“Un cauchemar” : les développeurs s’opposent déjà à ce projet de PlayStation 6

En raison de limitations techniques liées à la puissance des processeurs et aux difficultés d’optimisation pour les développeurs, l’existence d’une PlayStation 6 “Lite” est jugée improbable, Sony privilégiant potentiellement sa future console portable comme seule alternative plus abordable.

playstation 6

La semaine dernière, des spéculations ont commencé à circuler autour d’un éventuel modèle “lite” de la PlayStation 6, qui serait basé sur l’APU Canis, la puce conçue pour la version portable de la console. L’idée : proposer une troisième variante moins chère que les deux autres modèles. Sauf que selon KeplerL2, leaker spécialisé dans les composants AMD et intervenant régulièrement sur les forums NeoGAF, ce scénario n’a aucune chance de se concrétiser.

Un problème de développement avant tout

La première raison évoquée est d’ordre pratique pour les développeurs. Concevoir un jeu pour un petit écran en 1080p, comme celui d’une console portable, est une chose. Le faire tourner correctement sur un grand téléviseur en 4K en est une autre. KeplerL2 précise également que Sony n’a pas encore confirmé si la compatibilité avec la version portable serait obligatoire, ce qui ajoute une couche d’incertitude supplémentaire.

Une puce pas faite pour ça

L’APU Canis a été conçu avec des bibliothèques basse consommation, optimisées pour l’autonomie d’un appareil portable. Concrètement, cela signifie que la puce ne peut pas monter en fréquence au-delà d’un certain seuil, peu importe la quantité d’énergie qu’on lui fournit. L’utiliser dans une console de salon censée afficher en 4K serait donc techniquement inadapté.

amd fsr 4
Pour l’instant, la technologie FSR 4 est embarquée à bord de la PS5.

L’upscaling ne constitue pas vraiment une solution non plus. Passer de 1080p à 4K représente une multiplication par 16 de la résolution, ce qui génère facilement des artefacts visuels ou un rendu flou. En termes de performance, KeplerL2 chiffre le coût de cet upscaling à environ 8 ms en 4K avec des technologies comme FSR 5 ou PSSR 3, contre 2ms en 1080p.

Même en tenant compte de fréquences légèrement plus élevées dans une configuration “dockée”, on resterait autour de 5 à 6 ms minimum. Les développeurs devraient alors optimiser spécifiquement ce mode pour maintenir le même nombre d’images par seconde que sur la version portable, ce qui représente un travail supplémentaire conséquent.

Un modèle entrée de gamme reste envisageable, mais autrement

Si une version moins chère de la PS6 home venait à exister, KeplerL2 pense qu’elle devrait s’appuyer sur l’APU Orion, celui de la console de salon standard, avec quelques ajustements :

  • Un cluster CPU à 6 cœurs
  • 16 WGP côté GPU
  • Une réduction de fréquence de 10% sur le CPU et le GPU
  • Un bus mémoire 128 bits avec 24 Go de RAM

Cette configuration permettrait de réduire le coût des composants d’environ 60 dollars sur la RAM, et de 20 à 30 dollars supplémentaires grâce à une carte mère et un système de refroidissement moins imposants. Réduire la capacité du SSD à 512 Go offrirait une marge supplémentaire, mais le leaker estime que Sony ne pourrait s’y permettre que si les développeurs étaient contraints d’utiliser la compression NTC.

Une version portable à venir ?

Pour l’instant, la version portable de la PlayStation 6 reste le point d’entrée le moins coûteux vers la prochaine génération. Mais des zones d’ombre persistent : Sony n’a pas encore clarifié ses intentions concernant le support obligatoire de la version handheld, et le prix de la console de salon, évoqué autour de 700 dollars, n’est pas encore confirmé.