Accueil » Actualité » NUC Ghost Canyon, le mini-PC d’Intel muscle son jeu

NUC Ghost Canyon, le mini-PC d’Intel muscle son jeu

La dernière révision du mini-boîtier d’Intel ouvre d’intéressantes perspectives, comme la possibilité de changer le CPU ou de lui associer la carte graphique de votre choix.

Introduits en 2011 à la génération Sandy Bridge, les NUC (Next Unit of Computing) incarnent le rêve de miniaturisation d’Intel. Autour de cartes mères ultra-compactes (10 x 10 cm) et de boîtiers qui le sont tout autant, il s’agit de proposer des PC complets et évolutifs, avec un CPU intégré. À vous d’ajouter la RAM, le système de stockage et d’installer l’OS. Les générations se sont ainsi succédées, allant jusqu’à piocher dans le catalogue d’AMD pour l’iGPU avec Vega pour la huitième révision en 2018, baptisée Hades Canyon. Au CES 2020, Intel révèle son successeur immédiat, répondant au nom de code Ghost Canyon.

Image 1 : NUC Ghost Canyon, le mini-PC d’Intel muscle son jeu

Un boîtier légèrement plus gros, mais la possibilité de changer le CPU et GPU

Petit revirement dans la philosophie de la gamme : toujours compact, Ghost Canyon présente des dimensions toutefois légèrement supérieures (le boîtier fait désormais 5 litres) mais il devient possible de changer le CPU et d’enficher une “vraie” carte graphique en PCIe 16x 3.0. C’est d’ailleurs cette dernière possibilité qui conduit à ce léger embonpoint (238 x 216 x 95 mm), avec l’intégration directe de l’alimentation – sur Hades Canyon, elle était déportée dans un bloc externe, façon PC portable. Par défaut, le boîtier devrait se décliner à trois processeurs : l’Intel Core i9-9980HK (8 coeurs/16 threads), l’i7-9750H (6 coeurs/12 threads) et l’i5-9300H (4 coeurs/8 threads). Ou en tout cas, à tous les CPU sur socket BGA1440 avec lesquels vous voudrez bien le nourrir.

Image 2 : NUC Ghost Canyon, le mini-PC d’Intel muscle son jeu

En réalité, le NUC de génération Ghost Canyon s’inscrit autour d’une carte PCIe 16x The Element, déjà révélée à l’automne dernier. Elle comprend directement le socket CPU, les slots pour les unités de stockage M.2, les emplacements RAM et les différents contrôleurs, et elle s’enfiche dans un PCB avec un bracket arrière pour toute la connectique, sur lequel vous insérez également la carte graphique.

Des partenaires déjà dans les starting-blocks

Les partenaires d’Intel ne manquent d’ailleurs pas d’imagination et proposent déjà des modèles pré-équipés d’une carte graphique. C’est le cas d’Asus, qui révèle au passage sa GeForce RTX 2070 8 Go custom au format Mini-ITX et qui semble parfaitement se loger dans un tel châssis aussi réduit. Même tentative du côté de Razer, avec son Tomahawk N1 en cours de finalisation. Il évoque le Razer Core, son boîtier externe prévu pour une carte graphique. L’arrière du boîtier coulisse afin d’offrir un accès facile aux composants et deux ventilateurs sur la partie supérieure viennent évacuer la chaleur. Razer parle tout de même d’un tarif tutoyant les 2000 dollars, pour une disponibilité à partir de juin, avec une carte graphique Nvidia RTX de série 20 et un Core i7, 16 Go de RAM et un SSD de 512 Go.

Image 3 : NUC Ghost Canyon, le mini-PC d’Intel muscle son jeu

Cooler Master est également dans les rangs, avec le NC100. Offrant 7,5 litres d’espace, le boîtier est donc à mi-chemin entre les spécifications du NUC Ghost Canyon (5 litres) et du Tomahawk N1 de Razer (10 litres). L’alimentation a été remplacée par un bloc SFX maison et le boîtier embarque lui aussi deux ventilateurs ainsi que des filtres à poussière, avec d’habiles poignées pour le transporter. Le constructeur devrait toutefois s’associer avec des revendeurs pour proposer des offres complètes, avec CPU et GPU. En l’état, le boîtier devrait être commercialisé nu aux alentours de 200 dollars, au deuxième trimestre 2020. 

Image 4 : NUC Ghost Canyon, le mini-PC d’Intel muscle son jeu