard en matière de RPG solo à monde ouvert avec progression libre. The Elder Scrolls III: Morrowind s’est notamment distingué par une carte gigantesque (24 km2) et ses graphismes 3D avancés, de même qu’il fut un des premiers jeux à utiliser les pixel shader pour le rendu de l’eau ainsi que l’accélération 3D en temps réel de la tessellation. The Elder Scrolls IV: Oblivion a placé la barre encore plus haut avec des dialogues intégralement parlés, une trame narrative soignée ainsi que des graphismes largement améliorés. Dernier volet en date, The Elder Scrolls V: Skyrim a permis à la série de proposer l’expérience de jeu la plus aboutie qui soit depuis sa création.

Si les Elder Scrolls ont toujours eu pour objectif de proposer une expérience solo particulièrement accomplie, il semblait inévitable que la série finisse un jour par être déclinée dans un contexte multijoueur. Programmeurs et moddeurs ont certes proposé leurs propres solutions afin de permettre aux joueurs de se retrouver dans le monde de Tamriel, mais cette fois, ce sont les développeurs de ZeniMax qui proposent une déclinaison de la série massivement multijoueur : Elder Scrolls Online (ESO) est officiellement sorti le vendredi 4 avril.

Image 1 : Elder Scrolls Online : 22 configurations comparées

Nous avons pu profiter du jeu durant la phase de test multijoueur finale le mois dernier. L’action se situe 800 ans avant les évènements de Morrowind et Oblivion, dans une période de conflit qui voit trois factions s’opposer pour régner sur Tamriel : le Pacte de Cœurébène (Ebonheart Pact), l’Alliance de Daguefilante (Daggerfall Covenant) et le Domaine Aldmeri (Aldmeri Dominion). Naturellement, ce contexte est une très bonne excuse pour s’affronter en PvP.

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Ceci étant dit, le fait que le jeu fasse partie de la série Elder Scrolls génère des attentes en matière de progression solo, laquelle se doit d’être très bien travaillée. Durant notre faible temps de jeu, il nous a clairement semblé qu’ESO ne reniait pas son héritage. La présentation des quêtes s’inscrit bien dans l’univers Elder Scrolls, mais le jeu parait un peu brut de décoffrage sur certains aspects. Nous avons quelque part eu l’impression d’imaginer ce qu’aurait été Skyrim avec une équipe et un temps de développement divisés par deux. Ce manque de finition et de cohérence est d’autant plus notable qu’il tranche avec ce à quoi les Elder Scroll nous ont habitués jusqu’ici.

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Un membre de la rédaction a utilisé le terme « Elder Scrolls Light » pour qualifier le jeu, ce qui n’a pas suscité de vive opposition parmi nous. Cette situation est en partie naturelle compte tenu de la transition vers un modèle MMORPG : de nombreuses zones sont aussi vastes que vides, probablement pour y accueillir les batailles entre joueurs en ligne. Les maisons des NPC font plus penser à des halls qu’à des lieux de vie privée, ce qui a du sens pour un MMO, mais donne l’impression que quelque chose s’est perdu en route.

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Dans de nombreux cas, les instances de quête communes ne facilitent pas l’immersion. Pour prendre un exemple concret, une quête consiste à s’évader discrètement de prison, or une trentaine d’autres joueurs en ligne avaient la même quête. Une foule de joueurs a ainsi assailli des ennemis apparaissant au compte-goutte : ce n’était pas une évasion en douce, mais une émeute balayant tout sur son passage, y compris toute la dynamique narrative qui aurait pu exister. Ceci étant dit, il est parfois amusant de coopérer avec des inconnus dans un même but. A quelques reprises, on apprécie l’aide d’un joueur passant par-là, ou encore l’occasion de sauver un autre aventurier d’une mort certaine.

Image 5 : Elder Scrolls Online : 22 configurations comparéesImage 6 : Elder Scrolls Online : 22 configurations comparées

Peut-être que le principal inconvénient du jeu est aussi son meilleur argument : on a vraiment l’impression de jouer à un Elder Scrolls, d’où une sensation bizarre lorsque la progression solo n’est pas à la hauteur des attentes que l’on peut avoir de la série. D’une manière générale, on est en terrain connu au niveau de l’interface : on retrouve par exemple le réticule symbolisant un œil fermé lorsque l’on est accroupi et non repéré. La personnalisation du personnage a également un air familier, mais il faut préciser qu’elle est particulièrement riche pour un MMO. Les conversations se déroulent comme on pouvait les attendre. L’ergonomie des combats n’a pas changé : clic droit pour bloquer, clic gauche pour attaquer. On tue un frelon géant, on récupère sa carcasse comme butin … alors que l’on se laisse généralement une phase d’acclimatation lorsque l’on essaie un nouveau MMO, ESO nous parait si familier que l’on se plonge immédiatement dans le jeu. En contrepartie, on a tendance à s’agacer lorsque quelque chose d’inattendu se produit, plutôt que de prendre le temps de réapprendre ce que l’on tenait pour acquis.

A nos yeux, le meilleur aspect du jeu est l’exploration de Tamriel et les découvertes qui en résultent : il est toujours plaisant de trouver un vieux donjon occupé par des spectres, une porte au détour d’une grotte ou encore un trésor caché dans un bosquet. Pour la plupart des MMO, l’environnement se résume à un chemin jusqu’à l’instance suivante. Dans le cas des Elder Scrolls, les environnements jouent un rôle majeur dans l’expérience.

Image 7 : Elder Scrolls Online : 22 configurations comparées

A propos d’exploration, la variété des environnements nous rappellent qu’ESO n’est pas Oblivion ni Skyrim, c’est-à-dire des jeux où le paysage n’évolue pas vraiment. Durant le peu de temps que nous avons eu avec le jeu, celui-ci nous a fait profiter d’étendues désertiques, cités balnéaires et quelques rares îles escarpées. La diversité est d’autant plus appréciable qu’elle donne envie de poursuivre l’exploration.

Image 8 : Elder Scrolls Online : 22 configurations comparées

Si Oblivion (et Skyrim dans une moindre mesure) s’adaptait en fonction du niveau du joueur, ce n’est absolument pas le cas de The Elder Scrolls Online : autant éviter l’exploration d’une zone lorsque l’on sent ne pas avoir le niveau pour cela. A vrai dire, le test d’ESO nous a fait prendre conscience d’un aspect très positif de ce système d’échelonnement que nous avons pourtant critiqué : la liberté laissée au joueur de découvrir chaque recoin de Tamriel à n’importe quel moment.

Image 9 : Elder Scrolls Online : 22 configurations comparées

En voici donc pour nos impressions sur cette beta à laquelle nous aurions souhaité consacrer un peu plus de temps. Pour résumer, ESO nous a paru un peu décousu au démarrage, mais s’est avéré plus plaisant au fur et à mesure. Voyons maintenant ce qu’il en est sur un plan technique, à commencer par ses graphismes.

Image 10 : Elder Scrolls Online : 22 configurations comparées

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Qualité d’image et réglages
  3. Configuration du test
  4. Détails medium, 1280x720
  5. Détails medium, 1920x1080
  6. Détails Ultra, 1920x1080
  7. Détails Ultra, 5760x1080
  8. Tests CPU
  9. Conclusion