Comparatif kits watercooling

Introduction

Les deux dernières années se sont révélées particulièrement prolifiques pour les adeptes du watercooling, mais aussi pour ceux se contentant de suivre cette technique du coin de l’œil. De plus en plus d’utilisateurs se plaignent du vacarme émis par leur PC, et les semblants de nouveautés dans le monde des ventirads ne parviennent plus à satisfaire beaucoup d’entre nous. Résultat, de gros constructeurs commencent désormais à créer leurs propres kits watercooling, que l’on trouve désormais chez n’importe quel VPCiste.

Les tests restant rares, nous avons alors décidé de rassembler le maximum de kits vendus à travers le monde, afin de déterminer ce que l’on peut désormais attendre du watercooling en terme de performances, facilité d’installation, nuisance sonore, fiabilité et prix. Nous ne reviendrons donc pas ici sur les bases du refroidissement à eau que nous avions déjà évoquées il y a un an de cela (ici et ), mais qui restent indispensables à la bonne compréhension des enjeux d’un kit. En outre, nous ne nous attarderons pas non plus sur la description détaillée des éléments de chaque kit, car ceux-ci – et d’autres – feront l’objet d’un prochain article.

Quel est le meilleur kit watercooling aujourd’hui en vente ? Quelle différence avec les ventirads ? La réponse est dans les pages suivantes !

Asetek Waterchill

Société danoise, les plus chevronnés d’entre vous reconnaîtront sans mal la marque qui, avec Kryotech, a été la première à distribuer des solutions de refroidissement basées sur le principe du changement de phase et du compresseur : le Vapochill. Oui mais voila, ces derniers temps, Asetek subit sur ce marché une très forte concurrence de la part de l’autre danois Chip-con, et ses fameux Premeteia. Bref, l’heure est à la diversification pour Asetek, et le kit Waterchill se veut haut-de-gamme. Il est possible de l’acheter à l’étranger pour environ 230 € frais de port inclus.

Le kit

En observant ce kit, mais aussi le manuel « presse » fourni avec, on se rend compte d’une chose essentielle : Asetek a cherché à développer la majeur partie des composants de ce kit par lui-même, et seule la pompe n’est pas de lui. Il est ainsi amusant de constater que tout le manuel est basé suivant l’optique de comparer les performances de chacun des composants de ce kit face aux produits référence de la concurrence.

Waterblock cuivre avec haut en plexiglas, maze interne orienté pour diminuer les pertes de charge, embouts plug & cool : rien de bien différent de la concurrence, mais il se situe plutôt dans la haute moyenne. Détail intéressant : dans le manuel presse, Asetek nous fait part de ses études, et nous affirme que le design utilisé pour le circuit d’eau (demi-lune) permet d’obtenir de meilleurs résultats qu’un traditionnel Maze 2. D’ailleurs, ils avouent plus loin avoir acheté des waterblocks concurrents, et présentent un graphique comparatif, mais où les noms des waterblocks concurrents sont absents. A en croire le graphe, ce maze, pourtant assez basique, se ferait un Innovatek ou un Swiftech au p’tit dèj’, dès que la charge CPU dépasse 100 W.

Le radiateur est assez classique et imposant, et reprend le concept des « cubes » : l’eau fait 14 fois la longueur du radiateur à travers un tube de 9 mm de diamètre. Ce tube en cuivre, anodisé à l’intérieur pour éviter l’oxydoréduction, est traversé par de fines ailettes en aluminium et surmonté d’un gros Sunon de 12 x 3,7 cm (83 CFM pour 34 dBa). L’ensemble mesure légèrement moins de 10 cm d’épaisseur, et dispose de 4 ergos on ne peut plus appréciables pour visser le poids du tout sur un emplacement pour ventilateur de 12 cm. Asetek compare ce radiateur au Black Ice Pro.

La pompe est une Hydor L20 (700 L/H), qui d’après le constructeur est aussi efficace qu’une Eheim 1048 tout en étant moins bruyante, plus petite et moins chère… L’airtrap qui lui est accolé est petit et plutôt bien fini, et joue honnêtement son rôle. Les deux sont livrés montés et solidarisés via une structure métallique indémontable. Après vérification, le débit de l’eau une fois un système complet avec waterblock GPU et chipset monté, est d’environ 250 L/H.

Montage

En rapport à la concurrence, il est clair que ce kit a été conçu dans le soucis constant de simplifier au maximum le montage dans le boîtier. Seule l’eau distillée est absente du kit, ce qui est plutôt heureux puisque cela aurait augmenté inutilement les frais de ports, celle-ci étant trouvable pour un prix ridicule dans n’importe quel magasin.

Le radiateur se fixe sans soucis sur un emplacement pour ventilateur de 12 cm. Si vous ne disposez pas d’un tel emplacement, la solution la plus élégante reste bien sûr de faire la découpe du boîtier à la dremel, mais il reste possible de poser simplement l’ensemble juste en-dessous des disques durs. Même si dans la plupart des boîtiers, cela vous obligera à vous séparer d’une cage pour disque-dur (Antec SX1030 et dérivés). Asetek a également prévu 4 trous sur la tranche du radiateur, pour pouvoir ensuite le placer n’importe où.

L’ensemble pompe-réservoir n’est fixé que via les ventouses de la pompe, mais celles-ci sont très efficaces. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’Asetek a tout prévu concernant le raccordement électrique. La pompe est reliée à un petit boîtier qui dispose d’un emplacement pour le ventilateur du radiateur. Celui-ci est d’ailleurs muni d’un cavalier pour baisser à 7V la tension délivrée au ventilateur. Puis, on alimente ce boîtier avec une prise pour lecteur disquette. Enfin, un gros câble s’échappe du boîtier pour se brancher sur l’alimentation, à l’arrière du PC. Luxe ultime, Asetek fourni ce câble avec le braquet arrière pré monté, pour n’avoir rien à modifier. On regrettera simplement que les fils du ventilateur soient un peu courts.

Enfin, au niveau des durites, on a droit a du plug & cool. La généralisation de ce type de tuyaux simplifie grandement la tâche, autrefois crainte, du raccordement des éléments. Cela dit, ces tuyaux sont à l’origine prévus pour transporter de l’air sous pression. La fiabilité n’est donc pas toujours maximale sur ce type d’embouts. Sauf que les embouts retenus par Asetek se sont révélés au moins aussi efficace que les systèmes de fixation traditionnels, plus compliqués à mettre en place (Asetek clame n’avoir reçu aucune plainte contre la fiabilité de leurs d’embouts). Surtout, il faut bien faire attention à couper le tuyau le plus nettement possible, en faisant une coupe bien perpendiculaire, et surtout pas en biais. D’ailleurs, la longueur de 1,5 m de tuyau 6,5 mm /10 mm est juste suffisante. Mais risque d’être trop limite si l’on compte ensuite rajouter d’autres waterblocks. Le tuyau est par ailleurs assez rigide, ce qui ne facilite pas toujours la tâche.

La procédure d’installation détaillée dans le manuel est la meilleure et la plus simple qui soit. Le montage reste donc facile pour qui prend le temps de lire le manuel et de réfléchir à la disposition des différents éléments du kit dans la tour. En réalité, quelques petites difficultés subsistent, mais rien d’insurmontable. Comme introduire le tuyau de 6,5 mm de diamètre interne dans un des tubes du radiateur, de 8 mm externe. Un conseil : coupez le tuyau en biais, et n’hésitez pas à y aller à la vaseline ou au briquet…

Par ailleurs, on s’aperçoit quand même que le collier de serrage fourni pour le tube de 12 mm externe ne sert à rien, car il possède un diamètre interne de 13 mm… ce qui va par la suite nous poser des problèmes. Enfin, l’installation des ventouses nécessite de prendre le coup de main, mais au final elles se révèlent surprenantes et très efficaces. Le tuyau est assez difficile à couper.

La fixation waterblock s’adapte pour le Socket A, le socket 478, et mieux encore, pour les futurs Athlon 64. J’ai pourtant de gros reproches à faire à la première. En effet, si elle se fixe aux 4 trous du socket, Asetek recommande de mettre deux ressorts par tiges : un entre le waterblock et les vis de serrage, et un autre entre le waterblock et la carte mère. Or, une fois les 4 tiges montées, on se rend compte que les ressorts situés entre la carte-mère et le waterblock empêchent tout simplement le contact avec le CPU ! Il faut donc les enlever. Mais même sans, le maintien n’est pas parfait, et je pense que le kit aurait encore gagné en performances si le contact avait été optimum.

Pour en avoir le cœur net, j’ai monté l’échangeur avec la fixation d’Aquacomputer, bien meilleure sur ce plan là. J’ai gagné 4 °C, et c’est d’ailleurs dans cette dernière configuration que j’ai représenté les performances de ce kit. Car en s’obstinant un peu, on aurait obtenu le même résultat avec la fixation d’origine.

Une fois le waterblock monté, il faut démarrer l’alimentation sans la carte mère, à l’aide du fil fourni. Ce afin de faire fonctionner la pompe et remplir le circuit. L’opération est assez simple et la purge de l’air prend environ 15 minutes. Pourtant, tout de suite, des fuites sont apparues, au niveau des embouts plug & cool et au niveau du radiateur (le tube dont le collier de serrage était trop grand). Après vérification, il semble que ces embouts plug & cool soient plus profonds que les modèles utilisés sur d’autres kits. Après un nouveau montage, nous n’avons pas retrouvés ces fuites. Sauf au niveau du radiateur. Prévoyez donc un collier de 9/16 mm pour ce dernier – ce qui est assez inacceptable d’ailleurs.

Pourquoi Asetek a tenu a utiliser ces embouts ‘plug & cool’ à la place d’embouts de type ‘plug, screw & cool’ ou de traditionnels colliers de serrage ? Mystère, mais cela aurait à mon avis été un bien meilleur choix.

Bilan

Un bon compromis ! Asetek a tout fait pour nous faciliter la tâche, et ce kit est à la fois silencieux, assez facile à installer et performant. Cela dit, les performances peuvent être bridées par une fixation socket A qui n’assure pas vraiment un bon contact à l’échangeur.

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PentAlpha Aqualia

Initialement établie en Allemagne, c’est en 1993 que Pentalpha vit le jour. Employant plus de 300 personnes, la société s’est toujours restreinte aux dissipateurs pour processeur, et ne doit pas être confondue avec le japonais Alpha.

Le kit

Sur tous les plans, ce kit semble avoir été défini avec une seule idée en tête : l’accessibilité. Plus qu’un kit, je devrais d’ailleurs plutôt parler d’une unité de refroidissement, puisque hormis l’échangeur à eau, tous les autres composants d’un kit traditionnel sont ramassés dans une unité. Très compact, elle se loge dans une seule baie 5″1/4, de préférence la plus haute.

Evidemment, le désavantage principal de ce choix repose sur le plan technique. Puisque, je le rappelle, le principal avantage du watercooling est de permettre de déplacer l’unité de refroidissement du système (le radiateur) afin que celui-ci soit plus important qu’avec un système traditionnel.

Le waterblock en lui-même se compose d’une base en cuivre de 9 mm d’épaisseur, et d’une partie supérieure circulaire et en aluminium. Sans cette dernière, et hormis les embouts « plug, screw & cool », il ferait d’ailleurs presque penser à l’Atotech d’Icebear, même si j’avoue avoir quelques doutes sur la similitude au niveau du circuit interne… (maze en ‘W’ ici).

Le radiateur de l’unité est en aluminium. Il mesure 17 cm de long mais seulement 2,3 cm d’épaisseur. Et encore, seule la moitié de l’épaisseur est dédiée aux ailettes. Or on sait combien la taille est un facteur important dans certains domaines. D’ailleurs, le choix de la convection forcée est en accord avec ces prétentions modestes. Même si deux ventilateurs de 7 cm sont utilisés, ils ne développent à eux deux que 34 cfm. Concernant l’architecture du radiateur en lui-même, il n’est pas précisé mais les défauts de finition permettent d’affirmer qu’il s’agit d’un circuit en ‘W’.

Quand à la pompe, il s’agit d’un modèle minuscule fonctionnant au 12 V, intégré au réservoir, et refoulant 70 L/H. Ce qui reste 10 fois inférieur aux meilleurs modèles concurrents. Mais, cela assez cohérent avec le reste du kit, puisqu’il n’y aurait pas eut grand intérêt à placer un modèle d’une telle puissance.

Montage

Bon, l’avantage à ce niveau c’est qu’il n’est pas plus difficile de monter ce kit que de monter un lecteur DVD, puis un ventirad standard. A moins d’être un ancien candidat de ‘loft story’, vous n’aurez aucun problème sur cette partie. D’ailleurs, les tuyaux sont déjà prés montés, de sorte qu’une fois l’échangeur et l’unité installés, il n’y a que les deux tuyaux les raccordant à fixer.

La fixation pour pentium 4 est efficace et se fait via une structure en plastique fournie. La fixation socket A est plus précaire, mais reste très efficace. L’introduction de l’eau distillée fournie se fait en façade, pompe éteinte. D’ailleurs, l’inconvénient de ce choix est que le réservoir dépasse de la façade, et gênera la fermeture de la porte de votre boîtier si celui-ci en dispose. Quand au câblage, la seule contrainte consiste à accoupler affectueusement un connecteur de disque-dur mâle, au connecteur femelle du kit. Très standard donc.

Premier démarrage : la pompe ne fonctionne pas ! En pivotant l’unité verticalement, la pompe fonctionna pourtant lors du deuxième essai. Mais… si vous ne vous en étiez pas rendu compte, votre revendeur de matériel PC vous aurez revu plus tôt que prévu ! Bref, ça donne déjà une idée de la fiabilité de la chose…

En testant la chose, on se rend compte que le point faible de ce kit est l’unité de refroidissement, car l’échangeur à eau était devenu si chaud qu’il en devenait intouchable. Le radiateur en aluminium n’est pas des plus efficace, mais c’est surtout sa ventilation qui semble faire défaut.

Bilan

Un kit qui ne saurait ravir que ceux ne cherchant qu’un moyen de refroidissement silencieux et pas trop performant, ou encore une initiation au watercooling. Oui mais voilà, vu le prix pratiqué, difficile de craquer pour l’Aqualia si l’on tient compte du prix des meilleurs ventirads qui le dépassent.

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3R System Poseidon (WCL-02)

J’avoue n’avoir jamais eut entendu parlé de ce constructeur coréen jusqu’à ce qu’on commence à trouver en France un produit qui a plutôt fait parler de lui : le kit ‘Poseidon’. Un kit au nom un rien mégalomane, quand on sait qu’il se destine avant tout, par son prix, à l’entrée de gamme. D’ailleurs, c’est un coup d’essai pour le constructeur dont les plus gros efforts se portent sur des boîtiers assez originaux, mais introuvables en France.

Le kit

Si le Poseidon vise l’entrée de gamme, il ne le fait de la même manière que l’Aqualia et reprend l’architecture des kits haut de gamme, mais avec des composants de moindre qualité. D’ailleurs, chaque élément est vraiment petit, et l’utilisation d’un radiateur prévu pour un ventilateur de 8 cm rend son intégration vraiment facile.

Au niveau de l’échangeur à eau, on reste sur de l’aluminium vaguement chromé, donc pas de miracle à attendre de ce côté-là. D’ailleurs, les ailettes internes sont simplement soudées. Sans doute le point faible de ce kit, c’est le seul de tout le comparatif à ne pas avoir recours au cuivre (contrairement à ce qu’affirme le manuel), pourtant inévitable pour capter la chaleur.

Le radiateur est plus intéressant. Il reste en aluminium, mais mesure 10 cm x 13,5 cm, et possède une jupe en plastique qui améliore substantiellement son efficacité. Possédant des trous de chaque côté, il est prévu pour être utilisé avec le ventilateur de 8 cm fourni. Mais il reste très facile de lui en adjoindre un second. D’une architecture assez similaire à ce que HWLabs propose avec ses Black Ice, il sépare l’eau dans 5 plaques creuses, pour réaliser l’aller-retour. Chaque plaque étant séparée par des ailettes en serpentin.

Le ventilateur livré est un Colorful standard, tournant à 2400 rpm pour 26,5 dBa. Du très standard.

Quand à la pompe, il s’agit d’un modèle de 600 L/H (presque trop vu le reste du kit et la taille des tuyaux), et qui ne peut fonctionner qu’en position immergé, dans le réservoir.

Montage

En dépit de la facilité d’intégration de ce kit dans une tour, son installation reste ardue. Parce que chaque pièce n’est pas toujours de la qualité qu’elle devrait être, et parce que 3R n’a rien fait pour nous faciliter la tache.

Du coup, ce kit est une horreur à monter. La première phase consiste en l’assemblage du réservoir et de la pompe. Au début, on est d’ailleurs plutôt confiant : 3R System semble avoir pensé à tout, notamment au passage du câble d’alimentation de la pompe. On s’aperçoit rapidement par la suite que ce n’est pas le cas.

La première tâche consiste à connecter l’embout de sortie de la pompe, avec l’embout du réservoir qui dépasse à l’intérieur. Pour cela, il faut couper environ 4 cm de tuyau, afin de faire le lien entre les deux. Problème : le diamètre externe de la sortie de la pompe, est supérieur au diamètre externe du tuyau. Or, il faut enficher le tuyau sur cette sortie. Après plusieurs tentative infructueuses, j’ai du me rabattre sur le tuyau d’un autre kit.
Or, le tuyau ayant tendance à se rigidifier sous la pression, celui-ci empêcha ensuite de fermer le couvercle sur le réservoir, la pompe touchant le fond du réservoir.

Mais d’abord, il fallu faire passer le câble d’alimentation de la pompe dans le passage prévu à cet effet. Mais même ouvert au maximum, le passage du câble fit sauter le joint de ce passage. Impossible de le remettre. Cela dit, une fois ce passage fermé au maximum, l’ensemble est resté étanche.

La dernière étape, concernant le réservoir, consiste à placer un joint en caoutchouc sur la rainure prévue à cet effet. Rien de bien compliqué en soi, mais le joint est si fin, et la rainure si peu marqué, que cela relève en réalité du tour de force. En vissant le réservoir (à l’aide de vis utilisées à même le polycarbonate), on se rend compte que le couvercle est bombé entre les vis, faute de joint approprié. L’ensemble s’est révélé étanche, mais il est anormal d’avoir à réaliser ce genre de travail, alors que 3R System l’aurait bien mieux fait lui-même. Sinon, ou est l’intérêt d’acheter un kit ?

Ensuite, il faut connecter l’échangeur au réservoir, et au radiateur. Or si le tuyau passe sans problème dans l’échangeur du CPU et dans le radiateur, les embouts supérieurs du réservoir sont encore une fois inadaptés et trop gros. Une bizarrerie inexplicable, et qui va vous donner du fil à retordre (là encore, couper le tuyau légèrement en biais facilite la tâche). Puis, il s’agit de visser le ventilateur de 8 cm au radiateur. Une tâche qui aurait était anecdotique si des vis longues étaient fournies. Mais non, les vis fournies sont si petites et larges que l’emploi du tournevis cruciforme est indispensable. Or, il faudra en trouver un assez fin pour se glisser dans les trous du ventilateur.

Enfin, il faut connecter les fils d’alimentation de la pompe, à la fiche fournie. Rien de compliqué, et cela vous permettra de faire passer ce câble d’alimentation via une petite interstice du boîtier, et ensuite de monter la fiche. Même si encore une fois, on aurait préféré que le câble passe directement dans un braquet PCI fourni monté, comme Asetek l’a fait.

Lors du premier démarrage, je me suis pourtant aperçu avec surprise que le tout était étanche, et qu’aucune goutte ne s’était échappée du réservoir. Une bonne nouvelle, donc. La fixation AMD est un peu rudimentaire, mais utilise les 6 ergos du socket.

Bilan

Une horreur à monter, mais un silence réel et une intégrabilité aisée. Dommage que les performances ne soit pas un peu supérieures…

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Aquacomputer ‘High-End-Set-240’

Les Allemands ont été très tôt impliqués dans le monde du watercooling, et leurs boutiques furent parmi les premières à proposer du matériel d’excellente qualité, avec les Etats-Unis. L’entreprise Aqua-Computer produit et vend directement sur Internet ses kits et composants depuis 2001. Se positionnant sur le marché haut de gamme, l’allemand se démarque par un certain esprit d’initiative, en commercialisant par exemple d’excellents waterblocks pour disque dur, ou des alimentations watercooling. Tous ses produits bénéficient d’un niveau de finition et d’un look irréprochable, mais le prix en est souvent le tribut à payer. D’ailleurs, tous les éléments de ce kit sont issus d’Allemagne.

Le kit

Le kit que le constructeur nous a envoyé en est un bon exemple. Le waterblock est la révision 1.1 du Cuplex Evo. Techniquement, il est assez proche du célébrissime Innovacool rev.3. Une épaisse base en cuivre se charge du contact avec le CPU, alors que l’échange avec l’eau se fait grâce à un gros cylindre fileté. L’eau réalise un tour complet, et se répartit dans plusieurs canaux qui se répartissent sur toute la hauteur de l’échangeur. Le pourtour de cet échangeur est en plexi, et les embouts plug & cool sont chromés. Un look superbe, pour un poids record de 420 g. Cela dit, la version que j’ai reçue était livrée avec les 3 types de fixation possibles, et seule celle pour Socket 370 n’est pas très sécurisante. Les autres ont recours aux trous du socket, donc pas de problème à ce niveau.

Le radiateur retenu est l’airplex evo 240. Comme son nom l’indique, il se destine à deux ventilateurs de 12 cm, et se pose là. Aussi gros qu’un Black Ice 2, il ne reprend pourtant pas le même principe de fonctionnement, puisqu’on retrouve le même procédé que celui utilisé avec le radiateur du waterchill, à savoir un tube qui effectue 14 fois la longueur du radiateur, parcouru par des ailettes. Par ailleurs, il ne dispose que des trous nécessaires à la fixation des deux ventilateurs de 12 cm (et seulement d’un côté), ce qui pose de gros problème pour l’intégration, comme nous le verrons ensuite.

Les ventilateurs inclus sont d’excellents Papst 4412 F/2GL (55,3 cfm pour 26 dBa).

La pompe est une Eheim 1046, refoulant 300 L/H théoriques. Cela peut paraître un peu faible vu la taille du radiateur, mais ce dernier n’est pas un « tueur de débit » comme les Black Ice, et la pompe reste d’excellente qualité. De sorte, le débit réel sera beaucoup plus proche du débit théorique qu’avec une pompe de moindre qualité. Notez qu’Aqua-Computer fourni en outre les embouts plug & cool chromés pour la pompe.

Enfin, le réservoir est en aluminium anodisé en bleu, et reste le plus beau de ce comparatif. Une fenêtre plexiglas permet de surveiller le niveau d’eau, alors que les embouts peuvent être montés sur le côté ou sur le dessus. Notez qu’en réalité ce réservoir paraît beaucoup plus petit que sur les photos (environ 8 cm de diamètre pour 8 cm de hauteur).

Montage

Pour les néophytes, cette partie risque d’être quelque peu difficile. Tout d’abord, ne cherchez pas le manuel, il n’y en a tout simplement pas. Ici, on s’adresse aux utilisateurs expérimentés qui savent exactement où et comment ils vont monter leurs composants. Surtout que vu le niveau de finition de l’ensemble, il serait dommage de bâcler l’intégration, et de ne pas mettre en valeur ce kit.

En réalité, on est assez partagé pour déterminer la facilité de montage de ce kit. Car d’un côté, le constructeur a prix soin de placer des embouts plug & cool de même diamètre sur tous les composants, d’offrir plusieurs alternatives pour la fixation des embouts sur le réservoir, de proposer une plaque de fixation pour ce réservoir, etc.

Mais de l’autre, l’intégration de la pompe, du réservoir et du radiateur ne pourra se faire convenablement, qu’avec le recours à la dremel et autres outillages. D’abord parce qu’aucune tour ne propose deux emplacements pour ventilateurs de 12 cm côte à côte. Ensuite, parce que le seul moyen de fixer la pompe et le réservoir, est de percer la tour à l’endroit souhaité. Ce qui n’a rien de compliqué en soi, mais n’est pas à la porté de tout la monde. Cela dis, je vois mal ce que le constructeur aurait pu faire sur tous ces points, car les solutions apportées par les autres constructeurs sur ces difficultés reste mal adaptées (ventouses pas assez puissantes, etc.). Reste que le constructeur aurait au moins pu inclure un relais pour la pompe, mais aussi un braquet PCI pour permettre le passage du fil de l’alimentation de celle-ci. Car en l’état actuel, ce sera encore à vous de trouver une alternative.

Le remplissage du kit est laborieux, et on aurait également aimé un doubleur pour les deux prises molex nécessaires aux ventilateurs. Concernant la fixation AMD, je formulerai la même remarque que pour celle du waterchill : laissez de côté les ressorts, et fixez celle-ci à la main. Pour le réservoir, une clé Allen ainsi qu’une clé à molette vous seront nécessaires. D’ailleurs, nous avons inclus le réservoir du kit pour nos tests, car même si celui-ci augmente l’inertie thermique, le fait qu’il soit en aluminium peut jouer sur la température de l’eau.

Bilan

Un excellent kit. Une finition et un look sublimes, un silence de fonctionnement qui laisse rêveur, et des performances qui placent ce kit dans le peloton de tête. Malheureusement, ces excellents résultats sont dus à un radiateur d’une taille ubuesque. Son intégration ne pourra se faire dans un boîtier classique sans avoir recours à la dremel. Reste que si vous êtes prêts à y mettre le prix et de l’huile de coude, vous ne serez pas déçu !

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Aquacomputer.de

DangerDen Maze 4 AMD Power Kit

DangerDen reste, aux Etat-Unis, un pionnier du watercooling. A tel point que les noms de leurs premiers waterblocks (Maze 1 et Maze 2) furent communément repris, par la suite, pour désigner tout échangeur à eau ayant un circuit interne similaire à ces deux modèles à succès. La marque reste la coqueluche de pas mal d’overclockers américains, même si la concurrence est aujourd’hui plus rude qu’au début. D’ailleurs, la génération ‘Maze 3’ soufra de pas mal de critiques, sur les performances mais aussi sur la fiabilité des waterblocks cuivre avec hauts en plexiglas.

Le kit

L’échangeur, avec le réservoir, est cependant la seule pièce originaire du constructeur. Le Maze 4 est très récent, est son design se rapproche de la tendance qui réussit à beaucoup de constructeurs en ce moment, à savoir la recherche des plus faibles pertes de charges. Ce qui se matérialise par un circuit beaucoup plus court pour l’eau, et surtout, cherchant à éviter au maximum les angles fermés. Du coup, ce maze 4 prend la forme d’une olive faisant emprunter à l’eau 9 conduits plus ou moins concaves. Le tout surmonté de la traditionnelle plaque de plexiglas qui sert également de fixation. Les embouts sont de traditionnels embouts cannelés et chromés de 12,5 mm. Tout simplement parce qu’on a sans doute jamais fait mieux niveau fiabilité.

Côté radiateur, l’américain a fait confiance aux philippins de HWLabs, avec les célébrissimes mais inabordables Black Ice. La version présente ici est le Black Ice Extrem, un des tout meilleurs radiateurs pour ventilateur de 12 cm. Il fait passer l’eau dans 7 tubes plats en laiton, aller-retour. Le tout intercalé par des ailettes si fines qu’elles en sont presque coupantes, et surtout, en cuivre. HWLabs annonce des performances doublées par rapport au Black Ice standard, ou encore face au radiateur du kit Waterchill.

Et évidemment, puisque ce site s’adresse avant tout aux américains, le ventilateur choisi ne fait pas dans la demi-mesure. Sunon KD1212PTB1-6A : 90 cfm pour 44,5 dBa ! Du coup, nous avons décidé de re-tester ensuite ce kit avec un Papst 4412 F/2GL, puisque c’est le seul kit à embarquer un ventilateur si puissant.

Faute de vendre des pompes avec des fisches électriques adaptées aux européens, nous avons testé le kit avec une Eheim 1046 (300 L/H), alors que le constructeur inclus dans son kit américain une Eheim 1250 (1000 L/H). Un élément à prendre en compte dans l’évaluation de ses performances.

Enfin, DangerDen a également inclus un réservoir tout en plexiglas, qui se fixe dans une baie 5″1/4. Pour certains, cela suffit pour faire rentrer tout le kit, mais pour d’autres, c’est juste assez pour le réservoir…
Avec l’additif fourni (Watter wetter rouge), cela ressort plutôt bien en façade de la tour. Reste que cela n’a qu’une seule fonction : augmenter l’inertie thermique de l’ensemble du kit. Mais la température atteinte après plusieurs heures de charge restera dans tous les cas la même, et du coup nous ne l’avons pas utilisé pour nos tests.

Notez que l’ensemble dispose d’embouts de 12,5 mm de diamètre externe. DangerDen semble donc également être un des rares à avoir compris qu’utiliser des tuyaux trop faibles augmente grandement les pertes de charge, donc ralentit le débit de la pompe, et donc, les performances… Cela dis, heureusement que le tuyau reste flexible (en silicone), car avec 2 cm de diamètre externe, on ne peut pas réaliser n’importe quelle torsion

Montage

Même remarques ici que pour le kit d’aqua-computer : tous les embouts sont adaptés au tuyau fourni (à part, dans notre cas, pour la pompe), et les colliers de serrage marchent plutôt bien. Mais le radiateur reste un Black Ice. L’intégration sera faisable si vous disposez d’un emplacement pour ventilateur de 12 cm, mais sinon le recours à la dremel sera fortement conseillé. Quand à la pompe, sa fixation dépendra du modèle retenu. Là encore, n’oubliez pas de la brancher à chaque démarrage du PC, sous peine de mort du CPU.

Le reste est très classique, dans la lignée du kit Aquacomputer ou du Waterchill. La fixation AMD est solide et assure un bon maintien. Quand aux colliers de serrage, ils sont en plastique, et se révèlent à l’usage plus pratique que les colliers en acier. Tout en étant aussi sûrs.

Bilan

Un bon kit, bien fini, intégrable relativement facilement si l’on s’en donne les moyens, et performant – ce, même avec un ventilateur moins puissant que l’insupportable Sunon. Ce kit n’est d’ailleurs vraiment pas loin derrière le kit Aquacomputer en terme de résistance thermique, et ne monopolise qu’un seul emplacement 12 cm. On aurait quand même aimé des tuyaux un peu moins encombrants…

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DangerDen
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Titan/Datacooler DWC-A1

Créée en 1989, Titan est une société Taiwanaise employant 1200 personnes et qui se concentre sur le marché du refroidissement des processeurs. Proposant des ventirads au rapport qualité/prix intéressant, le DWC-A1 est la première incursion de la société dans le monde du watercooling.

Le kit

Pour se faire, l’entreprise a adoptée le concept que Pentalpha reprendra plus tard, à savoir le rassemblement des composants traditionnels du watercooling dans une unité, destinée à être montée dans une baie 5″1/4. Cela dit, la similitude s’arrête là, car les choix de Titan ont manifestement été emprunts d’une autre volonté. Les ingénieurs de Titan semblent en effet s’être appuyés sur une approche plus traditionnelle, et sur des raisonnements propres à ceux utilisés dans la conception des ventirads.

Premier vérification de cette hypothèse : l’échangeur du processeur. Le seul modèle hybride de ce comparatif. En effet, si sa base consiste en un circuit d’eau (qui ne nous est d’ailleurs pas connu), elle est surmontée d’ailettes en cuivre et d’un ventilateur de 6 cm. Pourtant, ce n’est pas la première fois que le constructeur tente cette approche bâtarde. Il y a plusieurs mois, ils avaient également été les seuls à lancer un waterblock qui était plus une conversion d’un ancien et célèbre ‘orb’, le W2B. Ce modèle conservait ses deux ventilateurs. Je serais tenté de dire que ceci constitue la preuve de la mauvaise compréhension de Titan sur les concepts même du watercooling. Puisqu’ils consistent, à la base, à supprimer le ventilateur situé juste au-dessus du processeur. Car en l’état, le système total cumule 2 ventilateurs petits et moyens, qu’on aurait avantageusement remplacés par un seul ventilateur efficace. Surtout que la conception des ailettes du waterblock est particulièrement mauvaise, trop espacées et trop fines. La base bénéficie quant à elle d’une finition miroir.

Le W2B :

L’unité de refroidissement dispose d’une finition soignée, et est entièrement transparente. On distingue un réservoir, de petite taille et dans lequel on discerne le moteur d’une pompe, ainsi qu’une sonde de température. Titan a également placé ici une LED bleue, qui ne sera visible que pour les possesseurs de boîtiers transparents.

La pompe développe un tout petit 66 L/H. Puis, on tombe sur le radiateur. De type ‘cube’, et entièrement en cuivre (même les ailettes), il mesure 12 cm x 8 cm x 2 cm. L’eau réalise 12 fois la largeur de ce radiateur. Il est surmonté d’un ventilateur transparent de 8 cm dont le ratio bruit/flux d’air est, d’après les spécifications, assez élevé, au contraire du ventilateur de 6 cm. L’air est aspiré par le dessus, et est refoulé par le bas, bien que des orifices soient présents sur le côté. Ils seront, de toutes façons, obstrués une fois l’unité montée. Enfin, on aperçoit également un circuit imprimé, qui se charge de la régulation de la tension des ventilateurs, mais aussi de la gestion des sondes de température et du système d’alarme.

La façade est sans doute l’élément le plus réussi de l’unité : entièrement chromée, elle intègre également des fonctions de contrôle. A gauche, une jauge permet de vérifier le niveau d’eau dans le réservoir. Au centre, deux interrupteurs permettent de contrôler séparément l’intensité des ventilateurs du waterblock et du radiateur. Trois modes sont disponibles et détaillés dans le premier tableau (le monitoring du ventilateur de l’échangeur est assuré). Enfin, à droite, se situe le panneau d’affichage des températures. Les trois sondes sont sélectionnables : la sonde située dans le réservoir d’eau, la sonde placée sur les ailettes du waterblock, et la dernière sonde que vous placez ou vous voulez. Su le plan du design, cette façade a un peu le défaut de sa qualité. Presque trop chromée, du coup elle ne s’intègre pas au mieux au milieu de lecteurs beiges ou d’une façade en aluminium. Notez enfin que l’alimentation de l’ensemble se fait simplement avec un connecteur disque-dur.

Montage

Cette partie est encore plus simple que dans le cas de l’Aqualia, car le produit est réellement livré monté : les deux tuyaux sortant de l’unité sont déjà enfichés sur l’échangeur à eau, et le tout est rempli d’eau distillée. Du coup, le montage est vraiment facile. Petit conseil toutefois : là encore, évitez à tout prix de monter l’unité juste sous un lecteur ou un rack pour disque-dur. Si toutes vos baies 5″1/4 sont prises, placez là alors tout en haut. Il est également conseillé de laisser un emplacement libre sous l’unité, même si ce n’est pas forcément très évident à aménager. Car dans le cas contraire, la sortie de l’air sera très difficile.

Notez que si vous devez un jour rajouter de l’eau déminéralisée, l’opération nécessitera de dévisser l’unité 5″1/4 pour la faire dépasser de quelques centimètres en façade. Un bouchon du réservoir sera alors accessible.

La fixation de l’échangeur à eau se révèle assez difficile pour un processeur socket A. Le clip ne tient que deux ergos du socket, et surtout, il est très rigide. D’ailleurs, l’encoche dans laquelle se glisse le tournevis plat est une véritable erreur de conception, tellement celle-ci est dangereuse (risque de déraper). La fixation Pentium 4 est toute aussi mauvaise. Elle demande de démonter complètement la carte-mère du boîtier, pour venir fixer une structure permettant au clip de fixation socket A de pouvoir également fonctionner sur ce support.

Par ailleurs, il faut faire particulièrement attention lors de la pose de l’échangeur, celui-ci n’est pas fermement maintenu, et peut bouger par rapport au CPU et à la fixation. Dans le pire des cas, l’échangeur n’appuie que sur le plastique du socket, et le CPU est bon pour la poubelle.

Notez par ailleurs que sur notre modèle de test, la sonde de température située dans le réservoir était inactive, et déclenchait en continue une alarme. La sonde de l’échangeur affichait également des températures très largement inférieures aux températures du CPU.

Bilan

Encore un kit ‘tout en un’ qui a du mal a séduire. Des erreurs de raisonnements, mais aussi l’utilisation de composants de taille trop faibles pénalisent fortement ce kit, qui du coup, n’a que peu d’intérêt face à un bon ventirad.

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Swiftech H2O-22500 & 8500

Créée en 1994 aux Etats-Unis par le français Gabriel Rouchon (que nous avions rencontré lors du CeBIT), Swiftech reste finalement une petite structure qui n’emploi qu’une vingtaine de personne. La société est pourtant longtemps restée la coqueluche des overclockers extrêmes, ayant rendu possible l’utilisation des plaques à effet Peltier alors que les processeurs étaient encore en slot 1. Certains ventirads comme les MC-462 sont également longtemps restés les meilleures solutions de refroidissement par air. L’entreprise est donc loin d’en être à son coup d’essai dans le monde du watercooling, et leurs précédents kits se sont toujours étonnamment bien comportés, malgré des choix assez singuliers – notamment au niveau du design de leur waterblock.

Les kits

En fait, ce n’est pas un mais deux kits watercooling que nous allons tester ici. Car chacun se bat sur un terrain légèrement différent. Le premier, le H2O-22500, est fournit avec un radiateur presque aussi imposant que celui du kit Aquacomputer, puisque prévu pour deux ventilateurs de 12 cm mis côte à côte. Alors que le second, le H2O-8500, intègre un radiateur pour un seul ventilateur de 8 cm. D’ou des contraintes d’intégrations assez opposées. Notez en outre que ces deux kits incluent un waterblock pour carte graphique, que nous n’avons évidemment pas monté pour mettre ces kits à égalité avec les autres, mais qui est à tenir compte dans l’évaluation de leurs rapports fonctionnalités/prix.

Pour le waterblock, nous avons droit au fameux MCW-5000A, intéressant à plusieurs égards. D’abord, parce qu’il va à l’inverse du look actuel de la plupart des échangeurs, qui font la part belle aux hauts en plexiglas. Ici, on a droit à de l’aluminium anodisé en bleu qui surmonte une base en cuivre. Ce qui en soi, n’est pas moche non plus. L’échangeur est assez imposant, avec 25 mm d’épaisseur sans compter les embouts. Ceux-ci constituent l’autre particularité de cet échangeur, car ils sont montés à 90° l’un par rapport à l’autre, dans le but de faciliter le montage et d’éviter de plier le tuyau une fois tout le circuit monté. Cela permet aussi d’éliminer plus facilement les bulles d’air. Enfin, le circuit interne de l’eau est là encore assez particulier, puisqu’il s’agit d’une grande plaque qui ne rallonge pas vraiment la distance parcourue par l’eau. A défaut, elle présente une multitude de losange, afin de d’obtenir un flux turbulent. A ce propos, la partie de la base en contact avec le CPU bénéficie d’une finition miroir.

Dans le premier kit, le radiateur fournit mesure dans les 14 x 28 cm, pour une épaisseur de 2 cm. D’apparence basique, il en aluminium peint en noir, et est donc assez léger. Son architecture n’est pas fondamentalement opposée à celle des Black Ice, puisque l’eau se répartit en 12 plaques, séparées par de fines ailettes en serpentin. La finition est bonne, mais la densité des ailettes est bien inférieure à celle des radiateurs de HWLabs. Surtout pour un radiateur entièrement en aluminium.

D’ailleurs, c’est précisément vers le Philippin que Swiftech s’est tourné pour le radiateur de son kit H20-8500. On retrouve donc le Black Ice Micro (MCR80-F), qui il faut bien l’avouer, n’a pas été le radiateur le mieux accueilli lors de son annonce par HWLabs. Il présente d’ailleurs des dimensions totalement opposées avec le premier radiateur, puisqu’il est prévu pour un à deux ventilateurs de 8 cm (en sandwitch), et qu’il fait tout de même 5 cm d’épaisseur. Pas de surprise, on retrouve le système de plaques en cuivre, même si on passe de 7 plaques à 4 par rapport au BIX, aller-retour. Remarquablement fini et peint en bleu azur, il est livré avec deux ventilateurs Mechatronics de 29 cfm chacun.

La pompe est une Sicce IDRA de 1200 L/H, remaniée par Swiftech avec les embouts qui vont bien. C’est un fort débit qui est choisi, et c’est logique car le type de maze du waterblock tire particulièrement bien partit de hauts débits, contrairement à d’autres échangeurs. La pompe est solidaire d’une structure, et il est important de noter qu’il n’y a pas d’airtrap ou de réservoir inclus dans ce kit, bien qu’un système de vanne permet effectivement de se débarrasser de l’air du circuit, comme nous le verrons plus loin. Les tuyaux inclus ont un diamètre interne de 9,5 mm (3/8″), malheureusement ceux que nous avons reçus ont étés un peu trop serrés, et certains présentaient un pli.

Montage

Deux éléments ressortent de cette partie. Le premier, c’est qu’il est clair que Swiftech a prêté la plus grande attention à ce que ce kit soit conçu pour faciliter au maximum le montage pour l’utilisateur final. Le manuel fourni est conséquent, et nous guide dans toutes les étapes du montage, et le kit inclus d’ailleurs toutes les petites pièces nécessaires. Contrairement à d’autres constructeurs qui nous laissent nous débrouiller pour trouver un moyen de fixer la pompe ou remplir le circuit.

Le second, c’est que la philosophie suivie par le constructeur est de permettre la meilleure intégration du kit dans n’importe quelle boîtier. Quel que soit le boîtier, vous aurez au moins besoin de recourir à la perceuse, voir à la dremel pour le premier kit, mais l’effort à fournir sera le même quel que soit le boîtier, et une fois terminée vous aurez une installation très propre et fiable.

Pour le kit 22500, la première étape consiste à percer le boîtier pour les deux ventilateurs de 12 cm du radiateur. Vu qu’aucun boîtier du commerce ne propose une telle disposition de ventilateurs. L’opération n’est franchement pas compliquée, parce que Swiftech fourni un schéma à l’échelle réelle, des trous à réaliser. Le meilleur endroit pour réaliser cela reste à mon avis la partie supérieure du boîtier, et il suffit alors de coller le schéma et de suivre les traits pour la découpe. Oui, un peu comme aux cours de dessin de maternelle. Mais avec une perceuse. En fait, selon Swiftech la meilleure solution est de fixer le radiateur à l’extérieur de la tour. La mousse prédécoupée pour faire le « joint » avec la tour est donc fournie, de même que les œillets pour un passage des tuyaux propre et net.

Concernant le second kit, il suffit de fixer le radiateur avec ses ventilateurs à un emplacement d’extraction de 8 cm de la tour. Pourtant, grosse déception : les colliers de serrage en plastique, même serrés à fond avec une pince de 1 m de long, n’ont pas suffit à maintenir l’étanchéité au niveau de ce radiateur. Le problème venant du fait que les embouts de sortie de ce radiateur sont un peu trop petits par rapport au diamètre interne du tuyau. Du coup, nous avons effectués le serrage avec de traditionnels colliers en acier.


La structure contenant la pompe et les vannes possède les trous nécessaires pour se fixer dans deux baies 5″1/4, de préférence en haut. Ce qui assure un maintien efficace sans modifier davantage la tour. En fait, la seule petite difficulté du montage concerne la mise en place du relais. Il a le mérite d’exister, mais il est facile de se perdre entre les branchements des fils vers la pompe, vu que les fils ne sont pas de la même couleur en France et aux Etats-Unis. La première étape consiste à percer deux trous à l’arrière du boîtier, pour mettre en place la fiche mâle du cordon d’alimentation (non fourni, par contre). Il faut ensuite procéder aux raccordements électriques, qu’il faudra rechanger une fois le remplissage du circuit effectué.

Le résultat final est net, mais très franchement le kit Asetek est largement mieux fait sur ce point. Lui aussi inclut un relais, mais il est déjà connecté à la pompe, et tout ce que l’on a à faire est de connecter ce relais à un connecteur floppy, puisque le passage du câble d’alimentation de la pompe se fait via un braquet PCI pré monté. Alors certes, dans ce dernier cas, il y aura toujours ce câble de la pompe qui pendouillera à l’arrière du PC une fois démonté, mais c’est le seul revers.

Un dernier mot concernant les embouts : il s’agit d’un format spécifique, mais qui est en pratique assez proche des embouts « plug & cool » sur le principe. La seule contrainte est d’insérer des embouts en plastique dans les terminaisons des tuyaux. J’y ai littéralement laissé mon pouce. Ok, c’était jusqu’à ce que je découvre que le manuel indiquait d’utiliser de la vaseline. Substance étonnante qui démontra encore une fois ici toute son efficacité. Par ailleurs, la fixation du waterblock se fait sans démonter la carte mère, pour AMD (fixation aux 6 ergos du socket) comme pour Intel Pentium 4. Si la fixation AMD est facile à mettre, et assure un bon maintien, le constructeur ne semble pas avoir prévu le démontage qui est un vrai calvaire pour le processeur.

Bilan

Des kits roboratifs ! Le 22500 obtient les meilleures performances de tout le comparatif, pour un niveau sonore plancher, grâce au radiateur aux dimensions somme toute imposantes. Le 8500 est quand a lui le seul kit avec un radiateur de 8 cm à obtenir des performances dignes d’un kit watercooling, même si forcément, le niveau sonore en prend un coup.
Ces kits restent toutefois réservés aux utilisateurs avisés, car le montage n’est pas toujours une partie de plaisir. Cela dit, les prix affichés pour ces kits sont très honnêtes. A quand une version avec un Black Ice Micro 2 (2 ventilateurs de 8 cm côtes à côtes) et des colliers de serrage adaptés ?

MAJ : Swiftech vient d’annoncer de nouveaux kits, avec au programme un waterblock amélioré (Swiftech annonce un gain de 1°C) et une pompe 12 V améliorée (plus besoin de percer le passage du relais). Plus d’infos sur leur site.

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Corsair Hydrocool 200

A l’origine, constructeur de mémoire qui a actuellement le vent en poupe, Corsair s’est associé avec Delphi Thermal Systems pour créer l’Hydrocool. Présenté au Cebit, son concept le place directement en concurrence avec l’Exos de Koolance, puisqu’il s’agit d’une unité de refroidissement complètement externe (à placer à côté du boîtier), relié à l’échangeur du CPU via un braquet de carte PCI. Le concept de ce qu’on appelle une ‘watercase’ en somme.

Voulant rester fidèle à son image de marque durement acquise sur le marché des mémoires, c’est clairement sur le marché haut-de-gamme que Corsair positionne son produit. Pour autant, le choix d’un kit externe est judicieux, et cumule pas mal d’avantages. Sur le plan des performances tout d’abord, puisque que contrairement aux kits internes et modules en baies 5″1/4, l’air utilisé pour refroidir le radiateur est l’air ambiant, et non l’air contenu dans le boîtier. Ce qui constitue déjà une différence de température importante, et que nos tests ne révèlent pas, comme expliqué dans le protocole. En même temps, ce kit est pré monté et au moins aussi simple à installer que les baies 5″1/4. Enfin, aucune modification n’est à apporter au boîtier, et ce type de watercooling conviendra très bien aux boîtiers très étroits ou il n’y a pas la place de caser un kit interne, puisque le seul élément du circuit qui va se trouver dans le boîtier est l’échangeur CPU.
En contrepartie, le bruit émis par le ventilateur est perçu plus directement par l’utilisateur, et vous aurez un boîtier supplémentaire à caser à côté du PC.

Le kit

L’unité se présente sous la forme d’un boîtier en plexiglas noir, légèrement translucide. Sur ses deux flancs, se trouve une grille de 12 cm de diamètre, et sur le devant, le panneau d’affichage de température.

Faute de toute spécification technique convaincante, nous avons du démonter chaque pièce de ce kit, ce que je vous déconseille fortement. Le radiateur tout d’abord. Il est entièrement aluminium, et reprend l’architecture par plaques. En fait, il ressemble tellement au radiateur inclus sur le kit Poseidon, qu’il est évident qu’il est conçu par la même entreprise. La seule différence entre les deux se situe au niveau de la taille, puisque celui-ci est destiné à recevoir un ventilateur 12 cm. En vérité, il nous a doublement déçu. D’abord, parce qu’il est en aluminium, et reste perfectible sur son aptitude à extraire la chaleur de l’eau. Ensuite, parce que vu la taille de l’Hydrocool, il y avait largement la place de doubler sa longueur, afin de mettre un second ventilateur. Voir carrément un deuxième radiateur. Ou alors, de réduire la taille de l’unité. Dommage donc.

Juste derrière ce radiateur, accolé à l’aide d’une jupe, se trouve le ventilateur de 12 cm, qui n’a pas grand-chose à voir avec la rigole. Difficile de le démonter, mais on s’aperçoit qu’il s’agit en fait d’un Adda, le AD1212HB-F51, qui dispose de mensurations impressionnantes : 38 mm d’épaisseur, et une consommation de 6 W pour développer 104,8 cfm et 42,8 dBA ! Il aspire l’air à travers une grille de 12 cm, et le refoule contre le radiateur.

La pompe est une Bosch 12 V. Après beaucoup de difficultés, nous avons réussi à vérifier qu’il s’agissait d’une 300 L/H. Volumineuse, elle émet un sifflement proprement insupportable, qui couvre le bruit du ventilateur en mode normale. Un peu comme une pompe fonctionnant dans un circuit encore rempli de bulles d’air.

Quand à l’échangeur, il y a beaucoup à en dire. D’abord, il dispose d’une taille vraiment ridicule, mais cela fait longtemps que la taille n’est plus le garant de bonnes performances en ce qui concerne le waterblock, et ce n’est pas Icebear qui me contredira. Il est plaqué au nickel, ce qui lui confère une finition soignée, pourtant trahie par la présence de la sonde. Celle-ci est tellement mal intégrée que cela frise le ridicule : elle est collée à l’aide d’une pâte blanche, dans une protubérance cylindrique soudée au-dessus du block. Des résidus de cette pâte dépassent d’un peu partout, et traînent sur l’échangeur. D’ailleurs, je n’ose me questionner sur la correspondance de la valeur renvoyée par cette sonde, plus en contact avec l’air qu’avec autre chose.

Il y a pourtant plus intéressant. Le manuel précise que cet échangeur dispose « de centaines de micro-canaux ». Voila qui, en théorie, est fichtrement efficace. Ne parvenant à obtenir d’avantage d’informations sur le circuit d’eau de cet échangeur, nous avons constaté que notre confrère [H]ard|OCP, avait ouvert ce block à l’aide d’une scie électrique.

Attention, il s’agit en fait d’une pré-version du bloc finale. Bloc entièrement réalisé par Delphi. A ce propos, il permet de vérifier les ravages que peuvent faire l’oxydoréduction. Car le plus intéressant dans l’histoire, est que cet échangeur avait été utilisé par Corsair pour leur tests internes, en utilisant… de l’eau normal ! Oui, cela en dit long sur la qualification des ingénieurs des deux compagnies, mais qu’importe. Le vrai problème est que la taille des interstices séparants ces micro-canaux est ridicule, et casse complètement le débit (les petits cristaux sur la photo du dessus, c’est du sucre en poudre).

Montage

Pas grand-chose à faire de ce côté-là. Montez l’échangeur, serrez les tuyaux, installez la carte PCI, raccordez électriquement le tout et le tour est joué ! Voilà ce qui s’appelle un montage lénifiant. Notez d’ailleurs que comme tous les composants électriques de ce kit sont alimentés en 12 V, il n’y a pas besoin de raccorder l’unité au 230 V. Un mot cependant sur la fixation AMD : elle est vraiment trop rigide, évitez à tout prix de la monter sur un ancien core ‘Thunderbird’ plus fragile, sous peine d’y laisser un morceau de processeur.

L’agencement des composants de ce kit est assez espacé, et ne gêne pas la bonne circulation de l’air pour le ventilateur. La finition interne (donc invisible quand le kit est monté) est bonne, de nombreux serre-fils sont utilisés, et tous les composants sont solidement fixés au chassis, de sorte que le kit soit très robuste. Bien qu’à certains endroits, cela soit indigne d’un kit haut de gamme, même si cela reste invisible si l’on ne démonte pas cette unité.

Fonctionnalités

Ce kit introduit également un certain nombre de sécurités et fonctions appréciables. Tout d’abord, le panneau d’affichage indique la température de l’échangeur. Qui, pour rappel, n’a pas grand lien avec la température de la sonde interne des processeurs, ce qui réduit largement son intérêt. Sa valeur est comparée en temps réel avec deux seuils prédéfinis mais modifiables. Lorsque le premier est atteint, le ventilateur passe en mode turbo, et si la température continue à monter (arrêt de la pompe, gros pli, etc.), l’ordinateur s’éteint dans les 4 secondes. Plutôt sécurisant donc.

Par ailleurs, un bouton nous permet de permuter entre deux modes de fonctionnement pour le ventilateur : « normal » et « turbo ». Le manuel est bien écrit, mais il reste avare de détails ; plus gênant, il indique qu’en mode normal, le ventilateur tourne aux 2/3 de sa vitesse de rotation maximum. Sauf que sur le graphe associé, c’est 50 % qui est indiqué. Et là encore, impossible de contrôler cette valeur au multimètre.

Une sonde située dans le réservoir, contrôle en permanence le niveau d’eau dans le circuit, et émet une alarme si le niveau devient insuffisant. De même, l’eau passe dans un petit boîtier transparent et entraîne la rotation d’une hélice. Une ampoule est située dessous, de sorte que l’on puise contrôler visuellement le débit du circuit. Voilà qui est complètement inutile, puisqu’en cas de panne de la pompe c’est l’alarme contrôlée par la sonde de température qui s’occupe d’éteindre le PC et de prévenir l’utilisateur. Mais j’irai même plus loin : ce débitmètre dispose de diamètres d’entrée et de sortie ridicule (au moins deux fois inférieures au diamètre interne du tuyau), qui cassent tout le débit du circuit.

Bilan

Au final, mon sentiment est mitigé. Ce kit est clairement une déception vu le bruit qu’il dégage, et le prix auquel il est proposé. Cela dit, vu les performances qu’il obtient en l’état actuel, il est clair que Corsair est passé à deux doigts du kit ultime. En remplaçant la pompe par un modèle plus puissant et ne générant pas un bruit aussi aigu que celui d’un turbocompresseur, en utilisant un radiateur au moins deux fois plus grand et des ventilateurs plus silencieux, et enfin en éliminant les goulots d’étranglement du circuit, il aurait été possible de gagner encore en performances. Tout en obtenant un ensemble au moins aussi silencieux qu’un bon kit interne. Gageons que le constructeur l’ait compris, puisqu’il a récemment annoncé une nouvelle version de son Hydrocool.

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Koolance Exos

Koolance peut lui aussi être quelque part considéré comme un pionnier. Ses premiers vrais produits n’arrivèrent qu’en 2001, mais ceux-là se positionnaient vraiment sur le marche ‘mainstream’, en proposant une solution intégrale, et qui était la plus facile à mettre en œuvre à son époque. Koolance commercialisait un boîtier avec l’unité de refroidissement déjà intégré. Il suffisait alors de choisir les échangeurs souhaités, parmi une gamme intéressante (CPU, GPU, chipset, disque-dur). Après une deuxième version sortie en 2002 et encore disponible aujourd’hui (le PC-2C, aussi décliné dans des tours Antec SX 1030), le constructeur se décida à revoir une nouvelle fois son système de refroidissement, et de le vendre seul. L’Exos est donc une ‘watercase’, exactement comme l’Hydrocool de Corsair, mais bien avant ce dernier.

Ce kit, nous avons eut toutes les peines du monde à l’obtenir. Il est d’ailleurs assez effarent de voir les pratiques de certains revendeurs/sites. A ce propos, l’indépendance du grossiste qui importe ce produit en France, mais aussi celle d’un certain site web dédié au watercooling, est plus que jamais remise en question. Du coup, c’est grâce à informat-systems qui nous a gentiment prêté un kit, que nous pouvons vous proposer ce test.

Le kit

En soi, l’unité est un peu plus longue et large que l’Hydrocool. En revanche, elle est nettement moins haute, et surtout, prévue pour être posée directement sur votre tour, puisque ses dimensions correspondent. Notez qu’il est possible d’acquérir des sangles de fixation, pour maintenir l’Exos à son boîtier pour les transports notamment.

Outre cette différence de taille, l’Exos présente une allure et un design général plus soigné. Le boîtier est peint en noir, et présente une protubérance permettant l’intégration des 3 ventilateurs. Tous sont surmontés d’une grille chromée parfaitement intégrée. L’affichage de la température se fait via un écran LCD plus discret et précis, et deux LED d’information sont présentes. La première nous renseigne sur l’état électrique de l’unité (alimenté ou non), alors que la seconde nous précise si la vitesse de rotation des ventilateurs est supérieure à 45% de leur vitesse de rotation maximale. Notez qu’à l’arrière de l’unité, le fait que le réservoir soit transparent nous permet de vérifier le niveau d’eau.

Concernant le radiateur, il s’agit du même type que celui rencontré sur le kit Poséidon, et sur l’Hydrocool. Sauf qu’en comparaison à ce dernier, les plaques en aluminium sont plus espacées : on passe de 17 à 13. Pour autant, malgré la présence de ventilateurs de 8 cm, le radiateur est aussi large que celui de l’Hydrocool, et mesure 12 cm. La différence se fait sur la longueur. Alors que dans le kit Corsair, on se restreint logiquement à la taille du ventilateur (12cm), ici, le radiateur en fait plus du double (25 cm).

Il est certes dommage que vu les dimensions de ce radiateur, Koolance n’ai pas préféré inclure deux ventilateurs de 12 cm, plutôt que trois de 8 cm. Le rapport ventilation/bruit y aurait gagné, et il y avait exactement la taille pour le faire. Notons quand même que les ventilateurs inclus sont intégrés dans une structure qui jour le rôle d’une jupe, ce qui améliore souvent les performances de manière très significative. Les ventilateurs incluent dévelopent 28 cfm à 3000 rpm (33,3 dBa). Il est bien entendu possible d’ajuster leur vitesse de rotation via le choix du mode de fonctionnement.

Koolance a fait le choix d’inclure 2 pompes, situées dans le réservoir. Situées en début et fin de circuit, elles assurent un débit pratique plus proche de leur débit théorique, et l’argument officiel c’est que si une pompe lâche, l’autre permettra d’assurer un débit minimum pour maintenir le système en vie. Honnêtement, j’y vois plus l’aveu de la mauvaise qualité de ces pompes (dont plusieurs utilisateurs expérimentent leur mort au bout d’un temps assez court), car une pompe de bonne qualité est extrêmement fiable, et assurerait un meilleur débit. D’autant que le système est de toute façon protégé en cas de température anormalement élevée.
Au niveau du débit, le manuel assure qu’elles développent 220 L/H.

Quand à l’échangeur, il n’est pas inclus dans le kit, mais Koolance conseille fortement son waterblock maison, le CPU-200 G. L’origine de ce nom est que cet échangeur serait capable de dissiper 200 W. Argument purement marketing, que pratiquement tous les constructeurs utilisent, et qui n’a aucune valeur scientifique. Le plus petit des radiateur ou des échangeurs est en effet capable de dissiper 200 W ou 500 W. La vrai question, c’est de savoir à quelle température vont-t’ils réussir à maintenir cette source de chaleur.

Multi supports, il s’agit d’un échangeur en cuivre. Sa partie supérieure est en plastique, alors que la base est plaqué or. Evidemment, ce n’est pas ce plaquage qui va améliorer la conductivité thermique de l’ensemble, mais cela constitue une bonne protection contre l’oxydation du cuivre. Et ça ressort plutôt bien.
Schématiquement, l’eau parcourt une surface peu épaisse d’où s’élève une multitude de picots triangulaires, qui vont donc « casser » le flux dans le but de créer le maximum de turbulences.

Montage

Cette partie se révèle assez similaire à ce que nous avons du réaliser pour l’Hydrocool, bien qu’un peu plus complexe. Toutes les opérations à effectuer sont rigoureusement identiques, mais le remplissage du réservoir ne peut se faire qu’en retournant l’unité, et il est nécessaire de purger l’air du circuit ‘à vide’, contrairement au kit Corsair. La mise en place est donc plus contraignante, mais reste très facile comparée à un kit interne.

Notez que Koolance fournie la solution de refroidissement, soit 600 mL d’un mélange d’eau distillée (95,2 %), amine, molybdate, nitrate, aromatic carboxylate, phosphate, azote, ainsi que 0,2 % d’un anti-corrosif. Ce qui nous simplifie encore la vie.

Fonctionnalités

De ce côté-là aussi, on reste très proche de ce dont dispose l’Hydrocool, à savoir des fonctions très sécurisantes et utiles. La température affichée est celle transmise par la sonde de température, que vous pouvez placer n’importe où. Cela dit, le CPU-200G dispose de deux trous dans sa base spécialement prévus pour y disposer cette sonde. A 50°C (valeur non modifiable), une alarme se déclanche, et à 53°C l’alimentation est coupée.

Egalement, un bouton permet de permuter entre 3 modes de fonctionnement. Le premier fait tourner les ventilateurs à 45 % de leur vitesse, tant que la température de la sonde est inférieure à 45°C, alors que le troisième les fait tourner à fond. En mode 2, la vitesse de rotation des ventilateurs est progressivement augmentée de 45 % à 100 %, lorsque la sonde renvoie des valeurs comprises dans l’intervalle 35°C-45°C. Cela dit, j’ai observée une différence d’environ 20°C entre la température renvoyée par la sonde et la température de la sonde interne du CPU.

Par ailleurs, il est possible de brancher sur la petite carte fille deux ventilateurs (prises molex). Leur vitesse de rotation sera alors elle aussi déterminée par le choix du mode de fonctionnement, selon les mêmes règles qu’au dessus.

Enfin, le réservoir possède une valve de pression de sécurité. Très franchement, j’avoue avoir quelques doutes sur son utilité, mais on ne va pas se plaindre de la présence d’une sécurité supplémentaire !

Bilan

Ce kit est fiable et silencieux, mais les performances sont un peu retrait. Outre les défauts déjà évoqués, et sur lesquels vous ne pourrez pas grand-chose à moins de modifications majeures, je déconseillerai l’utilisation du waterblock de Koolance, qui n’est clairement pas le meilleur de sa catégorie. Alors qu’il est proposé à un prix prohibitif. La différence de prix avec les USA est à ce propos assez importante, puisqu’il sera difficile de descendre en-dessous de 300 € pour l’ensemble en France, contre 240 $. En attendant une troisième révision de cette unité, ce kit se destine donc à ceux ne désirants pas installer un kit interne, et dont le bruit de l’Hydrocool les repousse.

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Kit Wbhouse

Peu connue, WBHouse nous vient d’Italie. Avec un mode de fonctionnement assez proche des sociétés traditionnelles comme DangerDen (produits non distribués par les grossistes, et presque exclusivement disponibles à la vente via le site mère), il faut reconnaître que WBHouse n’a pas le même historique que le célèbre constructeur américain, au niveau du succès de leur produits. Même si cela ne doit rien enlever aux qualités intrinsèques de leurs produits.

Le kit

Si le constructeur dispose de plusieurs kits complets, il a préféré nous envoyer trois éléments séparés et disponibles sur le site. Autant être clair, seul le waterblock est issu du constructeur, le constructeur ayant fait confiance à des pièces renommées pour compléter ses kits.

D’apparence très traditionnelle, le Waterfresh H.T. CPU 1.0 AMD est un échangeur qui rappelle furieusement, de par ses dimensions, d’anciens échangeurs comme le Maze 1 (DangerDen) ou encore le célèbre Jagged Edge (Becooling).
La partie supérieure est peinte avec la couleur emblématique des voitures de sport du même pays, et on peut y lire le nom du constructeur en lettres dorées. Un petit renfoncement est présent au centre ; c’est ici que la fixation exercera la pression nécessaire pour un meilleur transfert thermique. Les embouts cannelés font 10 mm de diamètre externe, ce qui en soit n’est pas exceptionnel, considérant le type de maze utilisé.
Fixé via 4 vis Allen et étanchéifié avec un joint en caoutchouc, la base est en cuivre et bénéficie d’une finition miroir. L’ensemble du waterblock bénéficie d’une assez bonne finition, même si la colle présente à la base des embouts n’est pas forcément des plus rassurante.

En ouvrant le block, on se rend compte qu’il s’agit en fait d’un antique Maze 1. Pas de performances exceptionnelles en vue donc, même si ce type d’architecture tire bien partit des haut débits.

Côté radiateur, l’Italien a lui aussi fait confiance à HWLabs, et a opté pour le performant Black Ice Xtrem. Rien de spéciale à rajouter sur ce radiateur déjà maintes fois évoqué dans cet article, si ce n’est qu’il est livré peint en bleu turquoise métallisé.

Livré sans ventilateur, nous avons testé ce kit avec le Papst 4412 F/2GL (26 dBa, 55,3 cfm).

Enfin, concernant la pompe et le réservoir, WBHouse a fait confiance à un autre Italien, Nextcool. Livré monté, le W-Tank 800 est un ensemble pompe-réservoir (qui tient également officie d’airtrap) qui m’a séduit. La pompe est une Sicce Nova à débit variable (200-800 L/H). Elle tient tout juste dans un réservoir en plexiglas très esthétique, avec deux extrémités bleu translucide. D’un côté on trouve les deux embouts cannelés, le câble de la pompe et l’orifice de remplissage. De l’autre, se trouve une fixation qui permet de loger cet ensemble moyennant deux baies 5″1/4. Et si vous ne disposez pas de deux baies libres, il faudra alors percer 4 trous dans le boîtier, Nextcool ayant prévu le coup (4 trous plus rapprochés étant également percés sur cette fixation). L’ensemble mesure 129x146x85 mm et pèse 510 g.

Disponible pour environ 45 €, cet ensemble présente néanmoins deux défauts. D’abord, des restes de colle gisent sur une extrémité, mais plus gênant, le fait d’avoir enfermer la pompe dans un réservoir fait qu’il est impossible d’accéder au bouton permettant de faire varier le débit. Vu que les deux embouts sont collés.

Montage

Mêmes remarques ici que pour les kits DangerDen, Aquacomputer, et autres : ce kit se destine à ceux qui ont déjà une petite idée de comment monter ce type de circuit, et ou situer chaque élément. Cela dit, le fait que l’ensemble pompe-réservoir puisse être fixé en baies 5″1/4 facilite grandement les choses, et le plus gros problème restera le passage hors du boîtier de la fiche d’alimentation 230 V de la pompe.

La fixation AMD utilise les 6 ergos du socket (pas besoin de démonter la carte mère), mais ne maintient pas très fermement le waterblock, puisque c’est une vis qui est chargé d’exercer la pression. Ce type de fixation a fait ses preuves, même si les fixations traditionnelle avec une plaque de plexi et 4 vis qui se fixent sur les 4 trous du socket assurent un meilleur maintient.

La bonne nouvelle, c’est que le tuyau inclus est d’excellente qualité. De diamètres 10/15 mm, il est en silicone. Cela peut passer pour du détail, mais ça ne l’es pas : ce tuyau est tellement flexible qu’il s’adapte très facilement et sans modification à toutes les sorties de ce kit, alors qu’elles s’échelonnent du 10 mm externe au 12,5 mm. Mieux : une fois enfiché sur les embouts cannelés, l’ensemble s’est révélé totalement étanche, sans utiliser le moindre collier (fournis). Une excellente surprise, qui réduit largement le temps de montage.

Notez enfin que le remplissage du kit ne pourra pas se faire après avoir installé les éléments dans la tour, puisque le réservoir sera alors placé à l’horizontale. Il est de toute façon obligatoire, pour le montage de tout kit watercooling, de monter et faire tourner le circuit hors boîtier au préalable. Simple question de sécurité.

Seul problème : à peine le circuit commençait-il à se remplir que le waterblock s’est mis à fuir. Mince, plutôt embêtant pour un waterblock vendu au grand public… En ouvrant l’échangeur, il apparu que le joint avait été mal posé (il sortait de sa rainure). Pas très sérieux, d’autant que c’est le genre de défaut qui se remarque si l’on prête attention à la jointure, une fois le block final monté. En replaçant le joint, je n’eut plus de problème d’étanchéité. Carton rouge à WBHouse pour ce grave défaut, même s’il est probable que le nombre d’échangeur touché soit plutôt rare (il n’y en aurait aucun si les waterblocks étaient rapidement testés à l’air comprimé avant la vente !).

Bilan

Ce kit obtient de bonnes performances, merci au Black Ice et au gros débit. Mais la grosse révélation dans ce kit, c’est le Tank-800 de Nextcool. Pour 45 €, vous obtenez l’ensemble pompe 800 L/H/airtrap, facilement intégrable en baies 5″1/4, alors qu’une simple Eheim (600L/H) coûte légèrement plus cher. La qualité reste au rendez-vous, et l’élimination de l’air est quasi-instantanée. Définitivement un bon choix, qui explique presque à lui seul le bon rapport performance/prix de ce kit, avec le bon prix que pratique le constructeur sur les Black Ice Xtrem. Je pense cependant que le waterblock reste à éviter, pour les raisons sus données.

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WBHouse

Innovatek Innovaset 2

Venue d’Allemagne, l’arrogance de cette entreprise n’a pas manquée d’agacer certains (cf logo). Reste que pendant de nombreux mois, et lors de l’arrivée des premiers kits watercooling, elle proposa un produit qui se classa quasi-systématiquement en tête des comparatifs : l’Innovaset 2, avec son échangeur phare, l’Innovacool rev.3. Longtemps considéré comme le meilleur échangeur à eau, il a aujourd’hui quelque peu vieilli, et ne possède plus ce prestige.

Le kit

Le kit que nous testons ici est donc l’Innovaset 2. Voilà un kit qui aura eut du succès ! D’ailleurs, il y a 3 mois, un membre d’un petit site web que certains d’entre vous doivent peut-être connaître (mais dont je tairai le nom par respect pour sa famille – sachez juste que son pseudo commence par ‘lour’ et se termine par ‘son’…) a réussi une tentative inespérée de fusion entre de l’eau et un PC sous tension. Une Epox et un Athlon XP 1800+ fraîchement achetés ont ainsi étés sacrifiés pour la science. Vous voilà donc prévenu, un QI de 25 semble être un minimum pour le montage de ce kit.

Techniquement, l’échangeur à eau inclus est l’Innovacool rev.3. Il se compose de deux parties : une structure en aluminium anodisé, et un cylindre en cuivre fileté d’une taille imposante. L’eau arrive par une extrémité, et se divise en deux pour parcourir la totalité de la circonférence du cylindre (180° pour chaque partie). Contrairement au design du Cuplex Evo, qui force l’eau à faire un tour complet, et dont les reliefs du cylindre sont bien plus marqués. Du coup, l’eau reste moins longtemps dans l’Innovacool que dans le Cuplex. Notez que ces deux designs ont l’avantage de ne pas « casser » le débit de l’eau.

Pour le reste, l’Innovacool rev.3 possède un design qui ne fait pas toujours l’unanimité, surtout muni de sa fixation. Il reste en fait très sobre, avec la forte dominance de l’aluminium anodisé en noir sur un parallélépipède quelconque.

Concernant le radiateur, Innovatek a fait confiance au Coréen MaxXxpert avec son ‘cube’ MXL-Mono. La qualité de finition n’est pas franchement au rendez-vous, mais ce type de radiateur, utilisé dès les débuts du watercooling, reste performant. Assez épais (7 cm), il se compose d’un tube en cuivre (de diamètre interne 8 mm) réalisant 12 fois la longueur du radiateur (12 cm). La chaleur de l’eau est alors transférée aux 43 ailettes en aluminium. Celles-ci sont d’ailleurs particulièrement fines, même si la nature de ce radiateur fait qu’il oppose une assez grande résistance à l’air. Concernant la fixation, ce radiateur possède 4 trous à l’avant et à l’arrière, pour pouvoir y fixer jusqu’à 2 ventilateurs de 12 cm.

A ce propos, le ventilateur inclus est un Papst 4412 F/2GML, le modèle au-dessus du F/2GL puisque celui-ci développe 67,1 cfm pour 32 dBa.

Côté pompe, une excellente Eheim est présente, en version 1048 (600 L/H). Un débit logique vu le circuit. Quand au réservoir, c’est le modèle plexiglas d’Innovatek qui est inclus. Sa finition est très bonne, même si le bouchon en plastique fait un peu ‘cheap’. On appréciera en particulier sa petite taille et le fait qu’il soit possible de l’imbriquer sur la pompe. Dès lors, en assurant la fixation de la pompe (qui est munie de patins), l’ensemble devient solidaire du boîtier.

Montage

Le montage de ce kit est assez long, ce qui est la conséquence de l’association des composants qu’Innovatek a voulu faire. La pompe est en effet assez puissante, et elle est en relation directe avec un réservoir de taille modeste. Résultat : des tourbillons se forment, et il devient très difficile d’extraire l’air du circuit.

Par ailleurs, le tuyau est un peu court, et surtout il se révèle un peu trop malléable et a tendance à se plier sur lui-même au niveau de chaque embout. Essayez donc d’assembler les tuyaux seulement après avoir disposé chaque élément du kit à sa place finale dans le boîtier. Alors vous pourrez ressortir l’ensemble pour effectuer le remplissage du circuit.

La fixation AMD est quand à elle excellente, et joue extrêmement bien son rôle, à l’inverse de celle fournie avec l’Innovatek FlatFlow donc.

Enfin, si Innovatek possède dans son catalogue des Eheim qui s’alimentent via le 12 V de l’alimentation, il ne les a toujours pas inclus à ses kits, ce qui nous laisse le problème du passage du câble d’alimentation de la pompe à résoudre.

Bilan

Un kit très correct, mais un peu cher en regard du rapport performance/bruit qu’il offre face à certains kits. Ne pas oublier que c’est aussi un des plus vieux kits encore en vente.

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Docmicro

Icebear Atotech

Voici sans aucun doute la société la plus renommée actuellement dans le petit monde du watercooling. A l’origine, réalisant des échangeurs à eau pour un usage industriel, Atotech a simplement transposé le principe de son maze bien particulier, aux échangeurs CPU. Vous l’aurez reconnu à son nom, Atotech est en fait une filiale de la start-up AtoFina, elle-même constituant la branche chimie de la TPE TotalFinaElf. Même si Atotech reste une société Allemande.

Soyons clair, Atotech a choisi de ne se concentrer que sur ce qu’ils maîtrisaient vraiment, l’échangeur à eau. Un seul modèle est disponible, le MC-1, même s’il dispose de fixations lui permettant de s’installer sur un Athlon, Pentium 4, Opteron ou Xeon, et si une version pour carte graphique est disponible. Tous reprennent la même architecture.

Le « kit »

Si Atotech vend bien un kit complet, celui-ci évoluerait très régulièrement, et le constructeur a donc préféré ne nous fournir que la seule pièce spécifique au kit, le waterblock.

Deux choses étonnent lors du premier contact avec un MC-1 : la taille ridicule de la bête, et la qualité de finition. Affichant des dimensions surprenantes de 47 x 47 x 8 mm, le MC-1 étonne surtout par son épaisseur. Alors qu’en réalité, tout cela s’explique de par la nature du circuit d’eau.

Comme on le voit sur cette coupe, seule la partie centrale est pleine. Elle est composée de 12 couches empilées verticalement. Chaque couche, isolée par rapport à ses voisines, se caractérise par la présence de 24 micro-canaux à intervalles réguliers, et qui permettent le passage de l’eau. En fonctionnement, l’eau arrive par l’embout de gauche, se répartit entre les 288 minuscules conduits, et ressort réchauffée par l’embout de droite (différence de température avec l’eau entrant d’environ 0,5°C).

Le choix de cette architecture si atypique a 3 conséquences. La première, c’est une efficacité redoutable qui fait que, tests à l’appui, de nombreux utilisateurs considèrent cet échangeur comme le plus efficace aujourd’hui disponible à la vente.

Pour autant, l’usinage de ce waterblock (feuilles de cuivre compactées) est bien plus compliqué que pour un modèle traditionnel avec un simple circuit d’eau (comme tous les modèles de DangerDen par exemple).

Enfin, cet échangeur oppose une grande résistance à l’eau, ce qui veut dire que plus on utilisera une pompe puissante, plus le débit réel mesuré dans le circuit sera éloigné de la valeur théorique de la pompe. En pratique, même avec une pompe d’une puissance de 1200 L/H, le débit mesuré reste inférieur à 300 L/H, et la pompe force pour rien.

Ceci amène deux conclusions : une pompe de 300 L/H, voir à peine plus, sera le meilleur choix pour un circuit avec le MC-1; dans le cas d’un montage bi-processeur ou avec un échangeur GPU Atotech, les meilleurs performances s’obtiendront en montant les échangeurs en parallèle.

Nous avons donc choisi de tester cet échangeur avec les pièces qui nous semblaient les plus logiques : un Eheim 1046 (300 L/H), un Black Ice Xtrem surmonté du Papst 4412 F/2GL (55,3 cfm, 26 dBa) ainsi que l’airtrap Aquacomputer.

Dans sa version actuelle, Icebear propose dans son kit un Papst 4312NGL, une Eheim 1048, et un Black Ice Pro (260 €).

Montage

La fixation Socket A de l’Atotech est simple et assez bien conçue. Elle prend appui sur les 6 ergos du socket, et il suffit alors de serrer la vis avec la clef Allen fournie. Notez que le choix des embouts du waterblock vous appartient lors de l’achat.

Avec une 1046 (ou toute autre pompe plus puissante, a priori), le débit était tellement faible que la pompe bloquait lors de l’arrivée d’une bulle d’air un peu grosse (pas assez de pression pour faire passer toute la bulle). La purge de l’air est donc particulièrement longue avec ce type de waterblock, et l’airtrap (ou un système de vannes) reste évidemment indispensable.

Bilan

Le bilan est simple, cet échangeur obtient des performances exceptionnelles. Avec la même pompe, le même radiateur/ventilateur, il descend la température de 5°C par rapport à un Maze 4 (mais qui, lui, est fait pour exploiter de plus forts débits), et se permet le luxe de dépasser d’un cheveu le vainqueur de l’ancien comparatif : le kit Aquacomputer, doté d’un radiateur deux fois plus grand et de la ventilation associée. Impressionnant. Du coup, ce kit obtient un très bon ratio Performances/Nuisance sonore/Intégrabilité.

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Icebear

Zern Komplettset 1+ Delta TR Plus (FMS)

Les premières productions de l’Australien Zern passèrent assez inaperçus. Constituées de waterblocks avec hauts en plexiglas blanc, il faut bien avouer que l’esthétique de l’ensemble avait quelque chose de très particulier, et n’a en tout cas pas fait l’unanimité. La dernière gamme du constructeur est nettement plus réussie de ce point de vue, et possède plusieurs originalités qui témoignent d’une autre vision de la définition du kit watercooling.

Le kit

Composé de pièces de qualité, l’approche de Zern s’inscrit dans la plus pure tradition Allemande du watercooling, dont les maîtres mots sont finition irréprochable, silence, tubes de très faibles diamètres et raccords Plug & Cool à tous les niveaux.

Conceptuellement, le ‘Delta TR Plus’ est assez proche des anciens Maze 1 : l’eau arrive par une extrémité, réalise plusieurs fois la longueur de l’échangeur, et repart de l’autre côté. Pour autant, le design implémenté par Zern pousse le principe bien plus loin que ne l’avait fait DangerDen avec ses premiers échangeurs.
D’abord parce qu’ici, l’eau réalise 10 fois la longueur de l’échangeur, contre 4 pour un Maze 1 standard (le canal possède une largeur de 4 mm). Ensuite parce Zern a percé son canal d’une multitude de micro-orifices, chargés d’augmenter la formation de turbulences et donc l’échange thermique. Enfin, les parois du canal sont striées, ce qui peut encore bénéficier au refroidissement.

La partie supérieure du waterblock est en plexiglas (transparent), et fait aussi office de fixation. Petite originalité, le joint chargé d’étanchéifier l’échangeur est rouge.

Le radiateur R-Fin-Cu 2003 est un beau bébé qui affiche un impressionnant 1,1 kg sur la balance ! La raison ? Le radiateur est entièrement en cuivre, y compris les ailettes. Plutôt rare pour les radiateurs ‘cube’, dont les ailettes sont plus souvent en aluminium. Du coup, l’eau ne réalise « que » 8 fois la longueur du radiateur, contre 12 pour le radiateur MaxXxpert par exemple. En revanche, le nombre d’ailettes est revu à la hausse (plus de 70), et celles-ci sont tellement fines qu’il est très facile de se couper avec.

Le reste est très classique. On saluera la présence d’une jupe de chaque côté du radiateur, même si celles-ci restent trop petites pour faire vraiment gagner en performances. Dernier regret : les seuls trous de fixation présents sont ceux des ventilateurs, et sont d’ailleurs minuscules.

Le ventilateur inclus est inconnu au bataillon ; il nous vient de Sharkoon, une entreprise dédiée aux produits « tuning ». Il se veut silencieux (21 dBa) et de très bonne qualité, mais la présence d’un jeu de 3 mm entre les pâles et le contour du ventilateur trahie une qualité de fabrication assez moyenne. A titre de comparaison, le jeu des Papst ne dépasse pas 1 mm. Cela dit, à 1000 rpm, ce ventilateur reste inaudible, mais pour 33,7 cfm seulement.

Une remarque toutefois : le choix qu’à fait Zern d’inclure un ventilateur si peu puissant est très surprenant. En effet, avec un radiateur présentant de nombreuses ailettes, toutes en cuivre, il aurait été bien plus judicieux d’utiliser un ventilateur plus puissant. Car si le cuivre conduit bien mieux la chaleur, il devient alors plus difficile d’extraire cette chaleur.

Pas de surprise côté pompe, une Eheim 1048 (600 L/H) est présente. Ce kit aurait sans doute encore grappillé quelques degrés en utilisant une pompe plus puissante, cela dit gardez en tête que le tube inclus possède un diamètre interne de 7 mm. Bonjour les pertes de charge avec une Eheim 1250…

Enfin, un indispensable airtrap est présent. Il s’agit d’un modèle assez classique, dont une face est en plexiglas. Il reste assez petit (8 x 6 x 4 cm) mais difficile à solidariser avec le boîtier vu que les trous présents ne correspondent à rien de connu.

Montage

J’avoue avoir été assez déçu par ce kit sur ce plan.

D’abord, il faut savoir que ce kit est à monter de A à Z : non seulement les éléments entre eux, mais également les éléments eux-mêmes. Si cela peut se comprendre pour l’airtrap (enfin, a priori seulement…), puisqu’il dispose de 4 places différentes pour les embouts, et que vous aurez intérêt à les répartir selon votre configuration, cela est beaucoup plus difficile à justifier pour le waterblock.

Fort heureusement, la rainure du waterblock et de l’airtrap est assez profonde pour que le joint s’y tienne facilement. En revanche, certaines pièces n’ont pas bénéficiées du soin dont elles auraient dues. Ainsi, par défaut les vis qui permettent de solidariser la base du waterblock avec le haut en plexi, dépassent par le bas. Sachant qu’elles rentrent alors en contact avec le processeur, cela peut-être assez gênant. La solution consiste en fait à utiliser des rondelles en métal, mais qui ne sont à la base destinés qu’à l’airtrap. Du coup, celles-ci viennent à manquer.

Autre exemple : l’airtrap est muni de 4 trous. Deux doivent recevoir les embouts Plug & Cool, alors que les deux derniers doivent être comblés par des bouchons en plastique. Problème : Ceux-ci sont volumineux à leur base, et coincent contre une structure en métal. Du coup, il n’est possible de les placer qu’à 2 endroits seulement. Dans ce cas, pourquoi Zern ne livre pas cet airtrap monté ?

Dernière chose qui agace fortement : les vis qui permettent de solidariser le ventilateur et sa grille au radiateur, sont tout simplement trop larges pour rentrer dans les trous prévus à leur effet. Incroyable !

Le remplissage du circuit est en revanche assez facile, même s’il est dommage que Zern ne fournisse pas un accessoire indispensable : l’entonnoir.

Concernant la fixation socket A enfin, celle-ci se révèle très efficace et sans surprise. Revers de la médaille, le démontage de la carte-mère reste obligatoire, puisque les tiges empruntent les 4 trous du socket.

Bilan

Un kit honnête, agréable à l’œil, et qui pourrait très facilement rejoindre les tout meilleurs kits de ce comparatif avec un ventilateur plus efficace. Zern a donc bien progressé depuis ses débuts, même si les défauts à corriger restent nombreux. La disponibilité des produits Zern en France ne devrait pas tarder.

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Innovatek Premium XXS

Si l’Innovaset 2 resta pendant un long moment le meilleur kit Innovatek disponible en France, il s’agissait d’un kit relativement ancien qui ne représentait pas la gamme actuelle de l’Allemand. Aussi, nous avons tenu à rajouter à ce comparatif le test du Premium XXS, le dernier kit haut de gamme signé Innovatek.


Le kit


Innovant sur bien des points, il est indéniable que ce kit n’a plus grand-chose à voir avec l’Innovaset 2.

Premier point : le waterblock. Point d’Innovacool rev.4 ici (aveu du manque de performances de ce dernier ?), le constructeur a choisi d’inclure son XX-Flow. Visuellement assez proche du Flat-Flow, il dispose d’un design beaucoup plus classique et compact, et constitue un hybride cuivre/plexiglas.


Le maze interne est intéressant, car il s’éloigne de ce qu’on peut voir chez les autres fabricants. La base en cuivre dispose en effet de 16 canaux parallèles, dans le sens de la largeur du bloc. Ces canaux ne sont pas plats : leur épaisseur varie et forme une suite de W rapprochés, destinés à augmenter la surface d’échange. Les embouts d’arrivée et de sortie d’eau étant placés au même niveau, l’eau ne peut changer de canal que grâce à la structure du haut en plexi. Celui-ci est en effet percé de nombreuses vagues, qui sont perpendiculaires aux canaux du maze.

En résumé, l’eau arrive par un côté, se répartie entre les 8 premiers canaux striés en cuivre, puis passe par-dessus ces canaux dès qu’elle rencontre les renfoncements du plexiglas, et enfin réalise le chemin inverse direction l’embout de sorti. Une micro-architecture qui innove par rapport aux ‘Maze’ habituels, et qui tire particulièrement bien partit d’un débit limité.


D’origine Innovatek, le radiateur InnovaRADI (ça ne s’invente pas…) présente l’architecture par plaques traditionnelle des Black Ice. Pourtant, c’est le seul point commun qui relie les deux radiateurs. D’abord parce que l’InnovaRADI est entièrement en aluminium, et ensuite parce qu’il dispose d’une finition réellement irréprochable. À ce titre, il est doté d’une jupe en plastique pour une fixation facile de deux ventilateurs de 12 cm.


Le fabricant ne manque pas de souligner l’intérêt de cette jupe pour l’efficacité du radiateur, et on sait combien une jupe bien conçue peut effectivement décupler le rapport échange thermique/bruit de n’importe quel radiateur. Cela dit, le modèle présent doit vraiment être considéré comme une structure visant à faciliter la fixation des ventilateurs, plutôt que comme un dispositif d’amélioration des performances. D’abord parce que l’espace laissé entre les ailettes et le ventilateur reste bien faible (9 mm), ensuite parce que cette jupe n’est pas étanche et laisse l’air s’échapper par les 4 coins avant d’atteindre les ailettes du radiateur.

Le ventilateur ne pouvait être qu’un Papst, modèle 4412 F/2GM, qui développe 82 cfm moyennant 38 dBa, ce qui est loin d’être silencieux… à 12 V. Un adaptateur qui dérive le 7 V des prises disque dur sur le 12 V du ventilateur est en effet prévu.

La pompe est un modèle un peu spécial. A l’origine, le succès des pompes Eheim, surtout connues des milieux aquariophiles. Celles-ci se sont cependant révélées si silencieuses, fiables et performantes que de nombreux constructeurs de kits watercooling haut de gamme intègrent les modèles de l’Allemand.
Sauf que jusqu’à présent, l’alimentation de ces pompes ne pouvait se faire que via la fiche de courant classique de 230 V, obligeant l’utilisateur à percer le boîtier, et ajoutant le risque d’oublier de brancher ce câble. Innovatek a donc collaboré avec Eheim afin de modifier le modèle 1046 (300 L/H), qui s’alimente désormais via une prise Molex (disque dur). Ce kit est donc le premier kit interne haut de gamme de ce comparatif à pouvoir être totalement intégrable dans un boîtier. La pompe s’allume automatiquement avec le PC, et pour information elle ne consomme que 5 W supplémentaires sur l’alimentation. Les spécifications de la pompe restent inchangées, et la bonne nouvelle c’est qu’il est possible d’acquérir ce module d’alimentation séparément, pour une 1046 classique.


L’airtrap enfin, dispose d’une taille et d’une forme très proches de celui présent sur l’Innovaset 2, mais est cette fois-ci opaque puisqu’en PVC.


Montage

À ce niveau, c’est assez simple, tous les embouts étant de type « Plug, Screw & Cool ». Comme avec l’Innovaset 2, il faut encastrer l’embout d’arrivée d’eau de la pompe avec le réservoir. La fixation CPU, de même type que celle de l’Atotech, assure un bon maintien.

Concernant la fixation de chaque élément, c’est au-dessus de la moyenne, car Innovatek fourni avec la pompe Eheim un kit anti-vibration, à base d’amortisseurs. La pompe étant solidaire de l’airtrap, le tout devient fixé au boîtier. Cela dit, pour arriver à ce résultat il faudra percer ou trouver 4 trous de bonnes dimensions dans le boîtier. Mais c’est la seule contrainte.

Pour le reste, il n’y a pas grand chose à dire et le montage reste simple. Le chemin parcouru depuis l’Innovaset 2 est important.

Bilan


Un excellent kit, à la fois simple à monter, très intégrable et qui obtient les meilleures performances de tous les kits incluant un radiateur pour un seul ventilateur de 12 cm. La performance est d’autant plus remarquable qu’Innovatek obtient ces résultats avec des composants pas toujours synonymes de performance, comme un radiateur 100 % aluminium et un débit modeste de 300 L/H. Si le Papst reste bruyant en 12 V, il se fait beaucoup plus discret en 7V (sans être inaudible), et conserve d’excellentes performances. Il devient donc, à mon sens, le nouveau meilleur compromis de ce comparatif, même s’il reste onéreux.

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3R System Poseidon (WCL-03)

Fort du succès (relatif) de son premier kit Poseidon , le Coréen 3R System a sorti plusieurs modèles comme une watercase ou encore un échangeur GPU, tous plus ou moins dérivés du kit Poseidon de base. Ici, il s’agit d’un kit watercooling pour CPU uniquement, qui représente une évolution de l’ancien WCL-02.


Le kit


Pour élaborer ce kit, 3R est donc parti du Poseidon WCL-02 en s’imposant la contrainte de supprimer la partie pompe/réservoir/airtrap, ainsi que toute la partie montage qui était réellement un calvaire. Ce, d’abord afin de simplifier l’installation de ce kit bien sûr, mais aussi afin de le faire tenir dans des boîtiers beaucoup plus exiguës, comme les Barebones.


Pour ce faire, 3R a simplement fusionné la pompe avec l’échangeur CPU, et supprimé le réservoir. Le kit arrive donc totalement monté et prêt à l’emploi.

Du point de vue du waterblock, on retrouve le modèle en aluminium qui ne paie pas de mine. Pourtant, 3R System a tenu à apporter quelques modifications par rapport à l’ancienne version. L’échangeur est d’abord plus large et moins épais, et surtout, sa structure interne change. C’est en fait le type de canal qui change, même si la surface d’échange reste assez faible (l’eau ne réalisant qu’une seule passe dans le waterblock). 3R avance un gain de 10 % sur les performances, ce qui est difficile à vérifier en pratique, la présence d’aluminium restant de loin le facteur limitant de cet échangeur. La base enfin, ne bénéficie d’aucun travail de finition et l’on distingue clairement les stries laissées par la fraise.


Si l’on serait tenté de croire que le radiateur reste identique à celui du Poseidon standard, cela n’est vrai que de l’extérieur. En réalité, on passe en effet de 2 à 4 passes, ce qui va permettre de grappiller encore quelques degrés. Le radiateur reste cependant prévu pour des ventilateurs de 8 cm maximum, ce qui est logique vu l’utilisation visée. Un modèle qui reste bien conçu avec sa jupe, et qui autorise désormais la fixation du ventilateur sans qu’aucune vis ne soit nécessaire.


Côté ventilateur, on perd encore en vitesse de rotation (1400 rpm), et donc en débit et en bruit (21.3 dBa). Cela n’était peut-être pas nécessaire, dans la mesure où l’ancien Colorful de 8 cm était déjà inaudible une fois enfermé dans un boîtier, tout en maintenant un débit d’air plus soutenu. Cela reste un élément facilement modifiable en cas de besoin de plus de puissance.

Nous en arrivons à la pompe, qui reste la particularité de ce kit. En réalité, en s’approchant du waterblock, on a la surprise de voir qu’il est surmonté d’un ventilateur de 6 cm, sans pâles. Il s’agit en fait du moteur de la pompe, qui en l’état actuel utilise un roulement métallique à 2 billes, qui rouille avec le temps. 3R nous a indiqué être au courant de ce problème, et avoir déjà changé pour un roulement de type céramique à l’heure où vous lirez ces lignes. En l’état, il s’agit de loin du point faible de ce kit, puisque ne proposant qu’un débit de 5 L/H. Oui, c’est totalement ridicule. Cela dit, ce n’est guère étonnant vu les impératifs de compacité qu’a tenu à respecter 3R : celle-ci se paye nécessairement au niveau de la puissance, même si les valeurs restent ici embryonnaires.


Montage

Le montage est en théorie très simple, et se limite à la fixation du waterblock sur le CPU, et du couple radiateur/ventilateur sur un emplacement de 8 cm.

Malheureusement, nous avons rencontré des problèmes au moment de tester ce kit. 3R nous avait prévenu que la fixation actuelle n’assurait pas un maintien excellent sur le socket. C’était un euphémisme. Effectivement, les deux ergos en plastiques ne sont qu’une grosse blague et ne parviendraient même pas à retenir un poil de raton laveur pré-pubert.

Bon, là je me dit « Pas grave, on va y aller au système D ». Le problème, c’est que même avec la meilleure fixation du monde, les performances resteront assez moyennes dans la mesure où le waterblock ne peut pas être en contact avec le CPU. Normalement, la base de tout waterblock/ventirad destiné à être monté sur socket A présente un renfoncement au niveau du plastique du socket, qui est surélevé par rapport au processeur. Ici ce n’est pas le cas, et ce waterblock n’a été manifestement conçu que pour le socket 478. Dommage, à partir de là, d’inscrire « Socket A » sur la boîte…

Bilan


Oubliez directement ce kit dans sa version actuelle pour un Socket A. Nous ne manquerons pas de mettre à jour cet article dans le cas d’une réaction de 3R System.

Note : Produit encore indisponible à la vente.

GlobalWin Silent Stream

Cela fait maintenant un moment que le Taiwanais GlobalWin propose des produits destinés aux overclockers. C’est sans doute lors du retour des processeurs sur socket (il y a environ 4 ans) que le constructeur fut le plus réputé auprès de cette communauté, avec un désormais légendaire FOP-38 aussi performant qu’insupportable. GlobalWin a ensuite eut du mal à retrouver le peloton de tête des performances, malgré une nuisance sonore toujours présente. Ce n’est que récemment, avec son CAK4-88T, que le constructeur pu proposer une alternative réellement intéressante aux solutions concurrentes. Aujourd’hui, cette marque réalise à son tour son entrée sur le watercooling avec le Silent Stream.


Le kit


Original dans son principe et dans son look, le Silent Stream est en fait assez proche du précédent kit Poseidon WCL-03, puisqu’il reprend la même architecture. On retrouve donc d’un côté le couple radiateur/ventilateur, et de l’autre le bloc échangeur + pompe.

Le waterblock est assez imposant et lourd. Il est composé en majeure partie d’aluminium, mais avec un coeur en cuivre. Le maze est des plus originaux : la présence d’une cuvette au centre (au contraire des bordures) a comme conséquence de faire stagner l’eau juste au-dessus du processeur, surtout vu le débit de la pompe et la profondeur du maze. Clairement, on a vu mieux comme design. Il est à noter que la surface intérieure du waterblock bénéficierait d’une double protection anti-rouille, ce qui pousse Globalwin a approuver l’utilisation d’eau du robinet standard (ce que nous vous déconseillons fortement). Enfin, la base en cuivre n’est pas polie, et reste rugueuse bien que non rayée.


Photo fournie par GlobalWin. Vous voyez la couleur bizarre au centre ? La rouille à l’oeuvre ! (Note : les flèches rouges ne représentent pas le sens du flux mais, à l’inverse, les manipulations à effectuer afin de purger l’air)

Côté radiateur, on a droit à un modèle en cuivre de 8 cm de côtés. Structurellement, il se rapproche du format des radiateurs cubiques, puisque le refroidissement est assuré au moyen d’un tube en cuivre qui traverse des ailettes, elles aussi en cuivre. La comparaison s’arrête là, car le tube ne s’établit que sur un seul niveau (contre au moins deux pour les cubes, par exemple celui du kit Zern), et ne réalise que 4 passes de 8 cm. Evidemment, comparé aux 14 passes de 24 cm de l’airplex evo 240 (kit Aquacomputer), les performances ne sont pas les mêmes, mais au même titre que le prix ou les contraintes d’intégration. L’avantage de ce radiateur est d’être enfermé dans une structure en plastique qui facilite grandement sa fixation sur un emplacement de ventilateur, à défaut de faire office d’une jupe (il ne s’en fallait pourtant que de quelques centimètres supplémentaires en hauteur…).


Maintenu à ce radiateur, un ventilateur complètement transparent de 8 cm. Muni de roulements à billes, il est développe 39 cfm pour 29 dBa, mais avec une tolérance énorme (+/- 2 dBa) ce qui n’est pas de très bon augure sur sa qualité de fabrication, ou sur la réelle valeur de la nuisance sonore.

Enfin, la pompe. Elle est en fait contenu dans la partie supérieure (en plastique) de l’échangeur. Composée d’un moteur à roulements à billes, elle développe péniblement 32 L/H. Même remarque que pour le WCL-03 : il s’agit du facteur limitant de ce kit. Il suffit, pour s’en convaincre, de relever les écarts de températures entre les différents éléments, en fonctionnement : le waterblock est excessivement chaud comparé au radiateur, preuve d’un mauvais transfert. Notez enfin que ce type de « pompe » possède un rendement très faible, 20 fois moindre qu’une Oase par exemple (5,4 W pour 32 L/H). Elle émet d’ailleurs des gargouillis qui se révèlent plus gênants que le souffle du ventilateur.
Le long tube vertical qui s’échappe de cette pompe ne sert ici que pour faciliter le remplissage. Il est muni d’une led verte afin de pouvoir vérifier le niveau d’eau.


Montage

GlobalWin a défini deux manières de monter ce kit dans son PC. Dans la première, on fixe simplement le radiateur an niveau de l’emplacement du ventilateur de boîtier de 8 cm. Le kit étant livré complet et rempli, il ne reste qu’à fixer le waterblock sur le processeur et réaliser le branchement des connecteurs molex. Globalwin clame qu’il ne faut alors pas plus de 80 secondes pour monter le kit. Ce chiffre est même sur-estimé, puisque nous avons réussi à faire tomber le chrono sous les 30 s, les deux mains ligotées dans le dos et les yeux bandés.


Dans le second cas (version Pro), le radiateur est fixé à l’extérieur du boîtier, mais toujours sur un emplacement de ventilateur 8 cm. Les tuyaux passent alors à travers une équerre PCI fournie. Globalwin avance un gain de 8 °C à 11 °C, car des tiges plus longues (incluses) permettent de séparer de quelques centimètres le ventilateur du boîtier. Les performances seront donc meilleures, mais le bruit sera également plus présent. Par ailleurs, cela vous obligera à vider puis re-remplir intégralement le circuit, puisqu’il faudra alors passer les tuyaux dans l’équerre PCI. Pensez également à vérifier les dimensions de votre tour, car les tuyaux reliant le radiateur au waterblock ne mesurent que 40 cm.

Par défaut, le kit est livré rempli d’un mélange d’eau et d’antigel, dans le but de ne pas faire éclater le circuit lors d’acheminement par avion. La quantité d’antigel atteint tout de même 30 % ce qui ne va pas aider les performances.

Par ailleurs, le manuel recommande de vérifier régulièrement le niveau d’eau. Si ce conseil peut être louable lors du premier usage, ou après un an d’utilisation, les fréquences de vérification avancées par GlobalWin nous ont surprises : 1 semaine pour un processeur AMD, contre 2 semaines pour un processeur Intel. Déjà, le fait d’avoir à vérifier si régulièrement le niveau est assez mauvais signe quand à l’étanchéité de l’ensemble. Mais que la période de vérification passe du simple au double selon que le processeur soit d’origine AMD ou Intel, cela relève purement et simplement de l’incompétence.

Par ailleurs, la version pro est livrée avec un interrupteur qui permet tout simplement de couper l’alimentation du ventilateur. La présence de cet interrupteur est intolérable, dans la mesure où l’utiliser revient à signer l’arrêt de mort de votre CPU vu les performances de ce kit.

Bilan


Avec ce Silent Stream, GlobalWin a réussit une prouesse : obtenir, à ventilateur équivalent, des performances moins bonnes qu’en aircooling, avec un ventirad très standard (le Titan TTC-D5TB, hybride cuivre/alu). Or, dans le même temps, la nuisance sonore reste élevée et surtout énervante (flatulences de la pompe…). Certains diront que ce kit est proposé à un prix très bas (85 €), mais cet argument ne tient pas puisqu’il est possible d’obtenir des performances très supérieures avec un ventirad haut de gamme, qui coûtera encore moins cher. Bref, un kit indigne de la marque qui fut un jour la coqueluche des overclockers…

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Xice ExternalCool 600 Set

Fondé il y a seulement quelques mois par deux ingénieurs Allemands, Xice est une société qui a encore tout à prouver dans le monde du watercooling. Surtout vis à vis du dynamisme et de la grande tradition de qualité des produits originaires d’Outre-Rhin. Pour se démarquer de cette concurrence bien installée, Xice oriente ses produits suivant deux impératifs : la facilité d’installation, et le silence.

Ainsi, la « philosophie » poursuivie par le constructeur est de permettre d’accéder au refroidissement à eau sans aucun outil ni aucune connaissance, et quelque soit le boîtier renfermant le processeur à refroidir. Et surtout, éliminer le bruit du système de refroidissement. Et pour se faire, Xice a tout simplement décidé d’éliminer le ventilateur que tous les autres constructeurs considèrent comme indispensable à leur kit watercooling.

Concrètement, cela veut dire que si vous décidez d’équiper votre PC avec l’ExternalCool, les waterblocks CPU, GPU (et éventuellement chipset) nécessaires ainsi que de l’alimentation SilentMaxx watercooling, vous obtiendrez un PC sans aucun ventilateur ! Et ce, pour bien moins cher que l’énorme tour heatpipe Zalman. Un défi que beaucoup pensaient impossible il y a encore peu…


Le kit


Vous l’aurez compris, ce « kit » est du coup assez spécial. Schématiquement, il reste pourtant assez proche des Hydrocool et autres Exos, l’ensemble des éléments autres que l’échangeur étant regroupés dans un boîtier externe.

Le waterblock ‘xpk’ (oui, il reste encore un peu de travail à fournir niveau marketing, mais qu’importe) est assez imposant, autant par ses dimensions (65 x 28 x 60 mm) que par son poids (422 g). Pas de recours au plexiglas, mais une architecture plus traditionnelle puisque la majeur partie de l’échangeur est en aluminium anodisé noir. Une base en cuivre de 8 mm d’épaisseur est fixée par-dessous, à l’aide de vis Allen. Celle-ci est percée d’un trou destiné à recevoir l’extrémité d’une sonde thermique. Enfin, les embouts sont de type « Plug, Screw & Cool » pour tuyaux de 6/8 mm, mais Xice fourni également des embouts munis de longs ressorts (afin d’éviter tout risque de plier le tuyau) ainsi que des embouts de 8/10 mm. Sur le dessus, un trou central est destiné à recevoir un ressort en acier, qui maintiendra la pression sur le CPU (waterblock différent pour CPU AMD ou Intel).

Globalement, l’ensemble est de très bonne qualité, à l’exception de la base en cuivre. Sa finition est correcte, mais elle ne bénéficie en l’état d’aucune protection contre l’oxydation, ce qui fait qu’elle risque d’arriver chez vous noire à certains endroits.


Au niveau du maze, c’est assez spécial. On reste sur le concept d’un gros canal qui cherche à forcer le passage de l’eau sur toute la surface de l’échangeur, sauf que le schéma de ce canal ne ressemble à rien de connu. L’eau arrive par l’extrémité en haut à gauche (sur la photo du dessus), parviens rapidement au centre de l’échangeur, repart vers l’entrée, puis s’échappe par (suspense…) l’extrémité inférieure droite. Tout porte à croire que l’utilisation d’un circuit de type Maze 2 aurait été sensiblement plus efficace, mais Xice nous a dit avoir ses raisons ainsi qu’un laboratoire de test…

L’externalCool

Accusant 5,5 kg sur la balance, pour des dimensions de 11 x 32 x 30 cm, l’Externalcool se pose là ! D’une finition exemplaire, ce boîtier est en fait un radiateur au premier sens du terme : une unité non ventilée, percée à ses extrémités supérieures et inférieures, et qui dégage de la chaleur.


En ouvrant le monstre, je fus cependant sceptique. Alors que l’on pouvait penser que Xice aurait eut recours à une couronne de cuivre pour assurer ce refroidissement passif, je ne trouve ni cuivre ni aluminium à l’intérieur. Simplement du tuyau, le même que celui assurant la jonction entre le radiateur et l’échangeur. Enroulé autour de la structure centrale, il n’est même pas en contact avec les parois. C’est donc sur un simple tuyau en polyuréthane noire, que Xice a conçu le coeur de l’ExternalCool. Attention, il y en a quand même 10 m au total, bien que je me demande si l’utilisation de cuivre ou d’aluminium n’aurait pas permis de réduire la longueur des tuyaux, car en l’état je n’ose imaginer les pertes de charges qui s’exercent sur la pompe (les tuyaux ayant un diamètre interne de 6 mm…).


Au niveau du sens du cycle de l’eau dans le circuit, il est visible sur le tout premier schéma de cette page. L’eau chaude sortant de l’échangeur est directement envoyée dans la pompe qui l’expulse dans le réservoir, d’où elle ne peut s’échapper que par l’extrémité supérieure. Elle parcours alors la longue bobine de tuyau, en perdant à chaque étage quelques centièmes de degrés.

Ce qui est très intéressant, c’est que le simple fait de répartir la chaleur en étages provoque un déplacement d’air ascensionnel. Ainsi, aux niveaux supérieurs, l’air en contact avec les tuyaux va se réchauffer puis s’élever dans la pièce. Les tuyaux étant enfermés dans ce qu’on pourrait conceptuellement appeler un tube, l’élévation de cet air chaud provoque un appel d’air aux niveaux inférieurs : un flux d’air passif est créé, ce dont on se rend facilement compte une fois le PC allumé. Certes, le flux reste très léger (à la limite du perceptible), mais il existe. Et c’est bien ce phénomène qui permet à Xice de se passer de ventilateur, car s’il est vrai que l’écart de performance entre un radiateur très ventilé et peu ventilé est faible, l’absence totale de flux d’air est, comparativement, catastrophique.

Au milieu de cette bobine de tuyaux, se trouve la pompe. Il s’agit d’une Oase Aquarius 600i, un modèle inconnu au bataillon. Elle développe 600 L/H pour une consommation de seulement 5 W, et se branche directement sur le 230 V. Si dans le cas d’un kit interne l’utilisation de ce courant est assez contraignante, ici cela se révèle plutôt être un avantage, puisqu’il suffira de brancher la pompe une fois par toute au secteur. En effet, elle restera allumée 24h/24, indépendamment du PC, et durera plus longtemps que si son fonctionnement était synchronisé avec l’ordinateur. Bien sûr, la contrepartie est qu’en cas de déplacement, il ne faut surtout pas oublier de la brancher.


Largement emmitouflée dans de la mousse, tout a été prévu afin de minimiser les vibrations qu’elle génère immanquablement. Plus haut, se trouve le réservoir dont l’extrémité se trouve surélevée par rapport aux tuyaux. On notera la présence de nombreux points de colle grossiers, afin d’éviter le contact direct entre la structure centrale et les panneaux latéraux. Toujours dans cette optique, chaque pied de l’Externalcool est également muni de mousse. Bref, une unité finalement assez simple et totalement orientée vers l’amortissement des vibrations.

Montage

Un jeu d’enfant, puisque l’unité n’est pas dotée de fonctions de monitoring comme le sont l’Hydrocool et l’Exos. Par ailleurs, l’utilisation d’embouts « Plug, Screw & Cool » simplifie également le raccordement. Il suffit donc de monter le waterblock, faire passer les tuyaux dans l’équerre PCI, et visser l’extrémité des tuyaux sur l’ExternalCool. Effectuez alors le remplissage de l’unité, tout en branchant la fiche d’alimentation (élimination de l’air) : c’est fini ! Veillez simplement à bien respecter le sens de raccordement des tuyaux, car l’eau possède un sens de circulation bien précis à la fois dans le waterblock et dans l’Externalcool.

Bilan


Impressionnant ! J’avoue que je n’aurai pas pensé obtenir de telles performances avec un système entièrement passif, doté d’un radiateur dépourvu de métal. L’ExternalCool se révèle pourtant aussi performant qu’un Exos + CPU-200 G en mode silencieux. Du coup, l’utilisation de cette unité pour refroidir, en sus de l’échangeur CPU, un échangeur GPU et une alimentation me paraît viable. Les températures resteront élevées, mais suffisantes pour assurer la stabilité du système aux fréquences de base (même avec une configuration haut de gamme), du moment que vous ne pratiquez pas l’overclocking. Le contrat est donc rempli pour Xice qui propose une solution honnête de supprimer tout ventilateur d’un PC. On regrettera en revanche le prix élevé de cette solution, vu les constituants de l’ExternalCool.

Pour préciser les choses concernant la nuisance sonore réelle, sachez qu’une fois l’air purgé, la pompe n’émet qu’un vague « Brrr » inaudible à plus de deux mètres dans une pièce calme. Ce qui est justement la longueur des tuyaux séparant l’ExternalCool du PC. Et si vous en êtes arrivés au point de trouver ce murmure gênant, je ne vois guère que l’ablation des tympans pour résoudre définitivement le problème…

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OpenJL XTREM1

OpenJL n’est pas pour ainsi dire un fabricant de kits watercooling, mais un revendeur qui s’est mis à rassembler divers pièces pour confectionner des kits homogènes suivant leur prix. Dans la mesure où ces kits rentrent donc directement en concurrence avec les kits des constructeurs, nous avons choisi d’en intégrer un à notre comparatif.


Le kit


Orienté haut de gamme et tuning, ce kit présente l’avantage de rassembler d’excellentes pièces.

À commencer par le waterblock, l’Alphacool Nexxxos HP. Dérivé du célèbre Cascade de Cathar (un des tous meilleurs waterblocks actuels avec un haut débit), ce waterblock fabriqué en Allemagne dispose d’une base en cuivre d’à peine 5 mm. Elle est surmontée d’une large plaque de plexiglas avec arrivée d’eau au centre. Cette entrée dispose d’une particularité très spécifique au bloc de Cathar : elle est percée de 17 trous de 1,2 mm de diamètre, obligeant l’eau à arriver sous forme de multiples jets au niveau du centre. Le maze est composé de minuscules micro-canaux, qui ne doivent pas être espacés de plus de 0,5 mm. Une horreur à usiner (pour du cuivre), et ce qui fait tout le prix mais aussi l’intérêt de ce type de waterblock.
Mais par rapport au traditionnel White Water, ce Nexxxos HP va plus loin dans la mesure où des canaux perpendiculaires aux canaux de base sont présents, augmentant encore la surface d’échange. Cependant, vu le maze symétrique adopté, le bloc semblait conçu pour être muni d’une sortie à chaque extrémité, ce qui n’est malheureusement pas le cas. Du coup, l’eau a tendance à stagner de l’autre côté, réduisant le potentiel de cet échangeur qui reste un très bon modèle, bien fini.


Côté radiateur, on retrouve un bon vieux Black Ice Xtrem noir, inclus dans tant d’autres kits. Il est muni d’office d’embouts de type « Plug, Screw & Cool » de 8/10 mm.


Au niveau du ventilateur, c’est un Evercool modèle EC12025M12S qui est présent. Je pense que ce modèle constitue un bon exemple si l’on veut montrer que les spécifications constructeurs pour les ventilateurs ne sont, pour certains, qu’une grosse plaisanterie. Selon Evercool, ce modèle doté d’un roulement à bille générerait, à 2000 rpm, 79 cfm pour moins de 30 dBa (donc 29 dBa maximum). À titre de comparaison, le modèle équivalent chez ces gros mauvais de Papst, ne génère que 58 cfm pour 28 dBa. Bizarrement, l’Evercool possède pourtant, au niveau des pales, un jeu au moins deux fois supérieur. Soyons clair : à l’oreille, il paraît évident que ce ventilateur dépasse allègrement les 40 dBa et est très loin d’être silencieux. Il est heureusement livré avec un FanMate 1 ainsi qu’une grille tuning et un kit anti-vibration (en caoutchouc).


Enfin, OpenJL a retenu un couple pompe/réservoir plexiglas. La pompe est une Aquael PFN 650, une pompe peu connue qui développe 650 L/H, mais qui n’est pas très résistante aux pertes de charges puisque la hauteur max est fixée à 0,9 m, là où une Eheim 1048 (600 L/H) montera à 1,5 m. Elle est enfermée dans un réservoir transparent de 10 cm de diamètre pour 7 cm de hauteur, de finition correcte.


Montage

C’était aussi à ce niveau que nous attendions ce kit OpenJL, car l’un des principaux avantages d’un kit watercooling traditionnel est de regrouper des pièces qui vont ensemble, avec des embouts correspondants et sans modification majeure à réaliser.

Sur le plan des embouts, pas de soucis, on bénéficie de « Plug, Screw & Cool » à tous les niveaux même si on ne serait pas contre un petit mètre de tuyau supplémentaire. Au niveau du waterblock, la fixation est efficace et utilise les 4 trous du socket, même si je recommanderai encore une fois de vérifier si les ressorts à glisser sur les vis ne sont pas en cause, en cas de performances étonnement faibles.

En revanche, rien n’est prévu au niveau de la fixation du réservoir en plexiglas, qui n’est pas non plus muni de vis. Il est toujours embêtant d’avoir une partie non solidaire du boîtier en cas de déplacement. Par contre, si la pompe requiert du 230 V, il suffit de raccorder les fils nus au relais fixé sur une équerre PCI. La prise reliant cette même carte PCI à une fiche 230 V standard est prévue. Le manuel n’étant pas rédigé au moment du test, sachez que concernant les fils d’alimentation de la pompe, il faut relier la terre (fil vert et jaune) au connecteur du milieu (lettre G), et connecter les autres fils indépendamment (courant alternatif).


Si ce relais permet le démarrage de la pompe avec le PC, il est également muni d’un interrupteur (situé sur l’équerre PCI) autorisant la désactivation du relais (la pompe reste alors allumée 24h/24, ce qui est une meilleure solution). Ce relais possède également une alarme, qui ne permet en fait que de s’assurer que la pompe consomme bien du courant. Car dans le cas où l’axe se bloquerait et qu’aucun flux ne serait généré, le relais ne le détecterait pas.

En sus, un kit néon ultra-violet 10 cm + additif réactif est inclus, permettant d’illuminer l’ensemble du circuit. On aime ou on n’aime pas, mais rien n’oblige à le brancher… Par ailleurs, un flacon d’un demi-litre de liquide anti-corrosion (à compléter avec de l’eau distillée) est fournie.

Bilan


Au final, ce kit se révèle être un excellent choix, vu son prix. Les performances sont parmi les meilleures, et restent très bonnes une fois le ventilateur alimenté en 5 V (devenant ainsi inaudible). Une fois le réservoir calé quelque part dans le boîtier, le kit devient totalement intégré, et la présence d’un kit néon ravira sans doute les adeptes de tunning, le tout pour 200 €.

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OpenJL
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R+R Cooler Excalibur

Reprenant le nom de la célèbre épée d’Uter Pendragon dont seul le fils illégitime, Arthur, arrivera à extraire de sa stèle de granit, Excalibur est le nom du dernier waterblock de R+R Cooler. Dans le genre référence historique, on a vu pire. Cette toute jeune société thaïlandaise en est pourtant à son deuxième échangeur, après un ‘Grand Canyon’ passé assez inaperçu mais à la finition impeccable (dans sa version plaqué or…). S’attaquant au marché haut de gamme mais avec des prix très serrés, R+R Cooler a bien l’intention de faire parler de lui malgré son inexpérience.


Le kit


La sortie de l’Excalibur étant toute récente, R+R Cooler n’a pas encore eu le temps d’élaborer un kit autour de son dernier échangeur. Cela étant, ces derniers nous ont fourni suffisamment d’informations pour que nous puissions élaborer un kit assez proche des versions finales, et surtout cela ne nous empêche nullement de vérifier les capacités de cet Excalibur couplé avec un radiateur des plus répandu…

Imposant, l’Excalibur est un nouveau waterblock qui arbore un design très différent de ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. Hybride cuivre/plexi, il est livré d’origine avec des embouts Plug & Cool métalliques de 10 mm, et l’étanchéité avec le plexiglas (qui ressemble plus à du lexan qu’à du plexiglas, par ailleurs) est assurée grâce à du téflon.


La base en cuivre est massive, avec 1,5 cm d’épaisseur. Ce qui va à contre courant de la tendance actuelle, mais qui est nécessaire ici pour la mise en place du maze très particulier. Techniquement, l’usinage du bloc de cuivre est très simple puisqu’il est simplement percé d’un large oval.
Si l’on se rapproche, on s’aperçoit que toute la spécificité de cet échangeur repose sur la présence d’une plaque de plexi accolée à l’embout d’arrivée d’eau (l’eau n’a pas d’autre chemin possible). Cette plaque est creuse sur quelques millimètres, puis force le passage de l’eau à travers 49 tubes d’environ 1 mm de diamètre. Ces tubes se prolongent jusqu’à la surface du bloc de cuivre, et on observe que des trous ont été creusés dans leur prolongement, à même le cuivre. Ces trous ont un diamètre légèrement supérieur à celui des tubes, afin de permettre l’évacuation de l’eau.

Vous l’aurez compris : ce waterblock se base sur le principe de l’impact de jets, mais en utilisant des tubes suffisamment longs pour maintenir la pression et la finesse des jets le plus longtemps possible. C’est donc un waterblock qui devrait tirer au mieux parti d’un gros débit.

Sur le plan de la finition, l’ensemble des surfaces du cuivre a été poli façon mirroir, et le waterblock est spécialement traité pour empêcher l’oxydation. La fixation se fait à l’aide des 4 trous du socket, ce qui est heureux vu le poids de la bête.

Afin de donner à ce waterblock des conditions favorables, nous l’avons testé sur un circuit à base de W-Tank 800 (ensemble airtrap/pompe Nova 800 L/H), et de Black Ice Xtrem secondé d’un Papst 4412 F/2GL. Soit les éléments du kit Wbhouse.it.


Montage

La fixation utilisant les 4 trous du socket A est efficace. En revanche, on ne peut pas en dire autant des joints en teflons, puisque notre exemplaire de test a présenté une légère fuite à ce niveau, en fonctionnement.

Bilan


Sur le plan des performances, je suis clairement déçu puisque ce waterblock obtient 0,09 °C/W (soit environ 8 °C) de plus que le kit Wbhouse.it, basé sur les mêmes composants mais incluant à la place de ce waterblock un vieux Maze 1. Interrogés à ce sujet, les concepteurs ont mis en cause la protection contre l’oxydation, qui grèverait les performances. Malheureusement, les nettoyants traditionnels à base d’acétone sont incapables d’éliminer cette couche. Par ailleurs, quel est l’intérêt de vendre un waterblock qui bénéficie d’une protection totale contre l’oxydation, mais qu’il faut éliminer une fois reçu ? Malgré un prix plancher (35 € avec fixation et pâte thermique) et l’utilisation d’un principe qui a largement fait ses preuves sur d’autres waterblock (l’impact de jets), le résultat n’est pas à la hauteur. Ce waterblock reste donc à éviter dans sa version actuelle, surtout vu le problème de fuite.

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R+R Cooler

OCZ Annihilator

Constructeur américain surtout connu pour ses modules mémoires réputés, OCZ est depuis longtemps également présent sur le marché des ventirads pour overclocking, avec des résultats mitigés. Le constructeur annonça il y a quelques semaines son premier kit watercooling, avec l’existence d’une version deluxe incluant en sus de l’échangeur CPU, les échangeurs GPU et chipset.


Le kit


Original, ce kit est à certains égards assez représentatif de la conception américaine du watercooling.

L’échangeur CPU reste assez primaire. En cuivre, il est entièrement peint en bleu à l’exception de la surface de contact. De dimensions assez modestes, il arbore deux embouts Plug & Cool diamétralement opposés. Impossible d’obtenir des informations concernant le maze interne, mais il me paraît raisonnable d’affirmer qu’il s’agit au mieux d’un dérivé du maze 1 (labyrinthe en forme de W), au pire (et plus probablement) d’un passage direct de l’eau sur la surface interne. Résolument dépassé, ce waterblock présente une surface de contact d’une finition correcte bien que présentant plusieurs rayures. Par ailleurs, en regardant l’intérieur du bloc au travers d’un des embouts, on s’aperçoit que le cuivre est dans un état d’oxydation avancé, et ne bénéficie d’aucune protection à ce niveau-là.

Le radiateur, de type cube, est un modèle extrêmement proche du MaxXxpert MXL-Mono, déjà rencontré dans le kit Innovaset 2. En fait, la seule différence se situe au niveau de l’orientation des ‘U’ aux extrémités du radiateur. Au niveau des ailettes, on passe de 43 (MXL-Mono) à 35. Pour le reste, c’est strictement identique, et on retrouve donc un modèle à base de tubes en cuivre refroidis par des ailettes en aluminium. La finition reste très moyenne, avec plusieurs ailettes déformées et des soudures façon brut de décoffrage.


Concernant le ventilateur, c’est bien la première fois que je tombe sur un modèle de 12 cm avec une étiquette totalement noire, en guise du nom du fabricant et des caractéristiques ! Evidemment, toujours aucune précision de la part d’OCZ. Vu la qualité de fabrication, il est clair que l’on a affaire à une sous-marque, du niveau d’Evercool (faible). Bruyant en 12 V, il est cependant muni d’un potentiomètre prévu pour être installé en façade, et qui ne peut se manipuler qu’à l’aide d’un tournevis plat. Nous l’avons donc testé potentiomètre au maximum, puis au minimum.


On en arrive à la pompe. Quand on opte pour le kit CPU (standard), deux choix de pompe sont possibles. Avec la version ‘Performance’ que nous avons reçu, on obtient une pompe Atman PH-1100, qui débite 1100 L/H. Un débit énorme vu notre circuit modeste (un seul waterblock), mais qui reste un moyen comme un autre d’améliorer les performances. Avec la version ‘Quiet’ (appellation qui véhicule l’idée selon laquelle le bruit d’un kit watercooling n’est fonction que de la pompe, ce qui est évidemment inexact), la pompe est toujours signée Atman, mais le débit tombe à 700 L/H. Ces pompes se connectent au 230 V, mais encore une fois rien n’a été prévu concernant le passage du câble d’alimentation. Au niveau de la fixation, celle-ci est assurée par 4 puissantes ventouses.


Il est à noter que nos confrères cluboverclocker et 3dgameman, qui ont obtenus un kit Annihilator directement de la part d’OCZ, avaient droit à un débit de 1380 L/H concernant la même pompe PH-1100 du kit ‘Performance’. Sachez simplement que sur les versions disponibles dans le commerce actuellement, c’est bien à un débit de 1100 L/H qu’il faut s’attendre.


Enfin, le réservoir/airtrap. Sous-traité par Zhen Xing, il est constitué de plexiglas bleuté, avec des bouchons en plastique. Assez grand (18 cm de hauteur pour 6,5 cm de diamètre), il possède une contenance de 300 mL et arbore les mêmes embouts que le waterblock. S’il reste pour sa part assez esthétique tout en restant très fonctionnel, rien n’est prévu concernant sa fixation dans le boîtier.

Montage

Soyons clair, cette partie a été un véritable parcours du combattant. Pour des raisons de disponibilité au moment du test, nous n’avons pu recevoir que la version Socket 478, pour Pentium 4. Nous avons donc utilisé la fixation du kit Wbhouse.it, qui est exactement du même type et assure une bonne pression.

Au niveau des embouts, la pompe, le réservoir et le waterblock bénéficient de fixations « Plug & Cool ». Ce qui n’est pas le cas du radiateur. Pour son raccordement, OCZ fourni deux morceaux de tuyau en silicone souple, qui font les intermédiaires entre le tuyau du kit et le radiateur. C’est assez pénible à installer, et surtout la souplesse du silicone fait que la rigidité du tuyau « Plug & Cool » arrive à plier ces deux embouts. Ce qui oblige à faire extrêmement attention à l’orientation des tuyaux, sans parler de la fiabilité douteuse de cette solution.


Mais il y a pire. Si la pompe est effectivement munie d’embouts « Plug & Cool », ceux-ci sont de taille inférieure (8 mm) aux autres embouts (10 mm), et au tuyau inclus. Pour une raison qui m’échappe, il est donc impossible de monter le kit tel que nous l’avons reçu, et il faudra donc acquérir du tuyau approprié. Aussi inexplicable que scandaleux.

Enfin le potar fournie avec le ventilateur est une bonne idée, mais il est une fois encore inadmissible qu’il puisse descendre bien en-dessous de la tension minimum de démarrage du ventilateur (et sans atteindre 0 V d’ailleurs).

Bilan


Les performances restent un bon cran en dessous du peloton de tête, surtout si l’on considère le mode silencieux (potentiomètre au minimum). Sachant que ce kit n’est pas particulièrement facile à monter ou à intégrer, il a réellement du mal à convaincre malgré un prix assez bas. La version Deluxe, permettant également le refroidissement du GPU et du chipset semble plus intéressante, même si Asetek dispose d’un bien meilleur kit sur ce marché.

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AuBonMicro

Asetek Waterchill KT03A-L30

Avec le succès du kit waterchill, Asetek a rapidement décliné son kit de watercooling en différentes versions, du bas de gamme à partir de 100 € au haut de gamme à plus de 250 €, comme ce nouveau kit KT03A-L30. Un an après le test du KT03, l’idée était donc d’observer l’évolution et les nouveaux choix réalisés par le danois, toujours en se restreignant aux kits CPU (des kits CPU + VGA + chipset existent, mais leurs performances dérivent directement des kits CPU).


Le kit


Ce kit reprend une base commune chez Asetek, à savoir une bonne attention à l’intégration de l’ensemble, tout en amenant des changements dans le choix des composants.

Waterblock

Côté waterblock, gros changement puisque le waterblock ‘demi-lune’, moyennement performant il faut bien l’avouer, cède sa place au modèle ‘Antartica’. Ce faisant, Asetek rejoint la mode actuelle des micro-canaux. Pour rappel, ce gros mouvement à pour origine le Little River White Water de Cathar, qui a été le premier à mettre en avant le principe des micro-canaux à l’époque où les fabricants ne croyaient qu’en la maximisation de la surface mouillée et du débit. L’Antartica n’est donc qu’un dérivé de ce waterblock, à l’instar du RBX de DangerDen et de tant d’autres modèles. Il se caractérise par :

  • un couvercle présentant un seul embout d’arrivée d’eau mais deux embouts de sortie, afin d’amener l’eau directement au niveau du core et d’éviter l’eau stagnante

  • 8 mini-canaux d’environ 1 mm de largeur


On reprochera cependant à cet échangeur la présence de deux passages situés à l’extérieur des mini-canaux, et qui constituent des zones mortes pour l’eau. Ils ne servent donc absolument à rien, et on peut appeler cela un défaut de conception. La finition de la base est plutôt correcte mais les stries circulaires laissées par la fraise restent visibles. Enfin, on notera que l’Antartica est livré avec un second couvercle qui n’intègre que les trous du Socket A (contrairement à celui monté d’office) afin de prévenir les problèmes avec les condensateurs trop proches de ce Socket.

Radiateur

Concernant le radiateur, on trouve un Black Ice 2, version allongée du Black Ice Pro inclus sur la majorité des kits Asetek. Il est donc prévu pour au moins deux ventilateurs de 12 cm. On regrettera cependant l’absence d’un Black Ice Xtrem 2, car le Black Ice 2 est en théorie légèrement inférieur à un Black Ice Xtrem, pour un encombrement double. Le fonctionnement reste basé sur des tubes plats en cuivre, avec 6 passes dans chaque sens soit au total 12 passes de 24 cm. Il est bien entendu livré monté avec des embouts « Plug & Cool » de 1/2″ (1,27 cm).


Ventilateurs

Côté ventilateurs, Asetek délaisse Sunon pour deux ventilateurs de marque Adda, les AD1212MS-A71GL. Officiellement, ces ventilateurs développent 80,5 cfm pour 38 dBa, mais le switch 7 V est toujours là pour arranger les choses côté silence. Le roulement est de type ‘Sleeve’, ce qui présage d’une durée de vie plus courte (ces ventilateurs tendent à devenir bruyants avec le temps).


Il est à noter que les deux premiers ventilateurs fournis dans notre kit sont arrivés cassés, faute d’un emballage suffisant pour certains transporteurs. Evidemment, Asetek nous promet que c’est la première fois que cela arrive, mais de toute façon vous ne devriez pas rencontrer ce problème avec les revendeurs finaux.

Pompe / airtrap

Concernant la pompe, on passe là encore au modèle supérieur puisque la Hydor L20 cède sa place à la L30. C’est un modèle imposant qui développe 1200 l/h à vide, et qui nous a surpris par sa consommation qui atteint tout de même 27 W ! Certes, cette pompe centrifuge reste en position émergée dans ce kit, mais cette source de chaleur supplémentaire au sein du boîtier n’est plus négligeable.


L’airtrap n’a pour sa part pas évolué, on reste donc avec un modèle simple et relativement efficace. Par ailleurs, il n’est plus solidaire de la pompe, ce qui signifie que vous pourrez le placer où vous voudrez, mais qu’il faudra également trouver un moyen de le fixer (sauf en le plaçant à côté de la pompe, car une petite structure métallique est présente pour soutenir ces deux éléments).

Montage

Le montage du Waterchill se révèle assez simple et sans surprise. Après avoir choisir l’emplacement des différents éléments dans le boîtier, il suffit de couper le tuyau à la bonne taille et de l’enfoncer suffisamment profondément dans les raccords Plug & Cool, et le tour est joué. Le remplissage se fait via l’airtrap, qui est suffisamment large pour que l’on puisse verser directement l’eau du bidon. Comme toujours veillez à ce que l’airtrap soit situé plus haut que tous les autres éléments du kit lors du remplissage (une fois ceci effectué, cela n’a plus d’importance). La purge de l’air est assez rapide malgré le fait que les deux embouts de l’airtrap soient situés au même niveau, et donc qu’une partie de l’air soit ré-aspirée dans le circuit vu le débit assez élevé. Au rang des regrets, on épinglera également l’absence de rallonge du câble d’alimentation molex des ventilateurs, vraiment court. En revanche, les 3 m de tuyaux sont cette fois plus que suffisants.

Au niveau de l’intégration, elle est assez compliquée vu le radiateur de la taille de deux ventilateurs de 12 cm. Il vous faudra donc modifier le boîtier si vous voulez assurer un refroidissement correct, ou bien vous orienter vers le Stacker. Pour la pompe, sa structure en plastique invite l’utilisateur à percer 4 trous sur le panneau inférieur du boîtier pour la fixer, ainsi que l’airtrap via un soutien métallique. Il est aussi possible d’utiliser simplement les 4 ventouses fournies, dépendamment de la texture de votre boîtier. Concernant le waterblock, il se fixe via 4 vis aux trous du Socket. En passant un peu de temps sur le serrage, on arrive à un maintien ferme, même si cette fixation n’est pas l’idéal. Attention, le couvercle fournit d’origine vient forcer sur un condensateur de l’A7N8X ; il faut donc le démonter et utiliser le second couvercle.


On retrouve par ailleurs le boîtier d’alimentation commun aux Waterchill, permettant d’une part de choisir entre deux tensions d’alimentation du ventilateur (7 V et 12 V) et d’autre part de synchroniser la pompe avec le PC. Le braquet PCI est fourni et le câble d’alimentation de la pompe ne pose pas de problème. Non, le principal problème restera l’intégration du radiateur, comme toujours dans ce type de kits.

Bilan


L’essai est transformé pour Asetek. Grâce à son waterblock, ce kit obtient des performances de tout premier rang, y compris avec les ventilateurs en 7 V qui se montrent alors très discrets, la pompe restant inaudible. Deux problèmes ternissent quelque peu ce tableau : une intégration difficile, et un prix qui reste très élevé. La progression qu’a réalisée Asetek depuis un an est cependant bien là.

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Titan TWC-A04

Un an après le DWC-A1, nous avons voulu nous procurer la dernière version de l’unité 5″1/4 tout en un de Titan. En effet, les évolutions paraissaient assez majeures sur le papier, et nous voulions donc revoir notre jugement sur ce type de kit prônant la facilité d’installation et surtout, d’intégration.


Le kit


Toujours destiné à être placé dans l’emplacement des périphériques 5″1/4, le TWC-A04 n’a cependant plus grand-chose à voir avec l’unité originale. Première différence : l’augmentation de la hauteur, puisque cette unité monopolisera désormais 2 emplacements 5″1/4. Et si vous ne disposez pas d’assez de place à cet endroit, ce ne sera plus un problème puisqu’elle peut également être installée en tant qu’unité externe (watercase), au-dessus du boîtier.


Waterblocks

Le waterblock inclus est en cuivre avec un couvercle chromé. Assez plat, il renferme un circuit de type Maze 1 mais avec beaucoup plus de passes, plus encore que le waterblock du kit Zern (12 contre 10). Il en résulte une faible largeur des canaux (1,5 mm) et un échangeur qui au final possède une grande surface d’échange, et qui saura très bien tirer parti d’un faible débit (on parle ici d’un waterblock à hautes pertes de charges). Si la finition interne du bloc est déplorable, ce n’est pas le cas de son aspect extérieur ce qui reste le principal. On notera en particulier une base à la finition miroir.


Notez qu’un waterblock pour carte graphique est inclus avec le kit. Assez identique (y compris au niveau du maze) mais plus petit, il est munie de fixations de 79.8mm et 54.8 mm pour s’adapter à deux types de cartes graphiques. Bien sûr, pour mettre ce kit a égalité avec les autres nous l’avons exclu du test de performance.

Unité centrale

Avec son châssis en plastique, cette unité ne paie pas de mine. En l’ouvrant, on se rend pourtant compte que l’intérieur est dense et bien pensé.


Au niveau du refroidissement, on est d’abord surpris de trouver non pas un mais deux radiateurs. Identiques, ils sont tous deux à base de tubes en cuivre (réalisant 8 fois les 8 cm de largeur du radiateur) et d’ailettes en aluminium. Pourquoi en avoir mis deux ? La réponse se trouve au niveau du ventilateur. En effet, Titan a placé dans cette unité un ventilateur de type radial. Bien qu’ayant un moins bon rapport débit d’air/bruit que les ventilateurs axiaux, ces ventilateurs présentent l’avantage d’expulser l’air sous forme de couche allongée, ce qui permet ici de tirer parti de toute la longueur du radiateur.


Mieux. Etant placé à l’extrémité arrière, la rotation de ce ventilateur entraîne dans un premier temps un appel d’air qui va au passage parcourir et refroidir toute la surface du radiateur supérieur. Puis, l’air est expulsé sur le radiateur inférieur. Ainsi, à l’inverse de ce qui se passe sur la quasi-totalité des ventirads ou des radiateurs de watercooling, le flux d’air déplacé par le ventilateur est utilisé deux fois, au moment de l’aspiration puis de l’expulsion. De plus, ce système fait en sorte que l’air aspiré vient de l’extérieur de boîtier (plus frais), et ressort à l’extérieur du boîtier (n’augmente pas la température interne). Et pour ne rien gâcher, l’air est guidé du début à la fin de l’unité à l’aide de plusieurs jupes, bien que la finition interne soit très moyenne et laisse apparaître quelques interstices. Bref, malgré le faible espace intérieur et la présence d’un ventilateur radial, l’ingéniosité dont à fait preuve Titan pour tirer au mieux parti de ces contraintes permet un refroidissement correct de l’eau.

Un reproche cependant : il est dommage que la circulation de l’air ne se fasse pas en sens inverse, car ici l’air chaud est expulsé juste en dessous de la prise d’air frais. Ainsi, une partie de l’air chaud se trouve donc recyclée et amoindrie les performances. Pour le coup, il s’agit d’une grossière erreur de conception qu’il aurait été simple de corriger. Notez par ailleurs que le flux du ventilateur reste assez faible (entre 24 et 54 cfm).

Enfin, le couple réservoir/pompe. Ici, c’est nettement moins bien vu, car le réservoir possède une taille minuscule. Si cela n’a pas d’impact sur les performances une fois le système à l’équilibre, cela prive le kit d’une pompe décente et on se retrouve avec un modèle plus proche du moteur d’un ventilateur. Son débit (100 l/h) et sa hauteur d’eau maximum (50 cm) ne laissent pas beaucoup de doutes quand à ses piètres performances. C’est d’autant plus dommage que le réservoir pouvait sans aucun problème être allongé et recevoir une pompe de type Minijet, ne serait-ce que pour bénéficier d’une fiabilité accrue. Mais même sans changer sa taille, il pouvait déjà recevoir une micro-jet 450 12V qui développe 430 l/h… Cela dit, vu le design des waterblocks, les gains en performances n’auraient pas été très élevés, du moins pour le CPU.

Radiateur secondaire

C’est là encore une surprise, mais on trouve également dans ce kit un couple radiateur/ventilateur isolé, comme on en trouve dans tous les kits internes. Vu que l’unité centrale dispose déjà de son refroidissement, sa présence étonne mais son installation semble cependant obligatoire si l’on en croit la documentation et le fonctionnement des alarmes de l’unité centrale. Soit, mais cela remet en cause une partie de l’intérêt de cette watercase, tous les boîtiers ne possédant pas forcément d’emplacement pour ventilateur de 8 cm avec suffisamment d’espace derrière.


On se retrouve donc avec un radiateur à tubes, ainsi qu’un ventilateur proéminent (8 x 8 x 3,5 cm) mais dont la vitesse de rotation est variable (de 2300 rpm à 2800 rpm). L’ensemble mesure 9,47 x 8,65 x 7,6 cm et prend donc un peu plus de place qu’un simple ventilateur de 8 cm (impossible de le caser dans un Centurion 5 ou Cavalier 1 par exemple).

Montage

Sans surprise, le montage de ce kit se révèle aisé. Des tuyaux en caoutchouc/silicone sont fournis, et il suffit de les visser sur les raccords. Il y a au total 3 unités à relier (en ne comptant pas le waterblock GPU), donc trois tuyaux à utiliser. Puis on remplit d’eau le système. L’opération est assez longue, car le trou du réservoir en façade est ridiculement petit. Il faut donc utiliser la seringue fournie pour remplir petit à petit tout le réservoir… Puis, il faut amorcer la pompe en connectant l’unité à une prise molex disque-dur, et en démarrant l’alimentation sans le PC (contact entre le 14ème fil du bloc ATX -vert- avec une masse). On peut alors finir le remplissage, en faisant attention à ce que l’eau ne déborde pas car l’indicateur de niveau est assez illisible. Commence alors le purge de l’air, difficile car vu le débit ridicule il faudra secouer un par un tous les éléments du kits et enfin pencher l’unité principale de manière à amener les bulles d’air vers le minuscule orifice de se sortie.

Au niveau du placement des différents éléments dans le boîtier, cela reste assez facile. L’unité principale vient se loger en façade avant, et le radiateur secondaire prendra place sur un emplacement de 8 cm, emplacement qui reste encore courant. Le waterblock est fixé via les ergos du socket, et la fixation joue bien son rôle. Notez qu’en cas de montage en configuration watercase (à l’extérieur du boîtier), une équerre PCI permet de faire passer les tuyau mais aussi le câble d’alimentation molex, le câble de la sonde thermique et les fils du ventilateur secondaire.

Le panneau de contrôle permet de vérifier la température du thermocouple fourni (prévu pour être monté sur le waterblock), de régler la vitesse du ventilateur radial et de définir la température à laquelle le ventilateur axiale doit tourner à pleine vitesse. Il arbore diverses couleurs variables, mais le résultat n’est pas exceptionnel, tout comme le plastique de la coque est assez cheap.

Le principal problème de cette unité, c’est sa fiabilité. Après plusieurs semaines de test, il nous est arrivée une fois qu’elle s’arrête en plein milieu d’une séance de BurnK7, sans raison apparente, déclanchant le système d’arrêt d’urgence de la carte mère. Il nous a été impossible de répéter ce comportement par la suite, mais cela est tout simplement inadmissible pour système de refroidissement, quel qu’il soit. Et cela perdurera tant que ce type de « pompe » sera utilisé.

Bilan


Le bilan de ce kit est mitigé. Techniquement, l’évolution se fait dans le bon sens si l’on regarde l’augmentation de la taille de l’unité principale venant se loger en façade, et son agencement interne. Par contre le rajout d’une seconde unité de refroidissement est plutôt une mauvaise chose car un des buts du watercooling est justement de regrouper les unités de dissipation, et de diminuer le nombre de ventilateurs. Côté performances, on assiste bien au bond attendu. Par contre, la prochaine étape consiste à remplacer définitivement la pompe par un modèle fiable, cet aspect n’ayant pas évolué depuis les premières unités 5″1/4. Malheureusement, le prix de l’ensemble n’a plus rien avoir avec le domaine de l’« initiation », même s’il inclus le waterblock pour carte graphique. Reste à ce kit une facilité d’intégration supérieure.

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Titan TWC-A04

Cooltech Modula 2F12FA

Cooltech est un fabricant Italien qui se démarque en proposant des kits composés (presque) exclusivement de ses propres pièces. Disposant depuis longtemps d’une gamme s’étendant des kits à radiateur simple, double, avec ou sans jupe, jusqu’à une watercase, nous nous devions d’inclure un de leurs kits à notre comparatif.


Le kit


Le Modula S-462 2F12FA représente le kit interne le plus performant du constructeur, car doté d’un radiateur double à jupe.

Waterblock


Le waterblock fournit par Cooltech sur ce kit est l’Ultrablock rev 2.1. Petit et circulaire, il tire sa spécificité d’une fixation qui prend appui sur les 6 ergos du socket 462, mais le même waterblock peut-être adapté sur socket 478 via une autre fixation. Pour le reste, on est en présence d’un design assez proche de l’Innovacool rev.3, avec une base constituée d’un large cylindre en cuivre. Celle-ci est surmontée d’un couvercle en aluminium anodisé et doté de deux embouts diamétralement opposés. Un design ancien et éculé, et le choix d’un écoulement simple rend cet échangeur peut sensible à une augmentation de débit, mais plutôt performant à faible débit. Pour finir, on note une base à la finition très moyenne, notamment en ce qui concerne sa platitude et l’absence de protection contre l’oxydation.

Radiateur


L’échangeur à air fourni dans ce kit est massif, et sa taille le rapproche plus d’une watercase. Intégré dans un proéminent châssis en acier, il s’agit en fait d’un radiateur à tubes en cuivre de type ‘cube’. D’une longueur de 24 cm, il dispose d’ailettes en aluminium, dans la plus pure tradition des radiateurs de ce type. Avec 10 passes, il représente un circuit total d’environ 2,4 m pour l’eau. Ses embouts, relativement difficiles d’accès malgré une libre rotation, sont de type « Plug, Screw & Cool ».


On notera qu’il est possible de rajouter deux ventilateurs sur la face inférieure du radiateur. Dans ce cas, il sera cependant nécessaire de surélever le module sous peine d’asphyxier ces nouveaux ventilateurs. Dans le cas inverse, cette précaution se révèlera inutile car l’arrière du module présente un orifice permettant l’évacuation de l’air.

Côté finition, si les radiateurs ‘cube’ présentent très souvent un résultat assez mauvais, la présence du boîtier corrige entièrement ce défaut et rend l’ensemble relativement esthétique.

Ventilateurs

Les deux ventilateurs inclus dans le module sont les excellents Papst 4412 F/2GL, avec 55,3 cfm pour 26 dBa pour chacun. Petite particularité ici, on notera qu’ils sont montés en aspiration vis-à-vis du radiateur, ce qui a généralement tendance à très légèrement amoindrir la résistance qui s’exerce sur eux, et donc à assurer un fonctionnement plus silencieux (mais légèrement moins efficace) .

Pompe / airtrap

Si le radiateur de ce kit n’est pas un modèle de discrétion, ce n’est pas le réservoir qui va venir améliorer ce tableau ! D’une capacité de 0,7 l, cet hybride acier/plexiglas affiche des dimensions imposantes de 16 x 13 x 10 cm. Il renferme une pompe transalpine, une Sicce Nova 800 l/h, d’une hauteur de refoulement de 1,6 m. Petite, elle se serait sans problème contentée d’un réservoir deux voir trois fois moins important en volume, qui aurait présenté l’avantage d’être plus facilement intégrable. Pour le reste, il s’agit d’un débit assez élevé qui profitera sans doute plus au radiateur qu’au waterblock, du point de vue des performances.


Du côté des détails, on appréciera la présence de mousse isolant la pompe de la carcasse du réservoir. En revanche, l’étanchéité entre le réservoir en acier et le plexiglas est assurée non pas par un joint torique mais par de la mousse compressible ! On a vu mieux, même si nous n’avons pas rencontré de problème de fuite au niveau de cette jointure. Par ailleurs, le réservoir est livré avec un arceau de fixation, dont nous avouons chercher encore le fonctionnement et l’intérêt…

Montage

La présence du châssis autour du radiateur permet de poser l’ensemble par-dessus sont boîtier. L’intérêt est évident, puisque l’air extérieur ne peut qu’être moins chaud qu’à l’intérieur du boîtier, et qu’il est très difficile d’intégrer un radiateur de 12 x 24 cm à l’intérieur d’un boîtier (si tel est votre choix, choisissez alors le modèle Modula 2F12SA). Cela étant, il faut bien dire que Cooltech ne nous a pas facilité la tâche, car si l’on dispose bien de 4 coudes permettant aux tuyaux de faire le lien entre le radiateur et le waterblock, aucun braquet PCI n’est présent, et il faudra donc ni plus ni moins retirer un cache PCI pour faire sortir les tuyaux. Il faudra également se débrouiller pour trouver une rallonge au câble d’alimentation des ventilateurs… Quand à l’alimentation de la pompe, elle est assurée par un gros transformateur connecté au 230 V. Son câble peut se débrancher au milieu, lui permettant de passer un cache PCI.

Au niveau du montage, il suffit de couper en trois le tuyau, et d’utiliser les embouts « Plug, Screw & Cool » simples d’emploi. Le remplissage se fait assez facilement car un entonnoir est fourni. Par contre il sera très difficile d’éliminer complètement toutes les bulles d’air, car l’orifice de remplissage n’est rien d’autre qu’un trou percé au milieu d’une grande plaque de plexiglas. Il restera donc toujours un peu d’air. Au niveau de l’échangeur CPU, la fixation est atypique et se fait à l’aide de deux vis (il faut d’abord les visser pour fixer les attaches aux ergos, puis les dévisser pour serrer).


Question qualité de fabrication, on a la désagréable sensation d’un total manque de rigueur de la part de Cooltech. D’une part, le réservoir de notre kit fuyait, ce qui est encore une fois totalement inadmissible. Cette fuite provenait de la soudure des embouts sur le réservoir, qui n’était pas complète et laissait apparaître un petit orifice… Dans le même genre, le premier démarrage du kit fut l’occasion d’apprécier le doux bruit du frottement des pâles du ventilateur contre le radiateur. Le problème fut résolu en desserrant les vis supérieures, mais là encore on croît rêver.

Bilan


Les performances sont très bonnes et le bruit contenu, mais ce n’est pas le seul kit doté d’un double radiateur de 12 cm à posséder ces atouts. En revanche, notre exemplaire de test possédait des défauts de fabrication très gênants, même s’il est probable que tous les kits ne présentent pas obligatoirement une fuite (du moins peut-on l’espérer…). Si la fabrication était un minimum sérieuse et qu’un embryon de contrôle était effectué, cela n’arriverait jamais, et c’est le cas de la majorité des kits concurrents.

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  • Les kits Cooltech dans notre comparateur de prix

Go-cooling Trend-Setter Set AMD S12

Go-cooling est une société allemande qui a été parmi les premières à proposer un waterblock à base de microstructures. Vu la densité et la qualité des entreprises allemandes en matière de watercooling, la renommée de go-cooling sur le plan internationale n’est pas évidente. Mais nous étions curieux de voir leur approche personnelle des microstructures, et de savoir comment se comportait leur kit.


Le kit


Le kit proposé par Go-cooling est assez atypique, avec notamment un waterblock et un radiateur que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Waterblock

Physiquement, le IceRex Cooler 47 est le waterblock le plus ridicule que nous ayons plus voir. Moins de 5 cm de longueur et de largeur, et surtout, une épaisseur mesurée à 4,2 mm ! Entièrement en cuivre, il est plaqué en or afin d’éviter toute oxydation, et accessoirement bénéficier d’un look sublime.


Comme souvent avec les waterblock à microstructures commercialisés, les mini-canaux sont ici obtenus via superposition de plaques présentant des motifs spéciaux. Ici, toutes les plaques (d’une épaisseur d’environ 0,2 à 0,3 mm) ont d’abord été découpées de manière à présenter un motif de cercles reliés entre eux par 3 branches. Cette tâche ne demande pas d’effort d’usinage majeur. Ensuite, les plaques sont empilées en alternant une plaque à l’endroit avec une plaque à l’envers. Cet enchevêtrement de plaques est appelé HEX2, et créé 3 minuscules canaux entre chaque cercle, d’un diamètre de l’ordre de 0,7 millimètre (bien que la forme ne soit pas ronde). Une structure interne complexe, à l’origine d’un rapport surface mouillée / volume interne du waterblock exceptionnel.


Il reste à mettre chaque plaque en contact ainsi qu’avec la base du waterblock. A ce niveau, nous soupçonnons Go-Cooling d’avoir recours au procédé de Curamik. Celui-ci consiste à chauffer le cuivre à 1072°C, soit 11 °C de moins que sa température de fusion. L’oxyde de cuivre ainsi créé va diffuser entre chaque plaque : la « soudure » réalisée n’aura pas utilisée le moindre métal d’interface, comme si la structure avait été directement taillée dans un bloc de cuivre pur. Ce procédé est très intéressant, car évidemment vu le nombre de plaques, la présence d’une interface entre chaque aurait quelque peu grevé le transfert thermique.

Radiateur

Le IceRex Radiator S12 est un radiateur à tubes en cuivre et ailettes en aluminium. Rien de plus banal, en somme. Mais celui-ci se démarque de par un volume important, qui lui permet d’étager les tubes sur trois niveaux. Ainsi, le nombre de passe atteint 18, soit environ 2,2 m de circuit pour l’eau : on est très près du Black Ice 2, qui lui est deux fois plus long… En outre, la qualité de finition est supérieure, avec des ailettes en aluminium bleutées et un châssis englobant l’ensemble du radiateur.


Revers de la médaille, la hauteur (presque 17 cm) et l’épaisseur (presque 6 cm sans compter les embouts ni le ventilateur) de ce radiateur le rendent beaucoup plus difficile à intégrer dans un emplacement 12 cm d’un boîtier. On a rien sans rien…

Ventilateur


Le ventilateur inclus est, une fois n’est pas coutume, un Globe Fan B1202512L-3M. Muni d’un moteur à roulement à billes, il présente également une sonde de température chargée d’adapter la vitesse de rotation à la température relevée. Ainsi, le ventilateur varie entre 1000 rpm (33 cfm, 21 dBA) et 2000 rpm (67 cfm, 34 dBA). D’une qualité de fabrication moyenne (importance du jeu entre les pâles et le châssis), il reste le seul à s’auto-réguler.

Pompe / airtrap

On retrouve ici une Hydor L20, avec un débit maximum de 700 l/h, et une hauteur de refoulement de 1,35 m. Un choix fort surprenant vu les grosses pertes de charges engendrées par l’échangeur à eau. Et encore, on ne parle même pas (en fait si, du coup…) du tuyau d’un diamètre interne de 4 mm ! Vous avez dit rapport débit réel / débit théorique exécrable ?


Côté airtrap, c’est un modèle maison qui est inclus, originalement nommé AirCatcher. Assez petit (diamètre : 4,5 cm, hauteur : 9,5 cm), il propose 4 trous diamétralement opposés afin d’adapter les embouts aux endroits les plus opportuns pour chaque configuration. On regrettera d’ailleurs que les trous soient au même niveau, car l’air à ainsi tendance à être recyclé dans le circuit, rendant sa purge plus longue.


Montage

Assez bizarrement, 2 types de tuyaux sont inclus : du tuyau de 4/6 mm (!), et du tuyau de 6/8 mm. Malheureusement, il y a juste assez d’embouts fournis et la moitié d’entre eux correspondent au premier tuyau, vous serez donc obligés de l’utiliser. En soit, la présence de ce tuyau est critiquable, et il faut également signaler que la présence de deux tuyaux différents au sein du même kit témoigne d’un manque de cohérence ; en fait on ne comprend pas très bien ce que le constructeur a cherché à faire. L’hypothèse la plus probable serait qu’il ait voulu augmenter la vitesse de l’eau dans le waterblock et la ralentir dans le radiateur, le débit restant bien sûr identique en tous points du circuit. Mais le raisonnement est douteux car un radiateur gagne toujours en efficacité avec un débit plus important. Or ici, le débit est bridé par le tuyau de 4 mm vu que la pompe n’est pas très puissante.

Après avoir vissé les embouts sur les différents éléments, le remplissage et la purge de l’air commence. Ils sont rendus difficiles par plusieurs éléments, citons d’abord un airtrap de faible diamètre et aux embouts situés au même niveau. Le tuyau est aussi particulièrement rigide et déséquilibre l’airtrap lors du premier montage hors de la tour. Enfin, les tuyaux sont opaques, de sorte qu’il est impossible d’évaluer le niveau de remplissage et d’élimination de l’air.

On notera la présence d’un relais autorisant le fonctionnement simultané de la pompe avec l’alimentation, via une simple prise molex (ventilateur) à brancher sur la carte mère. En revanche, rien n’est prévu pour le passage du câble de la pompe, qui doit être reliée au 230 V. Un effort a cependant été fait pour la fixation de l’airtrap et de la pompe, puisqu’un système de scratch est utilisé. On colle un scratch au boîtier, l’autre scratch sur l’airtrap, puis on scratch les deux. Une solution légèrement kitch, mais qui est toujours mieux que rien.

Pour le waterblock, deux fixations sont fournies : celle utilisant les 4 trous du socket, et celle s’agrippant aux 6 ergos. Nous avons utilisé cette dernière, qui maintient une très forte pression sur le CPU.

Enfin, on remarquera que la pompe s’est montrée bruyante, avec un ronflement pourtant inaudible sur le modèle au-dessus (la Hydor L30 du kit Waterchill). La raison ? Les pertes de charges énormes auxquelles elle est soumise.

Bilan


Les performances sont honorables, mais on attendait presque mieux vu le potentiel du waterblock inclus. Le prix est bon, mais il manque au kit un petit quelque chose qui le démarque du groupe de tête. D’autant que l’adjonction d’un waterblock GPU à ce kit sera à réaliser avec beaucoup de soin vu les technologies et pertes de charges de ce kit.

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Go-cooling.de

SilverProp

Pour continuer notre tour du monde du watercooling, nous nous arrêtons ici sur un constructeur Australien. Basé en Victoria, SilverProp propose depuis longtemps des waterblocks de qualité, mais l’arrivée de ses produits en France est, elle, beaucoup plus récente. Pour l’instant, seuls les différents waterblocks et radiateurs sont disponibles, mais l’arrivée des kits est pour bientôt. Après discussion avec SilverProp, il s’avère en fait que ces kits se présenteront sous la forme d’un choix de chaque composant, avec une réduction sur le prix à l’arrivée. Nous avons donc sélectionné des pièces qui nous semblaient homogènes pour accompagner les radiateurs et le waterblock de ce constructeur.

Le « kit »


Waterblock

SilverProp propose différents waterblocks à la vente, y compris des modèles GPU, chipset et des modèles CPU prévus pour plaque Peltier. Du côté des waterblocks CPU standards, il n’existe globalement que deux types différents. D’une part les Cyclone Evolution VE, et d’autre part les Cyclone Evolution SE (les autres modèles ne sont plus en production). Dans les deux cas, il s’agit de waterblocks à microstructures, mais les VE embarquent des canaux presque deux fois plus gros, donc moins performants (mais plus faciles à usiner). Notez qu’il s’agît d’un revirement de situation pour SilverProp, qui s’est d’abord fait connaître avec des waterblocks aux « mazes » complexes (cf photo ci-contre). Mais l’intérêt des microstructures dans la course aux performances n’est plus à démontrer.


Doré, le Cyclone Evolution SE est un modèle massif en cuivre. Extérieurement, il se distingue aussi en étant un des derniers waterblocks à utiliser des embouts cannelés, ceux-la même qui sont utilisés depuis le début du watercooling.

L’échange thermique est assuré par 19 mini-canaux d’environ 1 mm de large. Une largeur plutôt grande, qui est à l’origine de faibles pertes de charge, ce qui en fait un waterblock peu gourmand en débit de pompe. Par contre, la base est moyennent finie et présente par ailleurs des points d’oxydation. Pire, elle est légèrement bombée sur notre exemplaire de test, ce qui ne va pas améliorer le transfert thermique.


Radiateurs

SilverStorm 3

Les radiateurs SilverProp sont atypiques, mais remarquables sur de nombreux points. D’abord, ce sont les seuls à inclure une vraie jupe pour le ventilateur, et ceci aura évidemment un impact important sur les performances. Du côté de la finition, l’ensemble du radiateur (jupe mise à part) est peint en noir, une peinture qui présente la performance de ne pas s’écailler, à l’inverse des radiateurs de HWLabs (Black Ice). Par ailleurs, la jonction entre la jupe et le radiateur est parfaite, et l’air n’ira pas s’échapper par les coins.


Pour le reste, on est en présence d’un radiateur à plaques comme le Black Ice Xtrem. La largeur des plaques est particulièrement importante (6 cm), et on en compte un total de 16 contre 12 sur le Black Ice Xtrem. Bref, ce radiateur surpasse sur tous les plans le modèle pourtant ultra plébiscité de HWLabs. Enfin presque. Car ce modèle n’a clairement pas été prévu pour tenir sur un emplacement de ventilateur de 12 cm, à moins de le monter à l’extérieur du boîtier et de se débrouiller pour faire passer les tuyaux. Mais si l’on ne regarde que les performances et que l’on compare la conception de ce radiateur aux autres radiateurs prévus pour un seul ventilateur de 12 cm, SilverProp est clairement au-dessus du lot.

SilverStorm 4

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le SilverStorm 4 n’est pas tout à fait la version allongée du SilverStorm 3. La jupe est effectivement modifiée de manière à recevoir un second ventilateur de 12 cm, mais le radiateur perd 2 cm d’épaisseur. En revanche, la densité d’ailettes entre chaque plaque explose, ce qui n’enlèvera rien aux performances. Par contre, l’intégration au sein d’un boîtier ne s’est certainement pas améliorée, et la position atypique des trous situés à l’arrière du radiateur font clairement comprendre que le recours à la perceuse/dremel sera nécessaire.


Le reste

Pour compléter ce kit, nous avons utilisé une pompe Nova de 800 l/h, et deux Papst 4412 F/2GL.


Montage

Si l’on se limite aux radiateurs et au waterblock, il n’y a pas grand chose à remarquer ici. Le waterblock se fixe aux 6 ergos du Socket à l’aide d’un système à deux vis, un peu à l’instar de Cooltech et Swiftech. Encore une fois, les radiateurs sont bien trop larges et épais pour se contenter d’un emplacement 12 cm d’un boîtier classique, et ils viendront presque systématiquement buter contre un autre élément.

Bilan


Sans surprise, les performances sont vraiment au rendez-vous avec ces composants de qualité. La différence de performance entre les deux radiateurs est assez faible, et vu le niveau que parvient déjà à atteindre le radiateur simple, c’est celui-ci que nous vous conseillons. SilverProp en est aussi conscient, et la différence de prix entre les deux n’est que de 10 €. En revanche, ces radiateurs sont vraiment hors de prix, puisque le premier modèle se négocie environ 125 €, soit le double du Black Ice Xtrem. Le waterblock seul se négocie 75 €.

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Zalman Reserator 1

Après Xice, c’est au tour du coréen Zalman de sortir son watercooling passif. Petite précision au passage : le terme passif désigne ici l’absence de ventilateur, mais pas de pompe. Un tel système est possible et a déjà été réalisé en pratique, mais il demande des conditions bien particulières (notamment au niveau du placement relatif des différents éléments du kit), de sorte qu’il serait très étonnant qu’un constructeur se risque dans cette voie. Surtout vu les puissances dissipées par les CPU actuels, et la discrétion de la majorité des pompes d’aquariophilie.

Si l’ExternalCool nous avait satisfait en proposant le premier watercooling grand public passif, il est clair que sa méthode de dissipation n’était pas à la hauteur du prix et aussi des tous derniers CPU/GPU haut de gamme. Par ailleurs, il nous tardait d’analyser une autre approche du passif dans le monde du watercooling.


Le kit


En guise de kit, on se retrouve en fait avec deux éléments : le waterblock, et le Reserator.

Waterblock


Le ZM-WB2 gold est un waterblock qui a été introduit avant le Reserator. Très gros, il s’agît d’un hybride aluminium anodisé/cuivre plaqué or, ce qui fait que les réactions d’oxydoréduction ne sont pas à craindre. Au niveau du design interne, on trouve six disques de tailles variables empilés, de manière à faire passer l’eau sur trois niveaux. En effet, les embouts d’arrivée et de sortie sont diamétralement opposés. Bref, ce design repris par tant d’autres n’est pas celui qui permet d’obtenir des performances ultimes, mais il s’agît en revanche d’un choix cohérent pour une utilisation avec le reserator. En effet, ce waterblock a l’avantage de ne pas trop perdre de performances avec un faible débit réel, ce qui est habituellement le cas dans les systèmes passifs.


On notera par ailleurs une base dont la finition et la platitude la situent clairement dans le groupe de tête, malgré le fait que notre exemplaire de test ait déjà pas mal souffert de ses précédents utilisateurs… Idem pour l’intérieur du bloc, qui était couvert de calcaire. Preuve que les précautions de base propre au watercooling ont du mal à devenir systématiques, même chez les testeurs.

Reserator 1

Nous pensions avoir vu pas mal de choses au niveau des kits watercooling à tendance encombrante, mais le Reserator 1 dépasse tout ce que nous avons vu jusque là. Avec quasiment 60 cm de hauteur réelle, le Reserator est plus haut qu’un boîtier PC. Il est en revanche parfaitement stable grâce à son pied circulaire. Question esthétique (car il est difficile de cacher une telle tour…) l’ensemble est anodisé bleu (extérieur comme intérieur) et est bien finie. Mais le style est plutôt… contemporain.

Techniquement, le Reserator 1 n’est rien d’autres qu’un gros réservoir d’aluminium extrudé en forme de cylindre, avec de longues ailettes sur son contour. Voilà, c’est tout. Pour donner quelques chiffres, Zalman parle d’un poids à vide de 6,5 kg, d’une contenance réelle d’environ 3 l (sans compter les tuyaux et l’échangeur), et d’un diamètre externe de 15 cm. Un chiffre impressionne plus que les autres : la surface de dissipation, qui atteint 1,27 m² (environ 3 x plus qu’un radiateur de 12 cm type). Oui c’est énorme, et c’est la moindre des choses pour un système passif. Car ce qu’il faut bien comprendre, c’est que si la différence de performance entre un radiateur faiblement ou fortement ventilé n’est globalement pas énorme (cf page performances, sur les kits à ventilation variable), un radiateur dénué de toute ventilation dispose d’un échange thermique ridicule avec l’air. C’est pourquoi en général, on privilégie les ventilateurs sous-voltés afin de parvenir au silence. Maintenant il est clair que la quête du silence n’a quasiment pas de limites…


Il est à noter que le bouchon de ce réservoir présente un petit orifice au centre, sans doute afin de faciliter le vissage du bouchon. Malheureusement, cela veut dire qu’en cas de déplacement cette unité va fuir par le haut.

Pompe


La pompe est une Eheim compacte de 300 l/h. Sa caractéristique principale demeure sa hauteur de refoulement maximum, qui est de seulement 50 cm. Concrètement, cela veut dire qu’il est obligatoire de poser le Reserator au même niveau que le boîtier, comme l’illustre le manuel. C’est donc un choix un peu décevant à ce niveau, par exemple en cas d’utilisation avec un Barebone posé sur un bureau alors que le Reserator resterait à terre.

Montage

Globalement, le montage et le remplissage du Reserator 1 sont un jeu d’enfant, à l’exception de la fixation du waterblock. Zalman a voulu mettre en place un système assez indépendant du Socket utilisé, mais le résultat est assez mauvais à deux titres. D’abord, la fixation est bien plus compliquée à mettre en place que sur la majorité des autres kits. Le démontage de la carte mère est en fait obligatoire (sauf avec les boîtiers laissant libre un gros orifice derrière le socket, comme le P160 d’Antec), afin de visser deux pièces en métal aux 4 trous du Socket. Attention d’ailleurs à ne pas intervertir les deux pièces qui correspondent chacune à un côté bien spécifique. Puis, on utilise deux vis à main afin de maintenir la pression sur le waterblock.


Seul problème, la pression est plutôt faible et le waterblock pivote très facilement sur lui-même. Le problème vient surtout du filetage des deux vis, qui n’est pas assez étendu. A la vue des photos on pourrait également croire que le waterblock a un diamètre trop important et vient buter sur la partie supérieure du Socket A, mais Zalman a prévu le coup et c’est pourquoi la base est renfoncée sur l’extérieur.

Il est à noter qu’un système est présent afin, soit disant, de contrôler le bon fonctionnement de la pompe. Concrètement, il ne s’agît ni plus ni moins qu’un tube transparent dans lequel un morceau de plastique est présent. Dans le cas où il y a un flux, ce morceau de plastique s’agite. Soyons clair : ce système n’a absolument aucun intérêt. Il ne déclanchera pas d’alarme si jamais la pompe n’est pas branchée ou s’arête, et il faudra donc avoir un œil constant sur lui afin de détecter une quelconque défaillance. Il est clair que les systèmes de protection des CPU actuels auront tôt fait de se mettre en route en cas de température trop élevé, bien avant que vous ayez eut la présence d’esprit d’observer ce tube.


Le vrai problème est que ce système ne se contente pas d’être inutile. En effet, la première révision était équipée d’embouts plus qu’approximatifs, et a occasionnée des fuites chez certains. Zalman a alors mis en place un service d’échange, et livre désormais une nouvelle version de ce « Flow Indicator ». Certes, les embouts sont maintenant de bien meilleure qualité, mais le morceau de plastique peut toujours entrer en contact avec les parois du tube (occasionnant du bruit), et l’ensemble constitue toujours une perte de charge (occasionnant des baisses de performances). Bref, un système à jeter.

Notez qu’un interrupteur est présent sur le fil d’alimentation de la pompe, à la manière d’une lampe de chevet. La meilleure solution pour ne jamais oublier le Reserator 1 consiste cependant à ne jamais l’arrêter.

Concernant le passage des tuyaux hors du boîtier, il se fait grâce à des embouts qui vont prendre place sur un emplacement PCI libre du boîtier. La solution équivaut grosso modo à l’utilisation d’une plaque PCI dédiée, bien que la présence de trous qui en résulte pourra modifier le cheminement du flux d’air dans le boîtier. En revanche, le système employé pour bloquer l’eau en cas de transport est assez mauvais, compliqué et peu efficace. Les embouts utilisés sur l’Exos de Koolance et l’Hydrocool de Corsair sont largement meilleurs.

Bilan


Le résultat est excellent pour ce Reserator 1. Globalement facile à mettre en place, ce système reste inaudible, à condition toutefois de poser le pieds sur de la mousse car une fois remplis l’ensemble est très lourd, et parviens à transmettre quelques vibrations. Côté performance, le Reserator surpasse facilement son seul réel concurrent, le Xice ExternalCool. Il parviendra donc sans problème à tenir la charge d’un CPU et d’un GPU hauts de gamme non ou faiblement overclockés. Maintenant il convient de relativiser : les performances sont excellente pour un système passif, mais ne menacent logiquement pas les meilleurs kits ventilés. Par ailleurs, l’encombrement devient un point à considérer.

Le seul élément regrettable avec ce kit, c’est son prix. Presque 300 euros pour un réservoir en aluminium, une pompe compacte et un waterblock standard, cela laisse une grosse marge vu les coûts de production et de R&D assez limités… Le problème semble toutefois venir de Zalman et du grossiste qui imposent un prix final assez élevé (d’où le prix quasiment similaire chez tous les magasins). Bien sûr cela n’enlève rien aux qualités du kit.

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SilverStorm 3
SilverStorm 4

Cyclone Evolution SE 462

Cyclone Evolution SE 478

Zalman Reserator 1

Swiftech H2O 22600 & 8600

Un an après notre test des kits 8500 et 22500 de Swiftech, qui nous avaient fait forte impression, il nous tardait d’étudier la nouvelle génération. En effet Swiftech se distingue clairement par une approche différente du kit de watercooling, et si le résultat amène comme toujours de bonnes choses et de moins bonnes choses, il présente indéniablement l’intérêt de se distinguer de tous les autres kits et d’amener de nouvelles perspectives.



Le kit


Les kits 22600 et 8600 sont, comme leur nom le laisse présager, des evolutions des kits 22500 et 8500. La base reste donc commune, mais les améliorations ne sont pas anodines.

Waterblock


Le waterblock prévu pour ce kit est le MCW6000-A. Extérieurement, c’est une pièce en cuivre qui ne paie pas de mine avec ses embouts non cannelés que l’on croiraient sortis de la cave d’un amateur. Swiftech insiste pourtant sur leur durabilité, permettant à ce waterblock d’être 100 % cuivre. Côté fabrication, ce waterblock se divise en deux parties, la base étant d’abord usinée à part, puis solidarisée au couvercle à l’aide d’une brasure très propre. Au niveau de l’architecture interne, Swiftech a gardé la même technologie que sur le 5002, mais a simplement opéré un petit lifting. On se retrouve donc avec 281 pins, qui sont également devenus cylindriques.


Pour mémoire, ce design assez classique permet l’établissement d’un flux turbulent, gage d’un meilleur transfert thermique. L’arrivée d’eau se fait désormais au centre, ce qui est une nouveauté par rapport au MCW5002. En outre, les embouts passent au diamètre externe de 3/8″ (9,5 mm) et sont perpendiculaires à la base. Résultat : ce waterblock représente une perte de charge deux fois plus élevée que le 5002, ce qui est aussi la conséquence d’une densité de pins bien plus importante.


Le gain annoncé en terme de résistance thermique est d’environ 1,5°C à débit équivalent. Enfin, on ne saurait terminer sur ce waterblock sans évoquer sa base, qui sans bénéficier d’une finition miroir, est un modèle de platitude. Swiftech considère en effet que le polish n’est qu’un élément cosmétique (à juste titre).

Radiateurs

Coté radiateurs, rien n’a changé. On retrouve donc dans le kit 8600 un Black Ice Micro finition bleue, et le fameux modèle 676 dans le kit 22600. Est-ce un problème ? Pas vraiment pour le 8600, car le Black Ice Micro n’a pas vraiment de concurrence pour sa taille. Quand au radiateur du 22600, notre protocole de test ne nous permet pas encore d’isoler ses performances par rapport à la capacité du waterblock ou des autres radiateurs.

Ventilateurs

Petit changement ici : les deux Mechatronics prenant en sandwich le Black Ice Micro cèdent leurs places à un Delta AFB0812M, annoncé à 31,4 cfm pour 28 dBA. Les Mechatronics, du fait d’une épaisseur plus réduite, avançaient les chiffres de 29 cfm pour 32 dBa chacun.


Du côté du 22600, Swiftech est aussi passé de Mechatronics à Delta avec deux WFB1212M, des ventilateurs développant 72,3 cfm pour 34 dBA. Grosse erreur ? A priori non, car Swiftech a pensé à inclure un rhéostat afin de pouvoir réduire la nuisance sonore.


Pompe / airtrap


Nous en arrivons à l’une des principales innovations de ces kits : la pompe. D’origine Laing, la MCP600 est une pompe industrielle conçue autour d’un moteur contrôlé par microprocesseur, et présente l’avantage d’être alimentée par une prise molex 12 V (consommation supplémentaire sur l’alimentation de 5 à 10 W). En fait, sa grande force est une hauteur de refoulement considérable (3,2 m), du fait d’une pression statique énorme, et ce malgré un débit de « seulement » 700 l/h. Résultat ? Un débit réel bien plus proche du maximum théorique dans le circuit final. Swiftech publie à ce sujet un petit comparatif qui est digne de confiance car il provient en fait de Bill Adams (overclockers.com).


Ce graphe illustre bien un point essentiel pour les pompes destinées aux watercooling : l’important n’est pas vraiment leur débit théorique, mais plutôt la pression qu’elles sont capables de maintenir, surtout pour les circuits ayant un waterblock à hautes pertes de charges. Ce n’est pas le cas du MCW-5000, et pourtant dans ce circuit la MCP-600 développe un débit de 312 l/h (débit à vide : 700 l/h) contre seulement 270 l/h pour une Hydor L-30, dont le débit à vide s’élève à… 1200 l/h !


En guise d’airtrap, on retrouve un système de valve assez proche de ce qu’on trouvait déjà avec les anciens kits 22500 et 8500. L’avantage est qu’il est muni de fixations lui permettant d’être maintenu dans une baie 5″1/4 (au contraire de la pompe). En outre, il élimine un réservoir d’eau, diminuant l’inertie thermique.

Montage

Nous attendions Swiftech au tournant ici, puisque c’était de loin le point faible des anciens kits. Malheureusement, les changements restent mineurs et à plusieurs titres on à l’impression que le devise de Swiftech est « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? ».

La mise en place du circuit commence par l’installation du tuyau sur les différents éléments du kit. Au niveau du waterblock, on enfonce simplement le tuyau sur les embouts puis on serre avec les colliers de serrage, à l’ancienne. Pas de problème de fiabilité, mais l’opération est légèrement plus longue que d’enfoncer bêtement un tuyau dans un embout « Plug & Cool ». Par contre, Swiftech n’a pas changé de système pour les autres embouts. Il faut donc, après avoir coupé le tuyau aux bonnes dimensions, rajouter une section en plastique à chaque extrémité. Puis, il faut enduire celle-ci de vaseline ou d’huile (ne pas oublier cette étape sous peines de grosses difficultés), et enfin enfoncer le tuyau à fond dans l’embout. L’opération est longue, difficile, et peu fiable puisque si vous n’enfoncez pas le tuyau à fond la fuite est assurée. Certes, c’est aussi le cas avec le tuyau « Plug & Cool » mais l’opération est largement plus simple, et n’a pas d’inconvénient supplémentaire.

On en arrive au remplissage du circuit. Avec les kits traditionnels, il suffit de remplir le circuit par l’airtrap, puis d’allumer la pompe et enfin de compléter en attendant que l’air s’élimine rapidement. Ici, Swiftech s’entête dans un système de vanne qui a plusieurs inconvénients. Pour remplir le système, le manuel précise qu’il faut d’abord enfoncer un tuyau dans le bidon, et aspirer le liquide dans tout le circuit (comprendre : avec ses poumons) à l’aide d’un tuyau relié à l’autre extrémité. Une fois ceci fait, il faut alors brancher la pompe et démarrer l’alimentation. Le problème, c’est que contrairement aux autres kits cela ne permet pas de purger l’air. En effet, il reste systématiquement de grosses bulles d’air dans le circuit à ce moment là, et comme il n’y a pas d’airtrap situé juste derrière la pompe, celle-ci se bloque à la moindre bulle d’air. Résultat : l’eau ne circule pas (ou très peu), et l’air reste dans le circuit. Sa purge ne s’obtient qu’après de longues manipulations de chaque composant.

Par rapport aux anciens kits, seules deux améliorations sont présentes à ce niveau. D’abord, la présence d’une pompe s’alimentant via le 12 V de l’alimentation : plus de relais, plus de câble à l’extérieur du boîtier et plus de modifications à réaliser sur celui-ci. Ensuite, des embouts spéciaux sont à monter sur le Black Ice Micro du kit H2O-8600, afin de ne pas avoir à serrer directement le tuyau sur les embouts minuscules de ce radiateur (source potentielle de fuite). Malheureusement, sur notre exemplaire de test un de ces embouts n’était pas suffisamment fin et venait buter contre le ventilateur.

L’avis de Swiftech

Interrogé à ce sujet, Swiftech nous a informé de plusieurs choses. D’abord, l’entreprise s’engage désormais à monter les embouts sur le radiateur Black Ice Micro dès la fabrication du kit, de sorte que vous ne devriez pas rencontrer le problème que nous avons eut. Le manuel a également été modifié suite à notre problème.

Swiftech a ensuite tenu à défendre son système de valves. Selon eux, ce système présente l’avantage de pouvoir monter directement le kit sur les composants à l’intérieur du boîtier, sans risquer l’inondation en cas de mauvais montage, alors qu’avec un kit classique il faut d’abord tester le circuit en dehors du boîtier. Honnêtement l’explication est assez bancale, et cette spécificité présente surtout un intérêt pour les intégrateurs/OEM. Swiftech nous a par ailleurs confirmé que d’ici le moins prochain, il devrait inclure un réservoir sur ses kits. Enfin !

En outre, sur ses nouveaux kits Swiftech affirme pré-monter le tube sur le waterblock et sur le radiateur. Bref, les choses semblent aller dans le bon sens, mais il est vrai qu’on partait de loin. Nous vérifierons par ailleurs tous ces changements lors de nos prochains tests. Soulignons néanmoins la bonne volonté de Swiftech, et la disponibilité du support technique.

Bilan


Le résultat reste mitigé, avec d’excellentes performances dans les deux cas (dans leurs catégories respectives) mais un montage long et difficile. Le 22600 présente l’inconvénient de ne plus être silencieux même avec le potar au minimum, ce qui est un problème.

Il est à noter que ces kits vont progressivement se faire de plus en plus rares chez les revendeurs, puisqu’ils sont actuellement remplacés par les H20-220 et H20-80. La différence ? Elle se situe à un seul niveau, le remplacement de la pompe MCP-600 par la MCP-650. Celle-ci possède une hauteur de refoulement similaire, mais un débit à vide bien plus important : 1200 l/h.

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Swiftech H2O-8600 sans w/b
Swiftech H2O-22600 sans w/b

Swiftech MCW-6000 Socket A

Swiftech MCW-6000 Socket 478

Swiftech MCW-6000 Socket 603/604

Swiftech MCW-6000 Socket 754/940

OpenJL XTREM 2 rev 2.3

Désormais disponible avec différentes tailles de radiateur, le kit confectionné par OpenJL nous revient dans la version XTREM2, censée être le plus performant des kits à double radiateur de 12 cm. Les kits OpenJL semblent présenter l’avantage de réunir le meilleur de chaque monde, mais si l’on regarde de plus près on voit que cette spécificité n’est pas vraiment l’apanage d’un revendeur. Rares sont en effet les constructeurs de kits watercooling qui ont la capacité de n’avoir recours à aucun composant d’autres constructeurs pour compléter leurs kits. Le plus souvent, il s’agît d’un constructeur de waterblock qui cherche à pouvoir offrir une solution complète autour de son produit, pour simplifier la sélection de chaque produit (et augmenter ses marges). Le kit XTREM 2 est ainsi assez proche du kit Alphacool Xtreme Pro Set 240 puisque doté du même waterblock et du même radiateur. Mais le choix sur les autres composants diffère, et nous voulions étudier plus en détail celui d’OpenJL.


Le kit


Waterblock


Le Nexxxos XP fait partie des waterblocks phares du moment. Il utilise pour cela des mini-canaux recoupés, et l’impact de jet, à l’instar du Nexxxos HP Pro. En fait on se retrouve grosso modo avec le Nexxxos HP déjà détaillé dans le kit XTREM1, mais avec légères modifications au niveau du circuit d’eau qui entoure désormais les mini-canaux, et un couvercle en cuivre plaqué nickel. Pourtant, vous remarquerez que les deux embouts du XP sont symétriques, alors que l’arrivée d’eau et l’impact de jet se font au centre sur le HP. En fait, les deux embouts sont marqués (IN et OUT), et une plaque intermédiaire ramène l’arrivée d’eau au centre et à travers des trous sur le Nexxxos XP.


La finition d’ensemble est très bonne, mais encore une fois on remarque que si la base bénéficie d’une finition miroir, elle est concave ce qui ne va pas améliorer les performances. Il est vrai aussi que les processeurs dépourvus de heatspreader comme les Athlon XP sont moins sensibles à ce facteur, puisque la surface en contact avec le waterblock est finalement très faible.

Radiateur

Au niveau du radiateur, on a droit à ce que HWLabs fait de mieux (et de plus encombrant), le Black Ice Xtrem 2. Il s’agît « simplement » d’un Black Ice Xtrem allongé de manière à recevoir un deuxième ventilateur de 12 cm.


Ventilateurs

Aucun ventilateur n’est fourni avec ce kit. En fait, cela permet à chacun de choisir des ventilateurs adaptés à ses besoins, mais il ne faut donc pas oublier de compter ce supplément. Pour ce test, nous avons utilisés les deux inévitables Papst 4412 F/2GL.

Pompe / airtrap

Plusieurs choix s’offrent aux constructeurs à ce stade. Ils peuvent opter pour un ensemble pompe + airtrap, permettant de choisir une pompe volumineuse, mais rallongeant légèrement le temps d’installation et compliquant la manière de solidariser ces deux éléments. Ou bien ils peuvent leur préférer une cuve contenant déjà une pompe, et qui ne pourra donc pas être remplacée ou nettoyée. Cela dit, la mise en place de cette solution est souvent plus simple et rapide. C’est ce choix qu’a réalisé OpenJL, en incluant cette fois un modèle Eheim Compact 600 l/h. C’est un choix correct pour un waterblock à faibles pertes de charges, mais il est à noter qu’Alphacool va jusqu’à inclure une pompe Oase de 1500 l/h sur son kit Pro Set 240.


Une chose particulièrement agréable avec cette pompe et qu’elle ne vibre pas, ou du moins qu’elle ne transmet pas ses vibrations à la cuve, avec laquelle elle est fixée grâce à ses ventouses. La finition est très bonne, et l’ensemble nous à convaincu (diamètre : 10 cm, hauteur : 12,5 cm).

Montage

Au niveau du remplissage, comme pour tous les bons kits, l’Xtrem 2 se caractérise par sa simplicité et sa rapidité. Il suffit ainsi de couper trois sections de tuyau, de les visser sur les embouts (qui ne sont pas montés d’origine sur les éléments), puis de remplir la cuve et enfin de brancher la pompe pour éliminer les bulles d’air.

L’installation pose un peu plus de problèmes. D’abord, il faut réussir à caser le double radiateur de 12 cm, mais ceci est une contrainte commune aux tout meilleurs kits, d’autant que le Black Ice Xtrem 2 n’est pas non plus énorme avec une épaisseur inférieure à 4,5 cm. Rien n’est prévu non plus pour fixer la cuve, qui va donc se balancer en cas de déplacement. Notez que ses dimensions respectables ne la permettent pas non plus de pouvoir être placée n’importe où dans le boîtier. Enfin, ce kit intègre le relais présent sur l’Xtrem 1. Le câble s’échappant de la cuve n’etant autre qu’une fiche d’alimentation 230 V standard, vous aurez le choix de modifier le boîtier et de brancher directement ce câble au 230 V. Ou bien vous pourrez couper ce câble et dénuder les deux fils afin de les brancher au relais, ce qui est la solution la plus agréable en pratique mais qui nécessite toutefois quelques modifications.

Bilan


Le prix n’est pas donné, mais si l’on compare ce modèle aux kits intégrant un radiateur similaire et faisant preuve d’aussi bonnes performances, alors il semble justifié. Basé sur des éléments simples, sans surprises et excellents dans leur domaine, ce kit donne d’excellents résultats, sans toutefois atteindre la perfection.

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OpenJL XTREM2 AMD
OpenJL XTREM2 Intel

Protocole de test

Que du classique de ce côté-là, nous avons respecté l’essentiel des principes déjà évoqués lors de notre dernier comparatif ventirads. Nous avons monté tous les kits hors boîtier, avec de l’Artic Silver 3. En ce qui concerne le relevé de la température, il s’est fait à l’aide de la sonde interne du CPU (via MotherBoard Monitor). Mais plutôt que de mesurer la température obtenue au bout d’un temps donné, nous avons choisi de laisser tourner BurnK7 jusqu’à ce que la température se stabilise. Ce afin de supprimer l’avantage lié à un réservoir de grande capacité, car cet avantage s’annihilera irrémédiablement au bout d’un certain temps.

Configuration de test :

– AMD Athlon Barton 2500+ @ 1,89 V
– Asus A7N8X Deluxe V 2.0 (bios 1004)
– 256 Mo OCZ PC 3500 CL2
– GeForce 4 Ti 4400
– Seagate Baracuda IV 40 Go
– TTGI 400 W

La température de la pièce de test a été contrôlée est maintenue à 23,5°C pendant toute la durée des tests, température vérifiée avec une sonde de résolution 0,5°C. Le processeur n’a pas été overclocké, mais sa tension a simplement été poussée à 1,89 V réel, soit une dissipation thermique finale de 90,4 W. Là encore, nous avons choisi d’exprimer les températures sous forme de résistance thermique.

Pour ce test, le protocole retenu est assez simple puisqu’il s’agit de comparer les performances de kits complets. Pourtant, ce comparatif n’est pas vraiment équitable. En effet, seuls les kits watercooling ‘externes’ (Exos, Hydrocool,…) sont destinés à être hors boîtier. Pour les autres, la totalité du circuit de refroidissement se trouve dans le boîtier, et reçoit donc de l’air plus chaud que l’air extérieur. Et ceci est particulièrement le cas pour les unités de watercooling se plaçant dans les baies 5″1/4, coincés entre deux lecteurs…
Pourtant, la seule manière de mettre tous ces kits sur un pied d’égalité est de réaliser le test hors boîtier. Il aurait été beaucoup plus difficile de contrôler tous les facteurs influant sur la performance des kits, s’il avait fallu à chaque fois tester en conditions réelles. Le résultat aurait donc paradoxalement donné des chiffres moins précis…
Du coup, prenez bien en compte le fait qu’en conditions réelles, les kits internes seraient légèrement moins efficaces. Mais aussi moins bruyant, puisque enfermés dans le boîtier !

Notez en outre que nous avons testé chaque kit tel qu’il nous a été fourni, et sans effectuer de modifications permettant d’améliorer les performances. Certains kits y perdent plus que d’autres, par exemple ceux dont le radiateur n’est pas muni d’une jupe ou encore ceux dont la finition du waterblock n’est pas parfaite, mais le but poursuivi par cet article est de déterminer les performances que vous pourrez obtenir de ces kits tels qu’ils sont livrés. Pas d’obtenir un record.

D’ailleurs, nous avons également systématiquement utilisé de l’eau distillée pour les tests, sans rajouter les additifs parfois fournis, qui ne peuvent qu’abaisser la conductivité thermique de l’eau, contrairement à ce que certains avancent. Reste que les additifs anti-corrosion ou colorés sont parfois utiles.

Performances

NB : Ne considérez pas qu’un kit est meilleur qu’un autre pour une différence de 0.01°C/W. D’autres facteurs entrent en jeu comme le prix, la facilité d’intégration, etc. (cf. cet édito).

Pour cette nouvelle mise à jour et vu l’ampleur que prend ce comparatif, nous avons séparé les kits par catégorie. Nous avons également établit un tableau récapitulatif de l’ensemble des notes plus bas.

Interprétation : la plus faible valeur de résistance thermique caractérise les meilleurs kits.

R = (Température du processeur – Température de l’air) / Dissipation du processeur

Les températures sont exprimées en °C, la dissipation en W, et la résistance thermique logiquement en °C/W.

Si vous voulez avoir une idée de la température processeur que vous obtiendrez avec un de ces kits, il suffit de multiplier la valeur de sa résistance thermique par la dissipation thermique de votre processeur, puis d’additionner la valeur de la température ambiante (ou plutôt, de le température du boîtier).






Nom du kitFacilité de montageTemps de montageNuisance sonorePerformancesQualité de finitionFacilité d’intégrationFiabilitéPrix
Waterchill KT037/1050 minGênante / quasi inaudible7/108/108/108/10

180

Pentalpha Aqualia9/1015 minPrésente4/106/108/105/10140
Poseidon WCL-024/101 hInaudible5/106/107/106/10110
Aquacomputer 2406/101 hTrès silencieuse9/1010/105/108/10270
DangerDen Maze 47/1045 minInsuportable / très silencieuse8,5/109/107/108/10220
Titan TWC-A18/1010 minForte / silencieuse5/107/108/106/10100
Swiftech 225006/101 hSilencieuse9,5/108/107/109/10200
Swiftech 85006/101 hNettement audible8,5/108/109/109/10200
Corsair Hydrocool 2009/1025 minInsupportable / gênante9/108/1010/109/10220
Koolance Exos9/1030 minInsupportable / très discret7/109/1010/108/10300
Kit Wbhouse.it8/1035 minTrès silencieuse8,5/108/108/103/10185
Innovaset 27/101 hNettement audible8,5/108/107/108/10250
Atotech7/101 hTrès silencieuse9/1010/107/108/10220
Zern Komplettset 17/101 h 20Très silencieuse8,5/109/106/108/10175
Innovatek Premium XXS8/101 hBruyante / discrète9/109/108/109/10250
Poseidon WCL-039/1010 minAssez discrèten/a6/109/105/1090
GW SilentStream9/1010 minAssez gênante3/106/109/106/1085
Xice ExternalCool 60010/1015 minInaudible6,5/109/107/108/10290
OpenJL XTREM17/101 h 10Bruyant / inaudible9/108/108/108/10200
R+R Cooler8/1035 minTrès silencieuse6,5/109/108/103/1035
OCZ Annihilator0/101 h 15Très bruyant / inaudible7/106/107/108/10172
Waterchill KT03A-L308/1050 minAssez bruyant / quasi-inaudible9,5/108/106/108/10270
Titan TWC-048/1030 minTrès bruyant / assez bruyant7/106/108/104/10210
Cooltech Modula 2F12FA7/1050 minDiscret9/106/105/104/10260
Go-cooling AMD S127/101 h 10Assez bruyant8,5/109/107/108/10190
SilverProp8/1045 minTrès silencieuse9,5/109/106/108/10255
Zalman Reserator 19/1020 minInaudible7/108/1010/108/10280
Swiftech 226006/101 h 15Très bruyant / bruyant9,5/108/106/108/10265
Swiftech 86006/101 h 15Audible8/108/108/108/10195
OpenJL XTREM28/10 45 minTrès silencieuse9,5/109/106/108/10265
Note : Les prix inscrits dans ce tableau correspondent aux prix à jour des kits testés ; ils ne sont donc pas forcément équivalents aux prix indiqués sur la page de chaque kit, puisque les premiers ont été testés en Juillet 2003.

Conclusion

Devant cet échantillon de l’offre mondiale actuelle en terme de watercooling, quels jugements pouvons nous émettre ?

La génération actuelle a amené la fiabilité et la démocratisation, notamment par le biais des fixations plug & cool. Les kits s’installant en baie 5″1/4 vont dans le bon sens, car ils sont les plus simples à mettre en place. Pourtant, ceux que nous avons évalués ici ne nous ont pas convaincu, faute de maturité, mais aussi de composants de meilleure qualité. Leur évolution est cependant intérerssante, avec l’arrivée des kits monopolisants 2 baies 5″1/4 (Titan TWC-04), mais aussi efficaces qu’un vrai kit. Cette gamme de produits commence donc à devenir intéressante, même s’il reste des problèmes de fiabilité.

Ce qui est important, c’est de comprendre que si les systèmes de watercooling commencent tout juste à voir le jour chez les constructeurs traditionnels de ventirads, cela fait bien longtemps que les sociétés spécialisées se livrent les batailles de la performance, du design, de la finition, du silence, etc. Les solutions les plus efficaces resteront l’apanage de ces dernières, parce que les constructeurs traditionnels restent tournés vers les OEM, qui se contenteront donc toujours du minimum en terme de performances.

Actuellement, les kits internes ont la part belle, et leur efficacité est surtout fonction de la taille du radiateur, ce qui en soit est très logique. Sauf que plus le radiateur est grand, et moins il est facile de l’intégrer dans une tour. Bref, un compromis est à trouver en fonction de vos seules exigences. Mais la plupart de ces kits restent redoutablement efficaces, et le gain par rapport aux ventirads traditionnels est considérable.

Il est par ailleurs intéressant de noter que si le marché du watercooling est mondial, les singularités de chaque kit sont clairement déterminées par les traditions du pays dont ils viennent. Ainsi, il est clair que les Allemands sont beaucoup plus sensibles au bruit et à la qualité de finition, que les Américains par exemple.

La prochaine génération devrait amener l’intégrabilité (surtout si les constructeurs de boîtiers font l’effort de multiplier les emplacements pour ventilateurs de 12 cm), et un rapport performance/prix toujours meilleur. A ce propos, je conclurais sur le vœu que formula Gabriel Rouchon lors de notre rencontre au CeBIT :

Interrogé sur la possibilité de proposer des kits d’entrée de gamme, M. Rouchon a décliné. Non, Swiftech restera sur le haut de gamme, c’est ça qu’ils savent faire. Par contre, il estime que dans le futur, le prix moyen des kits devrait baisser substantiellement et que des kits Swiftech à moins de 150 € sont tout à fait envisageables dans les mois/années à venir, précisant que le but de Swiftech est de vendre à 110 € ce qu’ils vendent aujourd’hui à 220 € d’ici 3/4 ans.

Nos remerciements envers les personnes sans qui ce comparatif n’aurait pu avoir lieu :

  • AuBonMicro : VPC informatique et watercooling

  • BareboneX : VPC informatique et magasin sur Lyon

  • Dantotec : VPC Allemand informatique et watercooling

  • Docmicro : VPC informatique et watercooling

  • Informat-Systems : VPC informatique et magasin sur Strasbourg

  • OpenJL : VPC informatique et watercooling

  • Watercooling.fr : VPC informatique et watercooling
  • Alberto de WBHouse

  • Amal d’Eurobizz

  • Anne d’Asetek

  • Christophe d’Asus

  • Dan de DangerDen

  • Gabe de Swiftech

  • Hardy d’Icebear

  • James de 3R System

  • Jean-Christophe de Bacata

  • Jérôme d’OpenJL

  • Markus d’Innovatek

  • Paul de Corsair

  • Rungthiwa de R+R Cooler

  • Sophia de Pentalpha

  • Stefan de Go-cooling

  • Stephan d’Aquacomputer

  • Susan de Titan

  • Toke d’Asetek

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